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GRAYE, MICHÈLE

Université Libre de Bruxelles - Bibliothèques
Avenue F. Roosevelt 50 - CP 180. Campus du Solbosch : Bâtiment A, rdc, local AX1.142-146.
1050 Bruxelles
Tél : 02/650.24.23
Michele.Graye@ulb.ac.be

 

Dernières mises en ligne

BAJOMÉE Danielle, HEYNDELS Ralph, Ecrire dit-elle : imaginaires de Marguerite Duras, Bruxelles : Editions de l’Université de Bruxelles, 1985.

 

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Résumé

 

Si la critique a insisté jusqu’à présent sur la pertinence des lectures philosophiques, sociologiques, psychanalytiques de la production de Marguerite Duras, il paraît aujourd’hui nécessaire de souligner que cette poétique (qui renvoie à une métaphysique) déborde les questions balisées et banalisées par le discours des sciences humaines. Ce volume veut faire droit, à la littérature, aux réponses originales qu’elle apporte aux questions qui lui sont faites du dehors, à partir de l’extériorité d’une discipline, quelle qu’elle soit; il se propose donc de lire le corpus durassien comme intégration et déplacement, comme effacement  des champs du savoir rationnel, comme constitution d’un espace imaginaire qui réinvente le possible du monde.

 

 


VANDERPELEN-DIAGRE Cécile, SÄGESSER Caroline, « La Sainte Famille. Sexualité, filiation et parentalité dans l’Eglise catholique», in Problèmes d'histoire des religions, Volume 24, Editions de l’Université de Bruxelles, 2017.

 

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Résumé

 

Il y a un peu plus de cinquante ans, le 8 décembre 1965, le pape Paul VI promulguait la constitution pastorale Gaudium et Spes. Ce document majeur du concile Vatican Il, qui évoque largement la dignité du mariage et de la famille et insiste sur la place primordiale de l'amour conjugal, mettait fin à la doctrine nataliste absolue d'autrefois. Toutefois, moins de trois ans plus tard, l'encyclique Humanae Vitae vint réaffirmer la doctrine traditionnelle de l'Eglise en ce qui concerne la prohibition de la contraception artificielle. Ces documents sont le fruit de débat houleux au sein de l'Eglise, autour de thèmes qui remontent aux origines du christianisme, telles la primauté du célibat ou du mariage, la fonction déterminante de la famille ou la liberté de l'individu, ou encore la relation
comme concupiscence ou acte de filiation. Les contributions réunies
dans ce volume placent ces tensions dans leur perspective historique et reconstituent l'évolution des positions de l'Eglise à propos du couple et de la famille depuis les origines jusqu'à nos jours, à travers l'étude de moments charnières et de documents-clés, et par l'observation des acteurs tant des processus d'élaboration des normes que, parfois, des mouvements de contestation de celles-ci.


MORELLI Anne, CASINI Annalisa, « Les femmes aiment-elles la guerre ? » in Sextant, Volume 34, Editions de l’Université de Bruxelles, 2017.

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

« Les femmes aiment-elles la guerre ? ». Au vu des nombreuses mobilisations de femmes en faveur de la paix, nous serions tenté·e·s de répondre à cette question par la négative. A bien y regarder cependant, les femmes ont de tout temps pris part à la guerre, d’une manière ou d’une autre. Pour quelles raisons certaines œuvrent-elles avec acharnement pour la paix alors que d’autres s’engagent comme résistantes, combattantes ou « terroristes » ? Quels sont les vécus des femmes dans les luttes guerrières ou pacifistes ? Malgré leur motivation, les femmes rencontrent-elles des obstacles dans les institutions liées à l’univers de la guerre ? A partir de regards psychosociaux, sociologiques, historiens et politologiques, les textes qui composent ce volume apportent des réponses à ces questions. En mettant en lumière les multiples manières de penser le lien entre femmes, guerre et paix, ils permettent d’interroger davantage le rôle des femmes et les rapports de genre à l’œuvre dans nos sociétés.


PREYAT Fabrice, « Femmes des anti-lumières, femmes apologistes », in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXXIIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 2016.

 

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Quelle place les femmes, réputées « querelleuses » selon Richelet, ont-elles occupée dans les échanges polémiques censés garantir leur foi et mettre une sourdine aux propos de «la philosophie» des Lumières? Quelrôle exact ont-elles joué dans le déferlement des affrontements qui ont accompagné la structuration du champ intellectuel et dans l'appropriationpositive de disciplines traditionnellement réservées à l'Église et à ses pasteurs ? Dans quelle mesure leur éducation les a-t-elle préparées à ces échanges pro et contra et à la pratique d'une apologétique chrétienne qui, tout au long du XVIIIe, ne cesse de s'ouvrir stratégiquement aux séductions du siècle? Telles sont quelques-unes des questions qui hantent ce volume.

Depuis Albert Monod, en 1916, il était de coutume de placer l'essor etl'étude de l'apologétique chrétienne entre les terminus a quo et ad quem emblématiques de 1670 et de 1802, soit entre deux oeuvres - Les Pensées et le Génie du Christianisme - et deux figures masculines - Pascal et Chateaubriand-, certes écrasantes de maestria, mais qui obéraient une bibliographie prolixe, avec pour effet de galvauder également toute prisede parole féminine.

 

Loin de céder aux caprices d'une mode académique, le présent volume entend tirer les leçons de la lente acclimatation de l'historiographie française aux études de genres qui a démontré combien cette démarche permettait non seulement de « combler les vides » de l' histoire intellectuelle mais aussi d'affiner la qualité des instruments scientifiques.  En optant pour un titre volontairement ambigu qui recouvre des notions qui se juxtaposent autant qu'elles s'opposent, se croisent ou se confondent, le livre dessine un faisceau d'échanges ou d'interférences, à géométrie variable. Il interroge de la sorte, et de manière féconde, la construction des paradigmes qui ont, depuis la France et la IIIe République, artificiellement structuré les disciplines d'enseignement et de recherche en histoire littéraire et en histoire de la philosophie. En s'attardant sur les zones d'ombre du siècle des Lumières, en rappelant l'intérêt heuristique de polémiques envisagées pour elles-mêmes, il constate le déplacement de ces catégories, outrageusement antagonistes - Lumières, anti-Lumières,antiphilosophie - et trace une voie vers une compréhension plus nuancée de la modernité.

 


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Dernière mise à jour : 6 février 2019