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Digithèque

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12/02/2018

Deux nouveaux ouvrages disponibles dans la Digithèque des Editions

Les deux ouvrages suivants sont désormais consultables en ligne :

 

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Résumé

 

Quelle place les femmes, réputées « querelleuses » selon Richelet, ont-elles occupée dans les échanges polémiques censés garantir leur foi et mettre une sourdine aux propos de «la philosophie» des Lumières? Quel rôle exact ont-elles joué dans le déferlement des affrontements qui ont accompagné la structuration du champ intellectuel et dans l'appropriation positive de disciplines traditionnellement réservées à l'Église et à ses pasteurs ? Dans quelle mesure leur éducation les a-t-elle préparées à ces échanges pro et contra et à la pratique d'une apologétique chrétienne qui, tout au long du XVIIIe, ne cesse de s'ouvrir stratégiquement aux séductions du siècle? Telles sont quelques-unes des questions qui hantent ce volume.

Depuis Albert Monod, en 1916, il était de coutume de placer l'essor et l'étude de l'apologétique chrétienne entre les terminus a quo et ad quem emblématiques de 1670 et de 1802, soit entre deux oeuvres - Les Pensées et le Génie du Christianisme - et deux figures masculines - Pascal et Chateaubriand-, certes écrasantes de maestria, mais qui obéraient une bibliographie prolixe, avec pour effet de galvauder également toute prise de parole féminine.

 

Loin de céder aux caprices d'une mode académique, le présent volume entend tirer les leçons de la lente acclimatation de l'historiographie française aux études de genres qui a démontré combien cette démarche permettait non seulement de « combler les vides » de l' histoire intellectuelle mais aussi d'affiner la qualité des instruments scientifiques.  En optant pour un titre volontairement ambigu qui recouvre des notions qui se juxtaposent autant qu'elles s'opposent, se croisent ou se confondent, le livre dessine un faisceau d'échanges ou d'interférences, à géométrie variable. Il interroge de la sorte, et de manière féconde, la construction des paradigmes qui ont, depuis la France et la IIIe République, artificiellement structuré les disciplines d'enseignement et de recherche en histoire littéraire et en histoire de la philosophie. En s'attardant sur les zones d'ombre du siècle des Lumières, en rappelant l'intérêt heuristique de polémiques envisagées pour elles-mêmes, il constate le déplacement de ces catégories, outrageusement antagonistes - Lumières, anti-Lumières, antiphilosophie - et trace une voie vers une compréhension plus nuancée de la modernité.

 

 

 

Résumé

 

Sur la responsabilité, Hannah Arendt a livré des réflexions importantes mais éparses. Le versant éthique de La condition de l’homme moderne n’est explicitement développé nulle part dans son oeuvre. Le présent ouvrage poursuit à partir de là un double objectif. Expliciter cette esquisse d’une éthique, en la faisant dialoguer avec celles de Karl Jaspers, Hans ]onas, John Dewey, mais aussi Paul Ricoeur. Ce faisant, trouver aussi un guide pour articuler de manière efficace les multiples conceptions existantes de la responsabilité, tant en philosophie qu’en sciences sociales : responsabilité collective, responsabilité sans faute, responsabilité-dette, responsabilité-promesse, responsabilité

partagée... Cet effort d’éclaircissement conceptuel est requis par les incessantes références à la responsabilité dans nombre de nos débats contemporains. Mais il offre surtout une réponse inédite à une question en apparence triviale : pourquoi certains hommes nous sont-ils étrangers ? L’humanité, selon Arendt, est constituée d’une pluralité d’êtres singuliers, tous irréductiblement distincts les uns des autres - nul n’a donc de raison de nous être plus étranger qu’un autre. Et parce que c’est au sein de cette pluralité humaine que nous agissons, nos actions ont sur les autres hommes des conséquences imprévisibles, qui excèdent toujours nos intentions. Jusqu’à quelle limite acceptons-nous alors d’être tenus pour responsables de ces conséquences que nous n’avons pas voulues ? Refuser d’avoir des comptes à rendre à certaines personnes affectées par nos actions, refuser par conséquent de nous montrer responsables à leur égard, n’est-ce pas là notre motif pour les désigner comme étrangères ? La pluralité lance donc un défi à la responsabilité : jusqu’à quel point sommes-nous capables d’assumer l’humanité ?

 

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Dernière mise à jour : 5 octobre 2006