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GRAYE, MICHÈLE

Université Libre de Bruxelles - Bibliothèques
Avenue F. Roosevelt 50 - CP 180. Campus du Solbosch : Bâtiment A, rdc, local AX1.142-146.
1050 Bruxelles
Tél : 02/650.24.23
Michele.Graye@ulb.ac.be

 

Dernières mises en ligne

COLLIN Françoise, « L'héritage fabuleux » in Sextant, Volume 33, Editions de l’Université de Bruxelles, 2016.

 

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Résumé

 

Ecrivaine et philosophe, fondatrice des Cahiers du GRIF, Françoise Collin nous a quitté.e.s à l’automne 2012, laissant la scène féministe belge orpheline de l’une de ses figures les plus engagées et les plus influentes sur le plan international. Ce numéro de Sextant souhaite lui rendre hommage et souligner à la fois la singularité et la pertinence de son oeuvre dans notre société contemporaine.
Des textes inédits de Françoise Collin sont suivis de contributions de jeunes chercheures philosophes, historiennes, sociologues ou littéraires qui ont entendu son injonction à recueillir un héritage sans mode d’emploi et se sont approprié sa pensée à la lumière de leurs références et de leurs engagements propres. Un héritage appelé fabuleux en hommage à son premier roman Le jour fabuleux qui raconte l’histoire d’un déménagement, entendons par là cet « aller vers l’inconnu » que Françoise Collin a toujours pratiqué à ses risques et périls dans sa pensée et so  engagement féministe comme dans son écriture.


PREYAT Fabrice, « Femmes des anti-lumières, femmes apologistes », in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXXIIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 2016.

 

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Quelle place les femmes, réputées « querelleuses » selon Richelet, ont-elles occupée dans les échanges polémiques censés garantir leur foi et mettre une sourdine aux propos de «la philosophie» des Lumières? Quelrôle exact ont-elles joué dans le déferlement des affrontements qui ont accompagné la structuration du champ intellectuel et dans l'appropriationpositive de disciplines traditionnellement réservées à l'Église et à ses pasteurs ? Dans quelle mesure leur éducation les a-t-elle préparées à ces échanges pro et contra et à la pratique d'une apologétique chrétienne qui, tout au long du XVIIIe, ne cesse de s'ouvrir stratégiquement aux séductions du siècle? Telles sont quelques-unes des questions qui hantent ce volume.

Depuis Albert Monod, en 1916, il était de coutume de placer l'essor etl'étude de l'apologétique chrétienne entre les terminus a quo et ad quem emblématiques de 1670 et de 1802, soit entre deux oeuvres - Les Pensées et le Génie du Christianisme - et deux figures masculines - Pascal et Chateaubriand-, certes écrasantes de maestria, mais qui obéraient une bibliographie prolixe, avec pour effet de galvauder également toute prisede parole féminine.

 

Loin de céder aux caprices d'une mode académique, le présent volume entend tirer les leçons de la lente acclimatation de l'historiographie française aux études de genres qui a démontré combien cette démarche permettait non seulement de « combler les vides » de l' histoire intellectuelle mais aussi d'affiner la qualité des instruments scientifiques.  En optant pour un titre volontairement ambigu qui recouvre des notions qui se juxtaposent autant qu'elles s'opposent, se croisent ou se confondent, le livre dessine un faisceau d'échanges ou d'interférences, à géométrie variable. Il interroge de la sorte, et de manière féconde, la construction des paradigmes qui ont, depuis la France et la IIIe République, artificiellement structuré les disciplines d'enseignement et de recherche en histoire littéraire et en histoire de la philosophie. En s'attardant sur les zones d'ombre du siècle des Lumières, en rappelant l'intérêt heuristique de polémiques envisagées pour elles-mêmes, il constate le déplacement de ces catégories, outrageusement antagonistes - Lumières, anti-Lumières,antiphilosophie - et trace une voie vers une compréhension plus nuancée de la modernité.

 


STROOBANTS Marcelle, Savoir-faire et compétences au travail.  Une sociologie de la fabrication des aptitudes, Editions de l'Université de Bruxelles, 1993.


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Résumé

Par quel enchantement les travailleurs sont-ils devenus des opérateurs experts? Sous le règne de la qualité totale, ateliers et bureaux sont saisis par le culte du savoir. Partout, des compétences sans précédent sont mobilisées. On ne parle plus d'exécuter des tâches, mais de résoudre des problèmes ou de gérer des situations. Est-ce la crise qui embellit l'image du travail?
Il suffit de chercher des signes de connaissance pour en découvrir. Mais les obstacles traditionnels de la sociologie du travail ne sont pas surmontés pour autant. Il fallait passer au crible les pratiques de recherche pour le démontrer. Sur le terrain, rien ne permet de décider que le travail est objectivement plus complexe qu'avant. C'est toujours la valeur relative de chaque tâche qui lui donne son contenu et rend visible ou invisible un savoir.
Qu'est-ce qui permet, alors, d'entrevoir des compétences méconnues sur le marché du travail? Le fameux trio "savoirs, savoir-faire et savoir-être", qui sert à profiler les emplois et les formations, doit beaucoup aux expériences d'intelligence artificielle. Une incursion dans les sciences cognitives s'impose. Et l'on découvre qu'elles participent activement à la production d'aptitudes particulières... sans parvenir à les expliquer.
Comment se différencient donc les compétences?
La seule manière de le comprendre consiste à suivre les épisodes dont elles résultent et qui méritent bien le nom de processus d'habilitation. Car le mot compétence est, finalement, bien plus riche que l'usage qu'on en fait. Il désigne à la fois le droit de connaître et la connaissance ainsi habilitée.
Au delà de la critique incisive, le principal mérite de l'ouvrage réside dans la perspective qu'il ouvre aux sciences sociales. Ni la sociologie ni les agents sociaux n'ont plus à attendre une révélation venue d'ailleurs.
Cette transgression des frontières entre disciplines intéressera forcément chaque spécialité impliquée. Elle s'adresse plus généralement à tous ceux qui doutent de la nature des savoir-faire.

 


TRUC Gérôme, Assumer l'humanité. Hannah Arendt : la responsabilité face à la pluralité, Bruxelles : Editions de l’Université de Bruxelles, 2008.

 

 

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Résumé

 

Sur la responsabilité, Hannah Arendt a livré des réflexions importantes mais éparses. Le versant éthique de La condition de l’homme moderne n’est explicitement développé nulle part dans son oeuvre. Le présent ouvrage poursuit à partir de là un double objectif. Expliciter cette esquisse d’une éthique, en la faisant dialoguer avec celles de Karl Jaspers, Hans ]onas, John Dewey, mais aussi Paul Ricoeur. Ce faisant, trouver aussi un guide pour articuler de manière efficace les multiples conceptions existantes de la responsabilité, tant en philosophie qu’en sciences sociales : responsabilité collective, responsabilité sans faute, responsabilité-dette, responsabilité-promesse, responsabilité

partagée... Cet effort d’éclaircissement conceptuel est requis par les incessantes références à la responsabilité dans nombre de nos débats contemporains. Mais il offre surtout une réponse inédite à une question en apparence triviale : pourquoi certains hommes nous sont-ils étrangers ? L’humanité, selon Arendt, est constituée d’une pluralité d’êtres singuliers, tous irréductiblement distincts les uns des autres - nul n’a donc de raison de nous être plus étranger qu’un autre. Et parce que c’est au sein de cette pluralité humaine que nous agissons, nos actions ont sur les autres hommes des conséquences imprévisibles, qui excèdent toujours nos intentions. Jusqu’à quelle limite acceptons-nous alors d’être tenus pour responsables de ces conséquences que nous n’avons pas voulues ? Refuser d’avoir des comptes à rendre à certaines personnes affectées par nos actions, refuser par conséquent de nous montrer responsables à leur égard, n’est-ce pas là notre motif pour les désigner comme étrangères ? La pluralité lance donc un défi à la responsabilité : jusqu’à quel point sommes-nous capables d’assumer l’humanité ?

 

 


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Dernière mise à jour : 14 août 2018