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Dernières numérisations

COUVREUR Manuel, Jean-Baptiste Lully. Musique et dramaturgie au service du Prince, Bruxelles : Marc Vokar, 1992.

 

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Résumé

 

Ni son origine florentine, ni une éducation musicale bancale ne semblaient prédisposer Jean-Baptiste Lully à devenir le fondateur de l'opéra français, symbole par excellence d'un art national naissant.  Aujourd'hui méconnu, Lully jouit pourtant durant près d'un siècle d'une gloire européenne et Couperin, Marais, Rameau ou encore Purcell, Bach, Telemann et Haendel lui vouèrent une admiration sans équivoque : il était une référence obligée et ses tragédies en musique avaient définitivement fixé une certaine conception du théâtre lyrique. La reprise triomphale d'Atys en 1987 prouva que cette admiration était justifiée et que la musique de Lully continuait à nous toucher.  Or, depuis le début du siècle, aucune étude d'ensemble n'a été consacrée à cette figure capitale dans l'histoire de l'opéra.

 

Ballets, comédies-ballets et tragédies en musique entretiennent des
rapports étroits avec la littérature du temps et les théories esthétiques qui la régissent. Chez Lully, la musique se veut en effet l'humble servante du texte et ce n'est que par l'étude simultanée des livrets et des partitions que l'on peut en saisir la construction et la signification.  Molière et son siècle - le Grand Siècle - apparaissent sous un jour nouveau, plein de fraîcheur et de poésie, animé d'une fantaisie irrévérencieuse et d'une imagination débridée qui réjouissent autant qu'elles émeuvent.

 

Oeuvres de commande destinées à l'auto-célébration du Roi-Soleil, les tragédies en musique relevaient de l'autorité de la Petite Académie : leur symbolique et leur esthétique se conforment aux injonctions de ce cénacle restreint de savants lettrés, instrument privilégié de la propagande monarchique mise en place par Colbert. Replacé parmi les autres manifestations d'un art officiel - des jardins de Versailles aux tapisseries des Gobelins en passant par les feux d'artifices -, l'opéra lullyste apparaît comme l'un des outils de gouvernement les plus étonnants qui aient jamais été imaginés : cet ouvrage incite à une réflexion toujours d'actualité sur le pouvoir de l'art et l'art du pouvoir.

 

DELSEMME Paul, Les écrivains francs-maçons de Belgique, Bruxelles : Bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles, 2004.

 

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Résumé

 

S'adressant à l'initié comme au profane, à l'amateur comme au spécialiste, l'ouvrage de Paul Delsemme se propose de mettre en évidence les destins individuels de plus de 140 écrivains belges, dans la perspective de leur appartenance à la Franc-Maçonnerie.

Au fil des pages de cette étude historique consacrée aux Francs-Maçons romanciers, poètes, auteurs dramatiques, essayistes et mémorialistes, le lecteur découvre un tableau original et pénétrant de la Belgique intellectuelle, sociale et politique.

Une précieuse et utile histoire condensée de la Franc-Maçonnerie, en préambule, permet de mesurer l'engagement philosophique pris par ces écrivains.

 

 

DUVIGNEAUD Paul, La synthèse écologique : populations, communautés, écosystèmes, biosphère, noosphère, Paris : Doin, c1980.

 

   Version texte sous image :  partie A,  partie B (planches en couleurs)

 

Table des matières

 

Préface à la première édition
Préface à la seconde édition

1. INTRODUCTION
1. L'Écologie
2. Niveaux d'intégration des matériaux biologiques
3. Les facteurs du milieu.  L'environnement

2. LA POPULATION

1. Définition
2. Densité et biomasse 
3. Croissance
4. Structure
5. Métabolisme
6. Relations avec l'espace. Facteurs limitants
7. Hétérogénéité. Génétique des populations. L'écotype
8. Origines des plantes cultivées
9. La biogéochimie
10. Interactions entre population

 

3. LA COMMUNAUTÉ
1. Définition
2. Métabolisme
3. Structure dans le temps et dans l'espace.  Stratification et périodisme
4. Dynamisme
5. Coopération ou compétition interspécifique. Niche écologique
6. La phytosociologie
7. Les formations Climax. Les biomes
8. La bioclimatologie

 

4. LA BIOGEOCENOSE ET L'ÉCOSYSTÈME

1. Principes de base et concepts
2. Bilan d'énergie
3. Bilan d'eau
4. Les cycles biogéochimiques
5. Flux d'énergie et productivité des écosystèmes
6. L'écosystème en action 
7. Écosystèmes d'eau douce, la limnologie
8. Lécosystème océan (Lcologie marine)
9. L'écosystème forêt
10. L'écosystème prairie, le Saltus
11. L'écosystème "AGER" 
12. Autres types d'écosystèmes terrestres 
13. Synthèse. Phytomasse et productivité des écosystèmes formant la biosphère
14. Écosystèmes constitués par les sols naturels

 

5. LA BIOSPHÈRE

1. Définition
2. Les cycles ciogéochimiques globaux
3. Productivité de la biosphère et alimentation humaine
4. La biosphère, source de bien-être et de richesses
5. La biosphère, source de dangers 
6. L'homme et ses besoins alimentaires. La faim du monde
7. La marée montante des populations du globe
8. Énergie, CO2, azote


6. L'HOMME MODERNE FACE A SON ENVIRONNEMENT

1. L'environnement, la noosphère
2. La diminution des ressources naturelles et la baisse du réservoir de vivres 
3. Le spectre de Malthus et les possibilités de la biosphère
4. Pollution de la biosphère
5. L'espoir alimentaire des hommes
6. Problèmes dus à l'encombrement et à la mobilité, l'aménagement du territoire 
7. L'écosystème "URBS"
8. L'agroécosystème


7. LA CRISE DE L'ÉNERGIE. L'OR VERT

1. Les cinq crises de l'humanité 
2. L'énergie atomique et ses dangers 
3. Economies et recyclage 
4. Technologies douces 
5. L'énergie de biomasse 
6. Prospectives


8. ÉCOLOGIE ET ENSEIGNEMENT

1. Généralités
2. Enseignements élémentaire et secondaire 
3. Enseignement supérieur


9. L'ESPÈCE HUMAINE ET SON AVENIR

1. Biosphère et technosphère
2. Le déclin de l'homme et ses causes écologiques 
3. Pollutions génétiques. L'ADN recombinant 
4. Avenir de l'homme. Humanisme et écologisme (SAINT-MARC, 1972-1978 ; DE ROSNAY, 1975)
5. Maintien d'une population humaine optimale 
6. L'avenir de l'écologie 
7. La noosphère

Bibliographie
Index
Planches hors-texte en couleurs
Conclusions générales.  Albert DEMAN

 

L'Art moderne, Bruxelles : [s.n.], revue publiée de 1881 à 1914.

 

Remarque importante : les nombreuses recherches effectuées par la Digithèque de l'ULB conduisent à croire que l'œuvre ici reproduite appartient au domaine public.
S'il s'avérait, malgré les efforts déployés, qu'une personne soit encore titulaire de droits sur l'œuvre, cette personne est invitée à prendre immédiatement contact avec la Digithèque de façon à régulariser la situation  (email :  bibdir(at)ulb.ac.be).

 

   

 

Volumes de l'Art moderne actuellement disponibles au format PDF texte sous image ; les suivants seront progressivement mis en ligne :

 

 1881,  1882,  1883,  1884,  1885,  1886,  1887,  1888,  1889,  1890

 1891,  1892;  1893,  1894,  1895,  1896,  1897,  1898,  1899,  1900

 1901,  1902;  1903

 

Résumé

 

L'Art moderne, « Revue critique des arts et de la littérature, paraissant le dimanche »  fut fondée à Bruxelles au début de l'année 1881 par quelques membres du Barreau de Bruxelles ayant le projet de voir paraître une chronique régulière de la vie intellectuelle du moment.

 


Groupés autour des incontournables animateurs que furent, à Bruxelles durant la seconde moitié du XIXe siècle, les avocats Edmond Picard (1836-1924) et Octave Maus (1856-1919), quelques autres membres du barreau : Victor Arnould et Eugène Robert, bientôt rejoints par Émile Verhaeren publient le dimanche 6 mars 1881, la première livraison de leur nouvel organe.

 

Paraissant en un format inhabituel (30x23cm), la revue se  singularise aussitôt par sa présentation originale : outre son grand format, elle est généralement imprimée sur huit pages, sans illustrations et, surtout, sans signature !

 

 
Le succès est au rendez-vous. Notamment auprès de la bourgeoisie progressiste séduite par la perspective nouvelle de mettre l'art au service du social. En effet, au lieu de défendre les idéaux, respectables, de l'Art pour l'Art prônés par La Jeune Belgique (décembre 1881-décembre 1897), L'Art moderne va, au contraire, combattre durant plus de trente ans sous la bannière de l'Art Social (la revue interrompt définitivement sa parution, au lendemain de la déclaration de la Première guerre mondiale, le 9 août 1914, avec le 32e numéro de sa trente-quatrième année).

 


Ce faisant, la revue, ses animateurs et la plupart de ses collaborateurs vont se trouver à la pointe de la modernité en art et ils  « inventeront » la belle expression d'Art nouveau, pour désigner notamment les étonnantes créations de l'un des leurs, l'architecte Henry van de Velde...

 


Ouverte à toutes les manifestations artistiques, L'Art moderne s'occupe, dit-elle au seuil de son premier numéro, «  de l'Art dans tous ses domaines : Littérature, Peinture, Sculpture, Gravure, Musique, Architecture, Ameublement, Costume, etc. ». À ce titre elle fut mêlée de très près à l'organisation et à la défense des deux manifestations artistiques de premier plan que furent la mise sur pied des Salons du Cercle des XX puis ceux de La Libre esthétique, chères à Octave Maus. C'est dire l'éclectisme des livraisons de la revue, la richesse de ses sommaires, l'extraordinaire somme d'informations contenues dans ses pages et tout l'intérêt que pourront tirer de sa lecture,  les chercheurs et les amateurs sensibles à l'histoire culturelle de la fin du XIXe siècle et de la première décade du XXe...


Merci à René FAYT pour avoir aimablement rédigé cette invite à découvrir l'Art moderne.



La Revue de l'Université de Bruxelles, Bruxelles, revue publiée de 1896 à 1996.

 

 

   

 

Volumes de la Revue de l'Université de Bruxelles actuellement disponibles au format PDF texte sous image : 

 

 1896,  1897,  1898,  1899,  1900,  1901,  1902,  1903,  1904,  1905,  1906,  1907,  1908,  1909,  1910,  1911,  1912,  1913, 1914 (en 3 parties :  A,  B,  C)

 

 1921,  1922,  1923,  1924,  1925,  1926,  1927,  1928,  1929,  1930,  1931,  1932,  1933,  1934,  1935,  1936,  1937,  1938,  1939,  1940

 

 1949,  1950,  1951,  1952,  1953,  1954,  1955,  1956,  1957,  1958,  1959,  1960,  1961,  1962,  1963,  1964,  1965,  1966,  1967,  1968,  1969,  1970



 1971/1,  1971/2-3,  1971/4,  1972/1,  1972/2-3,  1972/4,  1973/1,  1973/2,  1973/3-4,  1974/1-2,  1974/3-4,  1975/1,  1975/2-3,  1975/4,  1976/1-2,  1976/3-4,  1977/1,  1977/2,  1977/3-4,  1978/1-3,  1978/4,  1979/1-2,  1979/3-4,

 

 1980/1-4,  1981/1-2,  1981/3,  1981/4,  1982/1-2,  1982/3-4,  1983/1-2,  1983/3-4,  1984/1-3,  1984/4-5,  1985/0,  1985/1-2,  1985/3-4,  1986/1-2,  1986/3-4,  1987/1-2,  1987/3-4,  1988/1-2,  1988/3-4,  1989/1-2,  1989/3-4

 

 1990/1-2,  1990/3-4 1991/1-2, 1991/3-4 *,  1992/1-2, 1992/3-4 *,  1993/1-2,  1993/3-4 1994/1-4,  1995/1-4 1996/1-2,  1996/3-4

 

* Ces volumes sont en attente de mise en ligne car les démarches concernant les droits pour les illustrations sont toujours en cours.

 

 

Résumé

 

L'année du cent-cinquantième anniversaire de l'Université libre de Bruxelles a été l'occasion pour les Archives & Bibliothèques de se pencher sur une de ses aventures intellectuelles les plus intéressantes - la fondation et la vie d'une revue scientifique à vocation générale en 1896 - et un siècle du travail éditorial qui s'ensuivit, en assurant la digitalisation et l'édition numérique de la Revue de l'Université de Bruxelles à partir de 1896.

Pour évoquer cette histoire, nous empruntons de larges extraits à l'introduction du numéro de la Revue paru en 1971. La nouvelle publication s'inscrit dans le vaste mouvement d'aspirations sociales, en faveur de la démocratisation des études et de l'éducation populaire, et d'émancipation intellectuelle accompagnant la révolution scientifique de la seconde moitié du XIXe siècle, et de progrès social. Deux années plus tôt, en 1893, l'Université a fondé l'Extension universitaire de Bruxelles sur le modèle des extensions des universités britanniques dispensant des cours décentralisés à un public non universitaire. La Revue sera sur le mode de l'écrit, ce que l'Extension aura été par la communication orale. Enfin, l'histoire de la fondation de la Revue est inséparable des remoux qui ont agité l'ULB à la suite de l'Affaire Reclus et de la fondation de l'« Université Nouvelle ».  

«La Revue était animée par un Comité de rédaction qui comprenait un professeur et un étudiant de chacune des cinq Facultés existant alors (la Faculté de Philosophie ayant même le privilège d'être représentée par deux étudiants), quatre docteurs agrégés, le président et le secrétaire de l'Extension et un ancien étudiant.  Elle se donnait pour but d'être « avant tout un asile où les membres de l'Université de Bruxelles, les jeunes et les anciens, se sentiront chez eux, en y publiant leurs oeuvres ... , de signaler les progrès pédagogiques accomplis, d'indiquer ceux dont le besoin se fait sentir» et elle se proposait de «faire appel au concours d'amis et de savants étrangers».

Suspendue par la guerre de 1914-1918, sa publication reprit en 1920.  Le Comité de rédaction de l'époque voyait dans la Revue un moyen de réagir contre le danger d'isolement intellectuel qui pouvait résulter pour les chercheurs du confinement dans une spécialisation excessive. 

«En nous initiant mutuellement à nos idées et à nos labeurs, écrivait-il, nous nous connaissons mieux les uns les autres» et il ajoutait qu'il comptait sur la « collaboration. active du monde universitaire étranger».

L'existence de la Revue fut interrompue une nouvelle fois brutalement en 1940 par la seconde guerre mondiale. Il fallut attendre trois ans après la fin des hostilités jusqu'en 1948 pour que, grâce à l'énergie, à la ténacité et à la lucidité de MM. Émile Janson et Émile Janssens, fussent surmontées les difficultés d'ordre matériel qui empêchaient sa réapparition.
L'avant-propos du premier numéro de cette nouvelle série déclarait notamment :

«Nous voulons explorer tous les domaines de la science, observer tous les mouvements intellectuels, chercher à comprendre les travaux des savants du monde entier... En outre, comme les résultats positifs ne prennent de valeur qu'une fois dégagée leur portée philosophique, sociale et même politique, nous demanderons à tous les hommes de science, nos auteurs, un effort d'explication et de synthèse; à tous les intellectuels, nos lecteurs, un effort de compréhension et d'adaptation. » Ces objectifs, l'équipe qui groupait, autour de MM. Janson et Janssens, un professeur représentant de chacune des six Facultés et de l'École des Sciences de l'éducation, s'est efforcée de les atteindre dans toute la mesure du possible.»

 

 

Après la crise de 1968 qui a débouché dans les années suivantes sur l'établissement d'une gouvernance académique fondée sur la participation de tous les corps de l'Université, la Revue prend un troisième tournant. Alors que le comité éditorial, exceptionnellement ouvert en 1896, puisqu'on y trouvait des professeurs, des jeunes scientifiques et des étudiants, s'était progressivement replié sur le corps professoral, il s'élargit à nouveau aux membres du personnel scientifique. C'est de cette pépinière de jeunes talents qu'est issu le principal animateur intellectuel de la troisième « Revue de l'Université », le philosophe Jacques Sojcher.

Aujourd'hui la Revue connaît d'assez importants changements.  A la suite des réformes de l'Université provoquées par le mouvement de contestation de mai 1968, il fut décidé, dès le début de l'année académique 1968-1969, d'introduire dans le Comité de rédaction un représentant des chefs de travaux, assistants et chercheurs de chaque Faculté. D'autre part, en avril 1970, MM. Émile Janson et Émile Janssens ont demandé à être déchargés de leurs fonctions, respectivement, de Directeur et de Secrétaire, dont ils se sont acquittés pendant vingt-deux ans avec un dévouement et une compétence auxquels on ne saurait assez rendre hommage.

Le Comité de rédaction de la Revue a dû constater que, dans presque tous les domaines, la recherche scientifique avait atteint un degré de spécialisation si poussée qu'il était le plus souvent devenu extrêmement difficile, voire impossible, aux savants de rendre accessibles à un large public cultivé les résultats de ceux de leurs travaux auxquels ils étaient le plus attachés et où ils pouvaient estimer avoir fait l'oeuvre la plus novatrice.  Les auteurs ont souvent préféré - et on ne peut leur en faire grief - réserver leurs articles à des revues assurées d'une plus large diffusion dans les milieux internationaux compétents. Mais en même temps on peut observer que notre époque est celle où se posent des problèmes fondamentaux qui retiennent l'attention du monde universitaire et auxquels ont réfléchi des chercheurs appartenant aux disciplines les plus diverses.  C'est pourquoi nous avons décidé de centrer chacun de nos prochains numéros sur un thème, qui sera non pas traité de façon exhaustive ce serait irréalisable - mais abordé sous plusieurs de ses principaux aspects.

Extrait de l’introduction du numéro de la « Revue de l’Université de Bruxelles » paru en 1971.


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Dernière mise à jour : 3 avril 2012