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Digithèque

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06/03/2017

Trois nouveaux ouvrages disponibles dans la Digithèque des Editions

Les volumes 31 et 32 de la revue Sextant ont été mis en ligne ainsi que le volume 22 de la revue Problèmes d’Histoire des Religions :

 

Les illustrations de ce volume n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

 

Résumé

 

Depuis 2012, les mobilisations françaises contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux unions de même sexe ont défrayé la chronique, tant en France qu’à l’étranger. Celles-ci ont révélé l’existence d’un mouvement sans précédent, dont l’agenda dépasse largement la reconnaissance des droits des homosexuel.le.s. En effet, ces opposants ne refusent pas seulement le droit de se marier ou de devenir parents aux couples de même sexe, mais dénoncent aussi ce qu’ils appellent l’« idéologie » ou la « théorie du genre ». Cette « idéologie/théorie », qui nierait l’altérité sexuelle et refuserait de penser les relations entre hommes et femmes sur le mode de la complémentarité, constituerait une dangereuse menace pour l’humanité. Pour cette raison, les groupes appartenant à cette mouvance ont élargi leur champ d’action et se mobilisent par exemple contre l’enseignement du genre dans les écoles ou à l’université.

Si ces mobilisations ont pris des allures spectaculaires dans l’Hexagone, on les retrouve – avec des fortunes diverses – dans un grand nombre de pays. Elles se manifestent aussi au sein d’institutions internationales telles que le Conseil de l’Europe ou l’ONU. A partir d’une relecture d’auteurs comme Judith Butler, l’« idéologie/théorie du genre » offre un cadre analytique permettant de dénoncer les détournements de langage auxquels se livreraient indistinctement théoricien.ne.s du genre, militant.e.s féministes et activistes LGBT et d’embrasser ces trois ennemis de manière simultanée. L’« idéologie/théorie du genre » constitue ainsi un outil puissant de contre-offensive idéologique et un instrument de lutte contre les avancées en termes de droits. Comme le montre ce numéro, ce discours est particulièrement présent au sein de l’Eglise catholique qui, de certaines communautés locales aux plus hautes instances de la hiérarchie vaticane, dénonce avec véhémence les méfaits supposés du genre et se mobilise pour les contrer.

Ce numéro thématique s’articule en trois parties. Il pose tout d’abord quelques balises historiques et théoriques et situe ces mobilisations dans un cadre sociologique et idéologique plus vaste. Il s’intéresse ensuite au cas français et souligne tant l’exemplarité que la singularité des débats récents dans l’Hexagone. Dans un troisième temps, il compare ces mobilisations à ce qui s’est passé dans d’autres pays et aborde des enjeux similaires en Belgique, en Espagne, en Italie et au Mexique.

 

 

Résumé

 

De tout temps, la monstruosité des mères a suscité l’intérêt de la société. Déclenchant les débats éthiques, des déchaînements médiatiques, elle est aussi à l’origine d’un nombre impressionnant d’œuvres artistiques complexes.  L’infanticide maternel, cet acte incompréhensible en soi, a toujours fasciné et répugné à la fois, poussant la médecine à expliquer ces actes par des pathologies aux noms impressionnants tels que le « syndrome de Munchhausen par procuration » ou la « psychose postpartum ». D’un point de vue artistique, le motif connaît, du moins depuis la Médée d’Euripide, une longue tradition qui s’inscrit dans la littérature mondiale, mais aussi dans le théâtre, le cinéma ou les arts plastiques. Tantôt furies, tantôt sorcières, ces mères monstrueuses continuent-elles à être considérées  comme des êtres contre nature ou la description de ces femmes, de leurs actes et motivations présumées a-t-elle changé au travers les siècles, reflétant les changements des représentations féminines ou encore le traitement de faits d’actualité ?

 

Résumé

 

Quelles sortes de communautés réunissent les hommes ? Comment sont-elles construites ? Où est l’unité, où est la multiplicité de l’humanité ? Les hommes peuvent former des communautés distinctes, antagonistes, s’opposant violemment. La division externe est-elle nécessaire pour bâtir une cohésion interne ? Rien n’est plus actuel que ces questions. Parmi toutes ces formes de dissensions, les études qui composent ce volume s’intéressent à l’hérésie. L’hérésie se caractérise par sa relativité. Nul ne se revendique hérétique, sinon par provocation. Le qualificatif d’hérétique est toujours subi par celui qui le porte et il est toujours porté sur autrui. Cela rend l’hérésie difficilement saisissable si l’on cherche ce qu’elle est en elle-même. Mais le phénomène apparaît avec davantage de clarté si l’on analyse les discours qui l’utilisent. Se dessinent dès lors les représentations qui habitent les auteurs de discours sur l’hérésie et les hérétiques, discours généralement sous-tendus par une revendication à l’orthodoxie. Hérésie et orthodoxie forment ainsi un couple, désuni mais inséparable. Car du point de vue de l’orthodoxie, l’hérésie est un choix erroné, une déviation, voire une déviance. En retour, c’est bien parce qu’un courant se proclame orthodoxe que les courants concurrents peuvent être accusés d’hérésie. Sans opinion correcte, pas de choix déviant. La thématique de l’hérésie s’inscrit ainsi dans les questions de recherche sur l’altérité religieuse. A travers l’accusation d’hérésie, une image de l’autre se construit, une communauté se constitue, parfois fictive et toujours connotée négativement. En revanche, la communauté qui se proclame orthodoxe se définit comme telle en fixant les limites au-delà desquelles non seulement l’autre est exclu mais devient l’ennemi à éliminer. Par là se renforce sa cohésion.

 

 



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Dernière mise à jour : 5 octobre 2006