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Classement alphabétique des auteurs

Vous trouverez sur cette page la liste, classée par nom d'auteur, des publications disponibles dans la Digithèque des Editions de l'Université de Bruxelles.

 

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La Digithèque des Editions de l'Université de Bruxelles compte des ouvrages de :

 

 M. Alaluf

 V. André

 M. Andrin

 G. Bartholeyns

 J. Bartier

 T. Bauler

 R. Beauthier

 B. Bernard

 K. Béthume

 B. Beyer de Ryke

 G. Cambier

 C. Cessac

 P. Cornut

 O. Costa

 M. Couvreur

 R. Crahay

 L. de Heusch

 G. de Kerchove

 P. Delwit

 A. Despy-Meyer

 R. Devleeshouwer

 P. Devolder

 J.-M. De Waele

 A. Dierkens

 M.-P. Dion

 M. Dony

 J.-J. Droesbeke

 D. Droixhe

 E. Dupréel

 A. Eraly

 B. Fichet

 M. Galand

 J.-P. Goffinon

 T. Golsenne

 Pol.-P. Gossiaux

 J. Gotovitch

 E. Gubin

 G. Haarscher

 A. Haecht

 M. Haine

 H. Hasquin

 J.-P. Huys

 L. Ingber

 H. Janne

 S. Jaumain

 Cl. Javeau

 E. Kerrouche

 E. Külahci

 G. Kurgan-van Hentenrijk

 J. Lemaire

 M. Liber

 C. Loir

 S. Loriaux

 P. Magnette

 B. Marques-Pereira

 J. Marx

 M. Mat

 J.-M. Méon

 A. Merlin

 M. Meyer

 J. Meynaud

 J.N. Missa

 A. Morelli

 R. Mortier

 M. Moulin

 P. Moureaux

 F. Noël

 L. Olbrechts-Tyteca

 V. Piette

 M.-E. Plagnol-Diéval

 H. Plard

 Ph. Poirier

 E. Pollet

 V. Pouillard

 D. Quéro

 P. Raxhon

 E. Remacle

 J. Reisse

 P. Salmon

 S. Serrano

 L.-L. Sheu

 D. Sidjanski

 M. Smits

 C. Sterckx

 L. Surano

 W. Szafran

 Ph. Tassi

 M. Telo

 M.-R. Thielemans

 M.-J. Tits-Dieuaide

 R. Trousson

 B. Truffin

 A. Uyttebrouck

 Chr. Vandermotten

 G. Vandersanden

 G. Van de Vyver

 C. Van de Walle

 E. van Haute

 A. van Nieuwenhuysen

 G. Vernimmen-Van Tiggelen

 M. Weis

 A. Weyembergh

 G. Winter

 E. Zaccaï

 Publications anonymes

 


M. Alaluf

ALALUF Matéo, Le temps du labeur : formation, emploi et qualification en sociologie du travail, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1986.


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Résumé

Chacun sait d'emblée ce qu'est la qualification. Sa définition est donnée à priori comme une évidence. Un médecin est plus qualifié qu'un maçon, et un maçon qualifié vaut mieux qu'un débutant. Si l'un gagne plus que l'autre, c'est en raison de sa qualification. Avec sa qualification, on aborde donc une question bien circonscrite : celle de la hiérarchisation des individus en fonction des tâches qu'ils sont amenés à accomplir dans leur travail.

 

Pourtant, on se perd vite dans les méandres de cette évidence. Le médecin est plus qualifié que le maçon, parce qu'il a étudié plus longtemps des matières complexes. La qualification ne serait donc pas liée seulement au travail, mais aussi à l'école. Que le nombre de médecins augmente considérablement, leur revenu tend alors à baisser. C'est aussi la rareté d'une compétence qui fait sa valeur; c'est donc une affaire de marché. Le médecin est plus qualifié dans la mesure où son activité est principalement intellectuelle, alors que celle du maçon est manuelle. La différence relève donc également des formes de la division du travail et de l'appréciation que chacun se fait des travaux intellectuels et manuels. Le médecin, comme le maçon, se tient d'ailleurs pour ce qu'il est non seulement dans son métier, mais aussi dans la manière de se loger, de se vêtir, de circuler, de vivre ses loisirs et ses vacances, de se comporter en société.



Cet essai, en posant la question des conditions d'incorporation des connaissances et des techniques dans la production à travers le processus de la qualification engage toute notre vision sociale et en particulier notre façon de concevoir la classe ouvrière.

 


V. André

ANDRE Valérie, BERNARD Bruno, « Le XVIIIe, un siècle de décadence ? », in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXXIV, Editions de l’Université de Bruxelles, 2006.

 

 

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Résumé

 

Sans doute peu de lecteurs du XXIe siècle répondraient-ils positivement à la question posée en tête de ce volume. Et le fait même de la formuler pourra paraître incongru à certains.
 
Ce serait ignorer, cependant, qu’en plein siècle des Lumières, de nombreuses voix se sont élevées afin de mettre en doute les progrès dont on se targuait généralement dans les différents domaines de la connaissance, des arts, ou de la littérature. Et ces voix n’émanaient pas que des anti-Philosophes, loin de là ! Dans le camp philosophique lui-même, en effet, les plus grands auteurs – Rousseau, bien sûr, mais aussi Voltaire ou Montesquieu, par exemple – n’ont pas manqué de comparer défavorablement leur propre époque aux précédentes, jugées plus fastes, plus sages, ou comme ayant fait preuve d’un goût plus sûr.

L’Antiquité, cela va sans dire, se taille la part du lion dans ces flatteuses appréciations, mais aussi, notamment, un XVIIe siècle que l’éclat du Roi-Soleil nimbe encore d’un énorme prestige.  Tour à tour, tous les domaines de la vie sociale sont passés au crible par les censeurs des turpitudes du siècle : décadence des mœurs et de l’art de gouverner, laxisme des couvents, recul de la musique religieuse « inspirée » devant un art désormais voué au seul plaisir, vogue dangereuse du « trop facile » roman, utopies aventureuses menaçant l’ordre social, etc.

Face à ce constat plutôt inquiétant, nombreux sont les auteurs qui finissent par se résigner à imputer aux "lois de l’histoire", ou même parfois à celles de l’évolution de l’espèce humaine, cette "décadence" somme toute inévitable puisqu’elle se trouve en germe dans tous les apogées.

On se convainc par conséquent, en lisant ce volume, que derrière le masque optimiste des Lumières et le rêve qu’elles portent d’un avenir meilleur, les hommes du dix-huitième siècle pressentaient avec acuité, mais non sans trouble, l’approche d’une impasse sociétale qui allait bientôt conduire aux bouleversements que l’on sait.  Entre nostalgie d’un passé déjà révolu et anticipations audacieuses d’un futur encore espéré, la tension était manifestement devenue trop forte.A l’appel du Groupe d’étude du XVIIIe siècle de l’Université libre de Bruxelles, une quinzaine de chercheurs belges, français et italiens se sont penchés sur ce thème, sans doute trop peu étudié jusqu’à présent.


BERNARD Bruno, ed. : "Patrice-François de Neny (1716-1784), portrait d'un homme d'état" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1993.


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Résumé

Personnage essentiel et injustement méconnu du XVIIIe siècle belge, Patrice-François de Neny fut, au long d'une carrière gouvernementale de près d'un demi-siècle, un élément moteur de l'appareil administratif autrichien à Bruxelles.


Fils d'un émigré irlandais devenu, dans la première moitié du siècle, secrétaire d'Etat et de Guerre, il gravit successivement tous les échelons du gouvernement avant d'occuper de 1757 à 1783 le poste le plus élevé qu'un "Belge" pût alors ambitionner : celui de "chef et président" du Conseil privé.


S'inscrivant - non sans nuances - au sein du vaste courant des Lumières, et servant avec fidélité tant Marie-Thérèse que son fils et successeur Joseph II, il offre cependant l'image d'un homme fortement marqué par le contexte "national" des anciens Pays-Bas. Son attachement aux constitutions traditionnelles des principautés souligne notamment, tout comme son refus réitéré de l'arbitraire, ce qu'il doit au terreau juridique et institutionnel local, mais aussi à Montesquieu, le seul, parmi les "Philosophes", qu'il admire sans réserve.


Véritable "homme-orchestre" du gouvernement, il déploie ses compétences tant en matière diplomatique - l'actuelle frontière franco-belge lui doit beaucoup - qu'à la tête de l'Université de Louvain ou encore lors de la suppression, en 1773, de la Compagnie de Jésus. Chrétien convaincu, mais refusant, en bon gallican et philojanséniste qu'il est, l'intrusion de l'Eglise dans la sphère politique, il vise, comme Joseph II, à mettre le clergé au pas et à le rendre à sa destination originelle : le service de Dieu et du prochain.


Homme de cabinet, historien à ses heures, il ne néglige pas pour autant une vie privée et familiale que l'on devine empreinte de confort, de bonne chère et d'urbanité bourgeoise, que ce soit en son hôtel bruxellois, à sa "campagne" de Vilvorde, ou encore à Villers-sur-Lesse, en Ardenne, où il rejoint chaque été sa fille, Charlotte, et son gendre Pierre-Benoït Desandrouin.


Dans cet ouvrage, fruit d'un décennie de recherches, Bruno Bernard restitue, sous toutes leurs facettes, la personnalité et l'action de ce grand homme d'Etat.


BERNARD Bruno, « Bruxellois à Vienne. Viennois à Bruxelles », in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXII, Editions de l’Université de Bruxelles, 2004.

 

 

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Résumé

 

Même s'ils jouissaient d'une réelle autonomie - un fruit de leur histoire auquel ils étaient particulièrement attachés - c'est cependant, en dernier ressort, depuis Vienne qu'une bonne partie des territoires belges et luxembourgeois actuels furent gouvernés entre 1715 et 1794. Bruxelles, en effet, bien que capitale des Pays-Bas autrichiens, devait sans cesse s'en référer à " l'autre capitale ", impériale celle-là et où résidaient ses souverains Habsbourg : Charles VI, Marie-Thérèse, puis Joseph II. Si l'on connaît bien, pour l'essentiel, la teneur des relations politiques, plus ou moins tendues, qu'entretinrent pendant ces huit décennies la population et les autorités de Bruxelles avec les souverains habsbourgeois et leur gouvernement, il s'en faut de beaucoup, cependant, que l'on ait fait l'inventaire des échanges entre les deux villes en ce qui concerne les hommes et les idées.

 

L'appartenance commune à " la Monarchie " - ainsi qu'elle se désignait elle-même et que certains hauts fonctionnaires bruxellois se plaisaient également à la nommer - cette appartenance à un vaste ensemble de territoires comprenant, non seulement l'Autriche, mais aussi les pays tchèques, hongrois ou encore lombards, que signifiait-elle réellement pour les élites sociales, politiques ou culturelles qui en faisaient l'expérience concrète lors d'un séjour dans " l'autre capitale " ? Et comment y étaient-elles reçues ? Y avaient-elles réellement le sentiment de se trouver " en pays de connaissance " ? Ou bien en ressentaient-elles surtout l'altérité ? Et les peuples communiaient-ils dans une même ferveur à l'occasion des grands événements dynastiques, comme par exemple le décès inattendu de l'empereur François 1er en 1765, à l'occasion duquel une impressionnante pompe funèbre fut organisée à Bruxelles ?

 

De quel poids, enfin, Bruxelles pesait-elle dans la vie culturelle de " la Monarchie " ? Et sut-elle notamment profiter, pour se faire reconnaître un rôle privilégié en ce domaine, de l'atout indéniable que constituait la proximité de Paris, métropole des arts et des lettres au siècle des Lumières ?

 

 


M. Andrin

ANDRIN Muriel, LORIAUX Stéphanie, « Pratiques de l’intime » in Sextant, Volume 29, Editions de l'Université de Bruxelles, 2012.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Dans un contexte socio-culturel propice à l’expression de l’ego, aux épanchements personnels et à l’exhibition de l’intériorité, des créatrices explorent le filon intimiste, souvent avec une audace et une crudité que leur envient leurs alter ego masculins. Que ce soit dans la littérature, les arts plastiques ou le cinéma contemporain, les artistes sont en effet de plus en plus nombreuses à décrire l’expérience (fictionnelle ou subjective) de l’intime, puisant volontiers dans les détails de leurs vies (sexuelles) respectives. Au cœur de ces nouvelles formes, l’hybridation des discours – critique, théorique et intime – est de mise, provoquant un réaménagement considérable au sein des genres, et du genre.

Ce volume s’interroge à la fois sur les pratiques sexuelles que couvre cette idée de l’intime, l’évolution du contenu des œuvres, du XIXe siècle à aujourd’hui, ainsi que sur les différentes modalités discursives qui véhiculent ces visions (des journaux écrits et correspondances, réels ou fictifs, des œuvres d’art, des films documentaires ou de fiction). L’enjeu des textes repris dans ce volume se situe aussi au niveau de la pertinence d’un tel phénomène et de la spécificité d’un discours « féminin » par rapport à ces pratiques créatives.


G. Bartholeyns

DIERKENS Alain, BARTHOLEYNS Gil, GOLSENNE Thomas, "La performance des images", in Problèmes d'histoire des Religions, Volume 19, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010.

 
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Résumé

 

L'image, avant de représenter, de signifier, agit et fait agir. La performance des images, dont ce livre entreprend l'exploration, est à comprendre d'abord comme l'évaluation de leur efficacité : quels sont les effets
des images ? C'est ensuite leur agentivité : en quelle manière les images sont-elles des êtres vivants ?  C'est aussi leur performativité : comme il y a des actes de parole, il y a des actes d'image dont les modalités
peuvent être détaillées. Enfin, c'est leur puissance : que peut une image, dont un texte, par exemple, serait incapable ?
L'image chrétienne tient ici une place à part car, loin d'être une simple « Bible des illettrés » soumise au règne du texte, elle imprègne tous les aspects de la vie et de la pensée des sociétés chrétiennes, depuis leurs fondements théologiques et anthropologiques - Dieu créa l'homme à son image ; le Fils est l'image du Père - jusqu'aux utilisations les plus diverses des objets visuels. Mais en Occident ce n'est pas seulement au Moyen Age que les images sont actives : ce livre est aussi consacré aux nouvelles formes de performances visuelles qui sont apparues avec la Renaissance ou la société mass-médiatique.

 

 


J. Bartier

BARTIER John, Libéralisme et socialisme au XIXe siècle, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1981.


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Résumé

Vingt-trois articles de l'historien bruxellois ont trouvé place dans ce volume où des travaux consacrés à des entreprises comme le Denier de l'Italie, l'Association fédérative universelle ou le Crédit communal, à l'édition bruxelloise du Rappel voisinent avec un portrait d'Adolphe Quetelet, une analyse des relations de Charles De Coster avec les milieux libéraux et des travaux centrés sur les amis belges de Saint-Simon et de Quinet ou sur le retentissement de la Commune de 1871 dans la presse belge.

 

On retiendra aussi un article méthodologique « littérature et histoire » où John Bartier démontre avec autant de brio que d'érudition l'utilité des œuvre de fiction pour la connaissance du passé.

 


BARTIER John, Libéralisme et socialisme au XIXe siècle, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1981.


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Résumé

Vingt-trois articles de l'historien bruxellois ont trouvé place dans ce volume où des travaux consacrés à des entreprises comme le Denier de l'Italie, l'Association fédérative universelle ou le Crédit communal, à l'édition bruxelloise du Rappel voisinent avec un portrait d'Adolphe Quetelet, une analyse des relations de Charles De Coster avec les milieux libéraux et des travaux centrés sur les amis belges de Saint-Simon et de Quinet ou sur le retentissement de la Commune de 1871 dans la presse belge.

 

On retiendra aussi un article méthodologique « littérature et histoire » où John Bartier démontre avec autant de brio que d'érudition l'utilité des œuvre de fiction pour la connaissance du passé.

 


BARTIER John (SARTORIUS Francis éd.), Odilon Delimal, Un journaliste franc-tireur au temps de la première Internationale, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1983.


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Résumé

Cet ouvrage retrace certes l'histoire d'un homme, Odilon Delimal, mais il enrichit aussi singulièrement nos connaissances tant sur le monde de la presse que sur les milieux du socialisme durant les années 1860 et ce en Belgique et en France.

 

Journaliste avant tout, polémiste, pas toujours de bonne foi, d'ailleurs, Odilon Delimal sans avoir médité les économistes, ne s'en affirmait pas moins en quelque sorte socialiste lorsqu'il écrivait dans son journal, L'Espiègle, en décembre 1868 :

 

« Le XIXe siècle a mis la question sociale à l'ordre du jour. Les ouvriers réclament une certaine somme de bien-être en échange d'une certaine somme de travail. Arriver à la suppression de la misère originelle, voilà le but vers lequel la société doit être dirigée. Tant qu'un gouvernement n'inscrira pas cette question en tête de son programme, les enfants du peuple, sortis de la plèbe comme nous, devront au prix de leur tranquillité, de leur repos, malgré les haines, la calomnie, les persécutions de tous genres, attaquer ce gouvernement dans tous ses représentants, le combattre par tous les moyens en leur pouvoir, par le journal, par les meetings et au besoin sur une barricade ».

 

Mais l'itinéraire de Delimal, qui se dit républicain, socialiste et athée, fait aussi surgir toute une série de questions qui, une fois éclairées, aident à pénétrer des aspects marquants de l'histoire du temps.

 

Le socialisme en Belgique, dans les années soixante, à une époque où les assises populaires lui faisaient encore défaut, a été animé notamment par quelques francs-tireurs de la presse : voici Delimal. La « petite presse », dans la Belgique du temps, a représenté un phénomène original, bruyant, politiquement important : voici Delimal. L'opposition à Napoléon III et au régime impérial est un des problèmes qui empoisonnent les relations entre Paris et Bruxelles : voici Delimal. Les procès de presse en cour d'assises comptent parmi les événements caractéristiques du temps, où les principes d'ordre et de liberté s'affrontent : voici Delimal. Un grand révolutionnaire comme Blanqui cherche à étendre son influence en Belgique : voici Delimal.

 

Enfin la Commune, avec tous ses bouillonnements et ses passions, éclate en France : encore une fois, Delimal est en scène.


BARTIER John (SARTORIUS Francis éd.), Odilon Delimal, Un journaliste franc-tireur au temps de la première Internationale, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1983.


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Résumé

Cet ouvrage retrace certes l'histoire d'un homme, Odilon Delimal, mais il enrichit aussi singulièrement nos connaissances tant sur le monde de la presse que sur les milieux du socialisme durant les années 1860 et ce en Belgique et en France.

 

Journaliste avant tout, polémiste, pas toujours de bonne foi, d'ailleurs, Odilon Delimal sans avoir médité les économistes, ne s'en affirmait pas moins en quelque sorte socialiste lorsqu'il écrivait dans son journal, L'Espiègle, en décembre 1868 :

 

« Le XIXe siècle a mis la question sociale à l'ordre du jour. Les ouvriers réclament une certaine somme de bien-être en échange d'une certaine somme de travail. Arriver à la suppression de la misère originelle, voilà le but vers lequel la société doit être dirigée. Tant qu'un gouvernement n'inscrira pas cette question en tête de son programme, les enfants du peuple, sortis de la plèbe comme nous, devront au prix de leur tranquillité, de leur repos, malgré les haines, la calomnie, les persécutions de tous genres, attaquer ce gouvernement dans tous ses représentants, le combattre par tous les moyens en leur pouvoir, par le journal, par les meetings et au besoin sur une barricade ».

 

Mais l'itinéraire de Delimal, qui se dit républicain, socialiste et athée, fait aussi surgir toute une série de questions qui, une fois éclairées, aident à pénétrer des aspects marquants de l'histoire du temps.

 

Le socialisme en Belgique, dans les années soixante, à une époque où les assises populaires lui faisaient encore défaut, a été animé notamment par quelques francs-tireurs de la presse : voici Delimal. La « petite presse », dans la Belgique du temps, a représenté un phénomène original, bruyant, politiquement important : voici Delimal. L'opposition à Napoléon III et au régime impérial est un des problèmes qui empoisonnent les relations entre Paris et Bruxelles : voici Delimal. Les procès de presse en cour d'assises comptent parmi les événements caractéristiques du temps, où les principes d'ordre et de liberté s'affrontent : voici Delimal. Un grand révolutionnaire comme Blanqui cherche à étendre son influence en Belgique : voici Delimal.

 

Enfin la Commune, avec tous ses bouillonnements et ses passions, éclate en France : encore une fois, Delimal est en scène.


T. Bauler

CORNUT Pierre, BAULER Tom, ZACCAI Edwin, Environnement et inégalités sociales, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.


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Table des matières

 

Introduction.  Pierre Cornut et Edwin Zaccaï

 

Première partie. Politiques et impacts

 

Pourquoi les préocupations sociales et environnementales s’ignorent-elles mutuellement ? Un essai d’interprétation à partir du thème des inégalités écologiques.  Jacques THEYS

 

La « ville durable » contre les inégalités sociales ? Compacité urbaine et gentrification à Bruxelles.  Olivier DUBOIS et Mathieu VAN CRIEKINGEN

 

Du point de vue environnemental, ne vaut-il pas mieux être pauvre et mal informé que riche et conscientisé ?.  Grégoire WALLENBORN & Joël DOZZIi

 

La parabole de la citerne d’eau de pluie ou les contradictions des comportements écologiques anti-sociaux.  Pierre CORNUT et Pierre MARISSAL

 

La pensée écologique face à l’équité sociale.  Edwin ZACCAI

 

Deuxième partie.  Participation

 

Inégalités sociales dans les modes de participation à la procédure d’évaluation des incidences.  Marie-Françoise GODART

 

Les nuisances aériennes à Bruxelles. Dispersion des nuisances, concentration de la contestation ?  Frédéric DOBRUSKES

 

La résistance locale en milieu périurbain : la conquête du « chez soi ».  Stéphanie CRABECK

 

Troisième partie. Environnement et santé

 

Inégalités sociales, logement et santé.  Myriam DE SPIEGELAERE

 

Indoor pollution et inégalités sociales : analyse de la littérature scientifique.  Pascale JONCKHEER

 

Inégalités sociales et spatiales de santé en Région bruxelloise : du « croissant pauvre » au « croissant malade ».  Patrick DEBOOSERE et Pénélope FISZMAN

 

Quatrième partie. Ouverture vers le global.

 

Territoires et inégalités.  Christian VANDERMOTTEN

 

Le mécanisme pour un développement propre. Un instrument politique au service du développement et de la préservation du climat ?  Benjamin DENIS

 

Pour les pauvres, écologie et équité vont de pair.  Vandana SHIVA

 

Conflits de distribution écologique, identité et pouvoir.  Joan MARTINEZ-ALIER

 

Conclusion.  Pierre CORNUT et Tom BAULET


R. Beauthier

BEAUTHIER Régine, MEON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara, éd., Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010.


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Résumé

 

L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.

A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation.

Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.

Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


B. Bernard

ANDRE Valérie, BERNARD Bruno, « Le XVIIIe, un siècle de décadence ? », in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXXIV, Editions de l’Université de Bruxelles, 2006.

 

 

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Résumé

 

Sans doute peu de lecteurs du XXIe siècle répondraient-ils positivement à la question posée en tête de ce volume. Et le fait même de la formuler pourra paraître incongru à certains.
 
Ce serait ignorer, cependant, qu’en plein siècle des Lumières, de nombreuses voix se sont élevées afin de mettre en doute les progrès dont on se targuait généralement dans les différents domaines de la connaissance, des arts, ou de la littérature. Et ces voix n’émanaient pas que des anti-Philosophes, loin de là ! Dans le camp philosophique lui-même, en effet, les plus grands auteurs – Rousseau, bien sûr, mais aussi Voltaire ou Montesquieu, par exemple – n’ont pas manqué de comparer défavorablement leur propre époque aux précédentes, jugées plus fastes, plus sages, ou comme ayant fait preuve d’un goût plus sûr.

L’Antiquité, cela va sans dire, se taille la part du lion dans ces flatteuses appréciations, mais aussi, notamment, un XVIIe siècle que l’éclat du Roi-Soleil nimbe encore d’un énorme prestige.  Tour à tour, tous les domaines de la vie sociale sont passés au crible par les censeurs des turpitudes du siècle : décadence des mœurs et de l’art de gouverner, laxisme des couvents, recul de la musique religieuse « inspirée » devant un art désormais voué au seul plaisir, vogue dangereuse du « trop facile » roman, utopies aventureuses menaçant l’ordre social, etc.

Face à ce constat plutôt inquiétant, nombreux sont les auteurs qui finissent par se résigner à imputer aux "lois de l’histoire", ou même parfois à celles de l’évolution de l’espèce humaine, cette "décadence" somme toute inévitable puisqu’elle se trouve en germe dans tous les apogées.

On se convainc par conséquent, en lisant ce volume, que derrière le masque optimiste des Lumières et le rêve qu’elles portent d’un avenir meilleur, les hommes du dix-huitième siècle pressentaient avec acuité, mais non sans trouble, l’approche d’une impasse sociétale qui allait bientôt conduire aux bouleversements que l’on sait.  Entre nostalgie d’un passé déjà révolu et anticipations audacieuses d’un futur encore espéré, la tension était manifestement devenue trop forte.A l’appel du Groupe d’étude du XVIIIe siècle de l’Université libre de Bruxelles, une quinzaine de chercheurs belges, français et italiens se sont penchés sur ce thème, sans doute trop peu étudié jusqu’à présent.


BERNARD Bruno, ed. : "Patrice-François de Neny (1716-1784), portrait d'un homme d'état" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1993.


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Résumé

Personnage essentiel et injustement méconnu du XVIIIe siècle belge, Patrice-François de Neny fut, au long d'une carrière gouvernementale de près d'un demi-siècle, un élément moteur de l'appareil administratif autrichien à Bruxelles.


Fils d'un émigré irlandais devenu, dans la première moitié du siècle, secrétaire d'Etat et de Guerre, il gravit successivement tous les échelons du gouvernement avant d'occuper de 1757 à 1783 le poste le plus élevé qu'un "Belge" pût alors ambitionner : celui de "chef et président" du Conseil privé.


S'inscrivant - non sans nuances - au sein du vaste courant des Lumières, et servant avec fidélité tant Marie-Thérèse que son fils et successeur Joseph II, il offre cependant l'image d'un homme fortement marqué par le contexte "national" des anciens Pays-Bas. Son attachement aux constitutions traditionnelles des principautés souligne notamment, tout comme son refus réitéré de l'arbitraire, ce qu'il doit au terreau juridique et institutionnel local, mais aussi à Montesquieu, le seul, parmi les "Philosophes", qu'il admire sans réserve.


Véritable "homme-orchestre" du gouvernement, il déploie ses compétences tant en matière diplomatique - l'actuelle frontière franco-belge lui doit beaucoup - qu'à la tête de l'Université de Louvain ou encore lors de la suppression, en 1773, de la Compagnie de Jésus. Chrétien convaincu, mais refusant, en bon gallican et philojanséniste qu'il est, l'intrusion de l'Eglise dans la sphère politique, il vise, comme Joseph II, à mettre le clergé au pas et à le rendre à sa destination originelle : le service de Dieu et du prochain.


Homme de cabinet, historien à ses heures, il ne néglige pas pour autant une vie privée et familiale que l'on devine empreinte de confort, de bonne chère et d'urbanité bourgeoise, que ce soit en son hôtel bruxellois, à sa "campagne" de Vilvorde, ou encore à Villers-sur-Lesse, en Ardenne, où il rejoint chaque été sa fille, Charlotte, et son gendre Pierre-Benoït Desandrouin.


Dans cet ouvrage, fruit d'un décennie de recherches, Bruno Bernard restitue, sous toutes leurs facettes, la personnalité et l'action de ce grand homme d'Etat.


BERNARD Bruno, « Bruxellois à Vienne. Viennois à Bruxelles », in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXII, Editions de l’Université de Bruxelles, 2004.

 

 

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Résumé

 

Même s'ils jouissaient d'une réelle autonomie - un fruit de leur histoire auquel ils étaient particulièrement attachés - c'est cependant, en dernier ressort, depuis Vienne qu'une bonne partie des territoires belges et luxembourgeois actuels furent gouvernés entre 1715 et 1794. Bruxelles, en effet, bien que capitale des Pays-Bas autrichiens, devait sans cesse s'en référer à " l'autre capitale ", impériale celle-là et où résidaient ses souverains Habsbourg : Charles VI, Marie-Thérèse, puis Joseph II. Si l'on connaît bien, pour l'essentiel, la teneur des relations politiques, plus ou moins tendues, qu'entretinrent pendant ces huit décennies la population et les autorités de Bruxelles avec les souverains habsbourgeois et leur gouvernement, il s'en faut de beaucoup, cependant, que l'on ait fait l'inventaire des échanges entre les deux villes en ce qui concerne les hommes et les idées.

 

L'appartenance commune à " la Monarchie " - ainsi qu'elle se désignait elle-même et que certains hauts fonctionnaires bruxellois se plaisaient également à la nommer - cette appartenance à un vaste ensemble de territoires comprenant, non seulement l'Autriche, mais aussi les pays tchèques, hongrois ou encore lombards, que signifiait-elle réellement pour les élites sociales, politiques ou culturelles qui en faisaient l'expérience concrète lors d'un séjour dans " l'autre capitale " ? Et comment y étaient-elles reçues ? Y avaient-elles réellement le sentiment de se trouver " en pays de connaissance " ? Ou bien en ressentaient-elles surtout l'altérité ? Et les peuples communiaient-ils dans une même ferveur à l'occasion des grands événements dynastiques, comme par exemple le décès inattendu de l'empereur François 1er en 1765, à l'occasion duquel une impressionnante pompe funèbre fut organisée à Bruxelles ?

 

De quel poids, enfin, Bruxelles pesait-elle dans la vie culturelle de " la Monarchie " ? Et sut-elle notamment profiter, pour se faire reconnaître un rôle privilégié en ce domaine, de l'atout indéniable que constituait la proximité de Paris, métropole des arts et des lettres au siècle des Lumières ?

 

 


K. Béthume

BETHUME Kim, "Gestion et entretien des bâtiments royaux dans les Pays-Bas autrichiens (1715-1794)", in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXIX, Editions de l’Université de Bruxelles, 2001.

 
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Résumé

 

Depuis la gouvernance de Marie de Hongrie, les Gouverneurs généraux chargés de l'administration de nos provinces avaient pour habitude de s'installer à Bruxelles. Pour leur confort et celui de l'importante Cour qui les entourait, le Souverain avait mis à leur disposition l'ensemble de ses biens immobiliers en Brabant. Ces châteaux, maisons, parcs, viviers et autres étaient entretenus à grands frais par une institution spécialement mise en place dans ce but : le Bureau des ouvrages de la Cour.

Méconnu jusqu'à présent, cet organisme constituait toutefois une pièce maîtresse dans l'organisation de la vie quotidienne de la Cour de Bruxelles. Les compétences de cette institution ainsi que le personnel qui la composait ont été étudiés à partir des instructions et règlements édictés pour ce département. Ces directives ont ensuite été confrontées aux activités quotidiennes du Bureau pour déterminer dans quelle mesure elles étaient appliquées et/ou adaptées. Enfin, les difficultés éprouvées par ce département dans la gestion de ses affaires ont également été analysées. Grâce à cette étude, un portrait relativement complet du Bureau des ouvrages de la Cour a donc pu être dressé, permettant ainsi de le situer parmi les autres institutions centrales du gouvernement
autrichien.


BETHUME K., HUYS J.-Ph., eds., « Espaces et parcours dans la ville, Bruxelles au XVIIIe siècle » , in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXV, Editions de l'Université de Bruxelles, 2007.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

La ville est l’un des sujets de prédilection de la recherche actuelle en sciences humaines. L’étude des espaces qui la constituent et des parcours qui la traversent, facteurs essentiels pour l’appréhension de la réalité urbaine, permet de faire émerger la structure géographique et sociologique de Bruxelles au XVIIIe siècle.

L’image de la capitale des Pays-Bas méridionaux se modifie progressivement dès la fin du XVIIe siècle, suite au bombardement de 1695. Un parallélisme s’établit avec la capitale de l’Empire dont dépend Bruxelles dès 1715 : Vienne, dont les transformations urbaines, liées aux réformes institutionnelles, sont encore perceptibles. Le pouvoir est dans la ville. Autour de 1700, Bruxelles, qui n’est pas encore autrichienne, est parcourue par un prince baroque venu de Bavière et dont les prétentions à la souveraineté se manifestent, entre autres, dans ses sorties publiques. À la fin du XVIIIe siècle s’érige le quartier Royal : riche en innovations, ce nouvel espace urbain se révèle un dispositif hautement symbolique. La gestion du système hydro-urbain et l’embourgeoisement progressif de rues commerçantes, telle la rue de la Madeleine, participent à la transformation des espaces bruxellois. La culture et les loisirs font également de la ville un espace de sociabilité, envisagé à travers les lieux de concerts publics et privés, le logement des comédiens généralement à proximité des salles de spectacle, ainsi que les parcours touristiques qui sillonnent Bruxelles. Lieux de vie et de travail peuvent parfois se confondre, comme en témoigne la place occupée par la gent ancillaire. La ville est enfin un lieu d’expérimentation : un projet de destruction d’église devient le prétexte à l’aménagement d’un nouveau quartier paroissial.

À l’initiative du Groupe d’étude du XVIIIe siècle (ULB), des chercheurs venus d’horizons différents – historiens, historiens de l’art et sociologues – s’attachent ici à éclairer les éléments qui structurent, de manière abstraite ou concrète, l’espace urbain de Bruxelles au siècle des Lumières.

 

 


B. Beyer de Ryke

DIERKENS Alain, BEYER DE RYKE Benoît, ed., "Maître Eeckhart et Jan van Ruusbroec. Etudes sur la mystique "rhéno-flamande" (XIIIe-XIVe siècle)", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 14, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2004.

 
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Résumé

 

La mystique « rhéno-flamande » regroupe deux ensembles, puisant aux mèmes sources mais allant parfois dans des directions opposées : une tradition « allemande », représentée essentiellement par les dominicains Maître Eckhart, Henri Suso et Jean Tauler ; et une tradition "flamande", illustrée par la béguine Hadewijch d'Anvers et par Jan van Ruusbroec.
 
Cet ouvrage traite de quelques aspects majeurs de la recherche actuelle sur ces auteurs.

 

 


DIERKENS Alain, BEYER DE RYKE Benoît, ed., "Mystique : la passion de l’Un, de l’Antiquité à nos jours", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 15, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 
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Table des matières

 

Note de l’éditeur de la collection.  Alain DIERKENS

 

Introduction. La mystique comme passion de l’Un.  Benoît BEYER DE RYKE

 

Qu’est-ce que l’expérience mystique ?

 

Mystique occidentale : le cadre mental préliminaire.  Boris TODOROFF

 

Les techniques de méditation et les inductions théurgiques vers les états mystiques.  Jean DIERKENS

 

La mystique en Occident

 

Antiquité

Quelques pistes de réflexion au sujet de la mystique de Philon d’Alexandrie  Sabrina INOWLOCKI

 

Peut-on parler d’union mystique chez Plotin ?  Luc BRISSON

 

Le statut de l’intellect dans l’union mystique.  Ysabel DE ANDIA

 

Moyen Age

Mystique et rationalité chez les penseurs latins des XIe et XIIe siècles : Anselme de Canterbury (1033-1109) et Bernard de Clairvaux (1090-1153).  Christian BROUWER

 

Les mots avant les choses : mystique cistercienne et anthropologie historique de l’affectivité.  Damien BOQUET

 

L’amour de Dieu dans la spiritualité cartusienne, l’héritage du XIIIe siècle. Nathalie NABERT

 

L’être, l’Un et la Trinité chez Eckhart.  Marie-Anne VANNIER

 

Le sommet de la contemplation chez Nicolas de Cues.  Jean-Michel COUNET

 

Temps Modernes

La jouissance mystique selon Thérèse d’Avila et Jean de la Croix.  Bernard SESÉ

 

Histoires de la mystique et déclin de la mystique au XVIIe siècle.  Jacques LE BRUN

 

Epoque contemporaine

Mystique, avant-garde et marginalité dans le sillage du Monte Verità.  Wolfgang WACKERNAGEL

 

Le féminin de l’Esprit : différence dans l’Unité.  Michel CAZENAVE

 

Impacts de la mystique féminine catholique dans la conjoncture actuelle du fait religieux en France.  Jacques MAÎTRE

 

Perspectives comparatistes : Islam, Inde, Chine

 

Soufisme et cosmographie musulmane aux XIIe et XIIIe siècles : convergence ou influence à propos d’une conception commune du monde ?.  Jean-Charles DUCÈNE

 

De la commensurabilité des discours mystiques en Orient et en Occident. Une comparaison entre Plotin et Çankara.  Joachim LACROSSE

 

Manger de l’air, manger des mots. La recherche de l’aliment d’immortalité dans le taoïsme.  Françoise LAUWAERT

 

Liste des auteurs

 


G. Cambier

CAMBIER Guy, éd. : "Hommages à Jean Hadot", in Problèmes d'histoire du Christianisme, Volume 9, Editions de l'Université de Bruxelles, 1980.


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Table des matières

Jean Hadot, Guy CAMBIER

Théologie de la Gloire et matérialisme chrétien, Jacques MARX

A propos d'Ignace d'Antioche. Réflexions méthodologiques, Robert JOLY

La signification des mosaiques posticonoclastes de Sainte-Sophie de Constantinople, Charles DELVOYE

Les reliefs de façades dans l'art de Vladimir et de Souzdal. Motifs chrétiens et paiens, Jean BLANKOFF

Les débuts de l'Inquisition dans les anciens Pays-Bas au XIIIe siècle, Georges DESPY

D'Erasme à Karsthans : un pamphlet luthérien de 1521, Henri PLARD

Une satire antijanséniste au lendemain de la Fronde, Roland MORTIER

La question des cimetières et les francs-maçons bruxellois (1861-1871), Roger DESMED

Les impasses de l'empirisme organisateur. Maurras lecteur de Voltaire, Michèle MAT-HASQUIN

Un grand méconnu dans l'histoire de la libération de la pensée catholique: Hummelauer, Jean STENGERS

Jules Desirée et la « paix scolaire », Aux origines des démêlés du socialisme avec les associations laïques, Hervé HASQUIN

Les sympathies politiques des missionnaires catholiques italiens envoyés en Belgique pendant le « Ventennio » fasciste, Anne MORELLI


P. Cornut

CORNUT Pierre, BAULER Tom, ZACCAI Edwin, Environnement et inégalités sociales, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.


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Table des matières

 

Introduction.  Pierre Cornut et Edwin Zaccaï

 

Première partie. Politiques et impacts

 

Pourquoi les préocupations sociales et environnementales s’ignorent-elles mutuellement ? Un essai d’interprétation à partir du thème des inégalités écologiques.  Jacques THEYS

 

La « ville durable » contre les inégalités sociales ? Compacité urbaine et gentrification à Bruxelles.  Olivier DUBOIS et Mathieu VAN CRIEKINGEN

 

Du point de vue environnemental, ne vaut-il pas mieux être pauvre et mal informé que riche et conscientisé ?.  Grégoire WALLENBORN & Joël DOZZIi

 

La parabole de la citerne d’eau de pluie ou les contradictions des comportements écologiques anti-sociaux.  Pierre CORNUT et Pierre MARISSAL

 

La pensée écologique face à l’équité sociale.  Edwin ZACCAI

 

Deuxième partie.  Participation

 

Inégalités sociales dans les modes de participation à la procédure d’évaluation des incidences.  Marie-Françoise GODART

 

Les nuisances aériennes à Bruxelles. Dispersion des nuisances, concentration de la contestation ?  Frédéric DOBRUSKES

 

La résistance locale en milieu périurbain : la conquête du « chez soi ».  Stéphanie CRABECK

 

Troisième partie. Environnement et santé

 

Inégalités sociales, logement et santé.  Myriam DE SPIEGELAERE

 

Indoor pollution et inégalités sociales : analyse de la littérature scientifique.  Pascale JONCKHEER

 

Inégalités sociales et spatiales de santé en Région bruxelloise : du « croissant pauvre » au « croissant malade ».  Patrick DEBOOSERE et Pénélope FISZMAN

 

Quatrième partie. Ouverture vers le global.

 

Territoires et inégalités.  Christian VANDERMOTTEN

 

Le mécanisme pour un développement propre. Un instrument politique au service du développement et de la préservation du climat ?  Benjamin DENIS

 

Pour les pauvres, écologie et équité vont de pair.  Vandana SHIVA

 

Conflits de distribution écologique, identité et pouvoir.  Joan MARTINEZ-ALIER

 

Conclusion.  Pierre CORNUT et Tom BAULET


C. Cessac

CESSAC Catherine, COUVREUR Manuel, « La Duchesse du Maine (1676-1753) : une mécène à la croisée des arts et des siècles», in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXXI, Editions de l’Université de Bruxelles, 2003.

 

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

 

"Chamarrée", ainsi Saint-Simon qualifiait-il la personnalité complexe d'Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé (1676-1753), précieuse et pédante, frivole mais frondeuse. Sans doute cette excentricité – au sens premier du terme – s'explique-t-elle par un statut social bancal : petite-fille du Grand Condé, membre à part entière de la plus haute aristocratie, celle du sang, elle avait été mariée en 1692 au duc du Maine, l'aîné des bâtards nés du double adultère de la marquise de Montespan et de Louis XIV. Cependant, tout en rappelant à son époux l'infériorité de sa naissance, elle n'aura de cesse – et de plus en plus au fur et à mesure que la mort du roi se rapprochera inévitablement – de le soutenir : à la tête de la conjuration de Cellamare, elle tentera mème de faire enlever la Régence au duc d'Orléans au profit du duc du Maine. Le complot fut déjoué et la duchesse emprisonnée. Ces revers ne l'empêchèrent pas de reprendre ensuite, certes sur un mode assourdi, une vie mondaine et intellectuelle brillante : le président Hénault, Rose de Staal-Delaunay, Fontenelle, Houdar de La Motte ou la marquise du Deffand comptèrent alors parmi ses familiers. Sa célébrité demeure cependant attachée aux Grandes Nuits de Sceaux, divertissements aussi singuliers que dispendieux par laquelle elle avait su ranimer un temps les splendeurs éteintes de la cour du Roi Soleil. Mêlant poésies galantes, théâtre de société, bals, ballets ou cantates, ranimant le flambeau de la tragédie grecque tout en faisant éclore le genre de l'opéra-comique, les Divertissements de Sceaux témoignent de l'éclectisme de la duchesse et de ses principaux mentors : l'abbé Genest et Malézieu. La réputation de son esprit et plus encore la sûreté de son goût séduisirent les tenants des Anciens comme les plus résolus des Modernes, les célébrités confirmées – Chaulieu, Baron ou Fontenelle – autant que les débutants les plus prometteurs : Mouret, Bourgeois ou Colin de Blamont... C'est à Sceaux que Voltaire fit ses premiers pas dans le monde et c'est à l'intention de la duchesse qu'il écrivit les premiers de ces contes qui devaient les immortaliser tous deux.

 


O. Costa

COSTA Olivier, MAGNETTE Paul, Une Europe des Elites ? Réflexions sur la fracture démocratique de l’Union européenne, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.

 

 

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Résumé

 

Il plane sur le projet européen, depuis les origines, un lourd soupçon: présenté comme l'expression de l'intérêt général européen, il ne serait, dans le fond, qu'un complot des élites,
destiné à servir leurs intérêts propres et à promouvoir leur vision du monde, au mépris et aux dépens des aspirations populaires. De prime abord, ce phénomène a pu paraître normal : toute communauté politique n'est-elle pas, dans sa phase fondatrice, soutenue par une élite agissante?  Toutefois, dans le cas de l'Union européenne, la fracture européenne s'est stabilisée,
voire durcie. On en veut pour preuve les critiques très virulentes dont le traité constitutionnel - rêvé comme un moment de socialisation politique favorable au projet européen - a fait l'objet
lors de sa ratification. Les peurs d'une Europe perçue comme un mécanisme de modernisation politique et économique insensible aux intérêts des secteurs les plus exposés, aux traditions et
aux valeurs dont les territoires et les communautés morales sont porteuses, n'ont jamais été plus fortes qu'aujourd'hui.

Confrontés à ce rejet, et après avoir invoqué sans succès les registres de légitimation les plus divers, les dirigeants européens avouent leur perplexité. Cet ouvrage n'a pas pour ambition de
leur indiquer la voie d'une réduction de la fracture européenne, mais de mieux poser les questions.  Il réunit pour cela des contributions de quelques-uns des meilleurs spécialistes francophones des études européennes. Partant chacun
de leur objet d'étude particulier, ils apportent des réponses aux mêmes questions : le procès en élitisme fait à la construction européenne relève-t-i1 du préjugé, ou est-il fondé? Si elle est
avérée, quelle est la mesure de cette frackJre, et
comment s'explique-t-elle ?


COSTA Olivier, KERROUCHE Eric & MAGNETTE Paul, éd., Vers un renouveau du parlementarisme en Europe, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2004.


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Résumé


Malgré ses déboires, le parlementarisme demeure la forme de gouvernement démocratique la plus répandue ; l'histoire récente de l'Europe centrale et orientale, ainsi que le processus de « constitutionnalisation » de l'Union européenne, attestent même de l'attrait renouvelé qu'il exerce.

 

Les contributions rassemblées dans cet ouvrage dressent un état des lieux de ce mode de gouvernement : elles envisagent ses évolutions dans les Etats où il est apparu et s'est développé, dans ceux qui l'ont adopté plus récemment, et à l'échelle de l'Union européenne, où il s'affirme implicitement. Elles proposent également une analyse plus transversale du phénomène, ainsi que des regards extérieurs.

 

L'ambition de l'ouvrage est de dépasser le constat, très convenu, du caractère relatif du déclin des parlements, et d'éviter de focaliser l'analyse - comme c'est souvent le cas - sur les rapports entre parlement et gouvernement, et sur la composition de la majorité et sa légitimité à exercer le pouvoir. C'est pourquoi les auteurs appréhendent le parlementarisme sous l'angle de la marginalisation des organes délibérants dans des systèmes politiques où la « gouvernance prend le pas sur le gouvernement, et dressent un bilan précis des possibilités qui s'offrent aux parlementaires pour répondre à ce nouveau défi.


M. Couvreur

CESSAC Catherine, COUVREUR Manuel, « La Duchesse du Maine (1676-1753) : une mécène à la croisée des arts et des siècles», in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXXI, Editions de l’Université de Bruxelles, 2003.

 

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

 

"Chamarrée", ainsi Saint-Simon qualifiait-il la personnalité complexe d'Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé (1676-1753), précieuse et pédante, frivole mais frondeuse. Sans doute cette excentricité – au sens premier du terme – s'explique-t-elle par un statut social bancal : petite-fille du Grand Condé, membre à part entière de la plus haute aristocratie, celle du sang, elle avait été mariée en 1692 au duc du Maine, l'aîné des bâtards nés du double adultère de la marquise de Montespan et de Louis XIV. Cependant, tout en rappelant à son époux l'infériorité de sa naissance, elle n'aura de cesse – et de plus en plus au fur et à mesure que la mort du roi se rapprochera inévitablement – de le soutenir : à la tête de la conjuration de Cellamare, elle tentera mème de faire enlever la Régence au duc d'Orléans au profit du duc du Maine. Le complot fut déjoué et la duchesse emprisonnée. Ces revers ne l'empêchèrent pas de reprendre ensuite, certes sur un mode assourdi, une vie mondaine et intellectuelle brillante : le président Hénault, Rose de Staal-Delaunay, Fontenelle, Houdar de La Motte ou la marquise du Deffand comptèrent alors parmi ses familiers. Sa célébrité demeure cependant attachée aux Grandes Nuits de Sceaux, divertissements aussi singuliers que dispendieux par laquelle elle avait su ranimer un temps les splendeurs éteintes de la cour du Roi Soleil. Mêlant poésies galantes, théâtre de société, bals, ballets ou cantates, ranimant le flambeau de la tragédie grecque tout en faisant éclore le genre de l'opéra-comique, les Divertissements de Sceaux témoignent de l'éclectisme de la duchesse et de ses principaux mentors : l'abbé Genest et Malézieu. La réputation de son esprit et plus encore la sûreté de son goût séduisirent les tenants des Anciens comme les plus résolus des Modernes, les célébrités confirmées – Chaulieu, Baron ou Fontenelle – autant que les débutants les plus prometteurs : Mouret, Bourgeois ou Colin de Blamont... C'est à Sceaux que Voltaire fit ses premiers pas dans le monde et c'est à l'intention de la duchesse qu'il écrivit les premiers de ces contes qui devaient les immortaliser tous deux.

 


R. Crahay

CRAHAY Roland, ed. : "La tolérance civile. Actes du colloque de Mons" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 1, Editions de l'Université de Bruxelles, 1982.


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Table des matières

R. Joly : Propos d'avant colloque.

Les textes : Toleranzpatent et Edits de Bruxelles.

E. Kovács : Zur Genese des Toleranzediktes Joseph II, aus Österreichischer Sicht.

P. Maertens : La promulgation de l'Edit de Tolérance dans les Pays-Bas autrichiens : réactions et conséquences immédiates

J. Vercruysse : Les réflexions du président de Neny sur la tolérance

J. Roegiers : Les Théologiens de Louvain contre l'Edit de Tolérance (1781-1782)

L. Dhondt : La réception de l'Edit et de l'idée de Tolérance dans le comté de Flandre au début de l'époque joséphine

H.R. Boudin : L'Edit de Tolérance et ses implications pour la communauté protestante d'Ostende

M.-T. Isaac : L'opposition des Etats de Hainaut à la liberté religieuse en 1578 et en 1781

H. Hasquin : La tolérance et la question du mariage. Hongrie

R.A. Horvath : L'Edit de Tolérance en Hongrie : histoire et appréciation critique

E. Martonyi : La vie intellectuelle en Hongrie à l'époque de Joseph II. Italie

D. Menozzi : Il dibattito sulla tolleranza nella chiesa italiana della seconda meta del Settecento. France

Ch. H. O'Brien : Jansenists and civil toleration in France, 1775-1778 : Le Paige, Guidi and Robert de Saint-Vincent

G. Weill : Les Lettres patentes de 1784 sur les juifs d'Alsace : tolérance ou despotisme éclairé ? Ultimes débats

M. Chappin S.J. : Entre dogme et diplomatie : la Curie romaine et le problème de la tolérance civile à propos de la "Déclaration" de F.A. de Méan, 1817

R. Aubert : "La liberté en Belgique" du cardinal de Franckenberg au cardinal Sterckx.

R. Crahay : Propos d'après colloque.


L. de Heusch

HEUSCH Luc de, A la découverte des Tsiganes, une expédition de reconnaissance (1961), Bruxelles, Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, 1966.


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Résumé

 

Au cours de l'été 1961, Luc de Heusch et Henri Storck accompagnent un étrange voyageur sur les routes d'Europe. de Paris à Istanbul.  Jan Yoors - dit Oncle Vania - est Belge et New-Yorkais, mais il vécut une partie de son adolescence parmi les Tsiganes nomades. Après dix-sept ans d'absence, il part à la recherche de sa famille adoptive, Il ne retrouvera ni son père Pulika ni sa soeur Eugénie, Mais partout Oncle Vania est accueilli par les siens avec magnificence, L'ethnologue qui fait partie de sa kompania provisoire vit au côté du seigneur tsigane la difficulté d'être un gajo, que la barrière séculaire du racisme et du contre-racisme sépare à jamais des hommes authentiques : les Rom

 


HEUSCH Luc de, Le Rwanda et la civilisation interlacustre, études d'anthropologie historique et structurale, Bruxelles, Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, 1966.


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Résumé

 

La problématique structuraliste appelle une élucidation nouvelle des problèmes fondamentaux de l'anthropologie politique.  Dans ce livre, qui fait suite d'une certaine façon aux Essais sur le symbolisme de l'inceste royal en Afrique, l'auteur se préoccupe de l'émergence de l'Etat dans la société archaïque. Il confronte idéologies royales et structures de subordination.  Le cadre historique et géographique de ces méditations sur le Pouvoir et l'Echange est donné par la civilisation interlacustre.  Partant du Rwanda, l'auteur décrit l'évènement d'une société à castes à partir d'une société fondée sur le clan totémique. Il tente aussi de cerner l'apparition du phénomène dit "féodal" en le situant dans un modèle plus général et plus adéquat qui englobe l'ensemble des structures de clientèle propres au Etats de la civilisation interlacustre.

 

La seconce démarche du livre relève de la nouvelle anthropologie religieuse.  L'auteur rassemble dans un tableau cohérent les légendes et les récits pseudo-historiques en relation avec le culte de possession kubandwa. Il institue une mythologie générale de la civilisation interlacustre dont il entreprend d'abord l'analyse synchronique. Tirant son profit des travaux ethno-historiques des chercheurs belges et anglais, il prend ensuite le risque d'une analyse diachronique : il étudie le déploiement sur un espace continu d'une religion initiatique homogène dont les variations locales au Bunyoro, en Ankole, au Rwanda, au Burundi, au Buhaya constituent un véritable "système de transformations".

 


G. de Kerchove

KERCHOVE Gilles de & WEYEMBERGH Anne, éd., L'espace pénal européen : enjeux et perspectives, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2001.


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Résumé

A la suite des événements dramatiques du 11 septembre 2001, la mise en place de l'espace pénal européen a connu une accélération sans précédent. Dans ce contexte, la Présidence belge de l'Union européenne a recueilli l'accord du Conseil sur trois instruments essentiels : le mandat d'arrêt européen, la définition commune du terrorisme et la mise sur pied d'Eurojust. Chacun constitue une avancée majeure sur les trois axes de travail principaux que le Conseil européen a assignés au Conseil lors de sa réunion de Tampere : la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires en matière pénale, l'harmonisation des législations et la mise en place d'acteurs européens.

 

L'objet du présent ouvrage est de mener une réflexion originale sur ces réalisations. Il s'interroge aussi sur les enjeux et les perspectives de l'Europe pénale dans le cadre de la Convention sur l'avenir de l'Union européenne, convoquée par les chefs d'Etat ou de gouvernement lors du Sommet européen de Laeken. Les travaux menés sous la présidence de Monsieur Giscard d'Estaing fournissent, en effet, l'occasion de réfléchir aux réformes institutionnelles à entreprendre pour faire de l'Union européenne un authentique espace de liberté, de sécurité et de justice. Faut-il par ailleurs approfondir encore l'espace pénal ? Ou, en d'autres termes, la reconnaissance mutuelle préfigure-t-elle la constitution d'un « territoire pénal européen » ? L'harmonisation des législations constitue-t-elle un premier pas vers un droit pénal européen ? Peut-on voir dans Eurojust une anticipation d'un procureur européen ?

 

L'ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée d'académiques et de chercheurs, de praticiens de la justice, de fonctionnaires nationaux ou européens.


P. Delwit

DELWIT Pascal, éd., Où va la social-démocratie européenne?  Débats, enjeux, perspectives, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2004.


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Résumé


Les partis socialistes et sociaux-démocrates laissent peu d'observateurs et de citoyens indifférents. Depuis plusieurs années maintenant, nombre d'acteurs les présentent comme une famille de partis en crise, sans imagination ni tonus, incapable de se renouveler et appelée à dépérir. D'autres, au contraire, la dépeignent comme une famille à l'avenir prometteur sinon radieux.

 

L'objectif du livre n'est pas de confirmer l'une ou l'autre de ces visions. L'ouvrage analyse en profondeur les transformations qui touchent, dans la période contemporaine, la social-démocratie dans ses différentes facettes : évolution des modèles organisationnels, changements dans les performances politiques et électorales, rapports modifiés avec les organisations syndicales et les associations de la société civile, réactions à l'émergence de nouveaux concurrents politiques ou de nouvelles valeurs, réorientations idéologiques et programmatiques.

 

Pour la première fois, le propos n'est pas exclusivement centré sur la partie occidentale de l'Europe mais concerne autant les partis sociaux-démocrates des démocraties consolidées que les organisations se revendiquant du socialisme démocratique en Europe centrale et orientale, et met en évidence les spécificités et les points communs.

 

A l'aube du XXIe siècle, ce sont donc les défis et les manières d'y répondre qui sont décortiqués par plusieurs des meilleurs spécialistes européens des partis sociaux-démocrates en Europe.


DELWIT Pascal & DE WAELE Jean-Michel, Le mode de scrutin fait-il l'élection ?, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

Le vote, sous le règne du suffrage universel, est le principal mode de légitimation des régimes de démocratie représentative. Cette pratique générale - s'exprimer à échéance régulière pour l'élection de ses représentants - recouvre un grand nombre de diversités. Diversité dans la nature des régimes : régimes parlementaire, semi-présidentiel ou présidentiel. Diversité dans les espaces-temps qui séparent les scrutins. Diversité surtout dans les modalités de l'élection.

 

Le mode de scrutin est une des contraintes juridico-politiques qui entourent l'expression du suffrage. Depuis plusieurs années, la nature et les modalités des systèmes électoraux sont au centre de débats politiques et scientifiques. Certains Etats ont changé leur législation électorale récemment (Italie, Japon, Nouvelle-Zélande). En Belgique, la problématique d'un éventuel passage au scrutin majoritaire a été évoquée à plusieurs reprises. L'ouvrage fait le point sur l'état des principaux modes de scrutin à l'ceuvre en Europe. Une question centrale traverse le livre: dans quelle mesure le mode de scrutin « fait-il » l'élection ? Cette problématique est au cceur des différentes contributions à travers l'évocation de situations en Europe occidentale et centrale ou dans une dimension internationale - les élections pour le Parlement européen.

 

Dans la deuxième partie du livre, la controverse est centrée sur la Belgique, à travers des interrogations clés : quelles raisons ont justifié le passage d'un mode de scrutin majoritaire au scrutin proportionnel en 1899 ? Quelles sont les modalités juridiques d'un éventuel changement de mode de scrutin ? Quels pourraient, enfin, être les effets d'un passage du mode de scrutin proportionnel à un scrutin majoritaire ?

 

Pascal Delwit et Jean-Michel De Waele sont enseignants de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Ils y animent le Centre d'étude de la vie politique.


DELWIT Pascal, Les partis régionalistes en Europe.  Des acteurs en développement?, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 

 

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Résumé

 

Depuis une vingtaine d’années, le fait régional et l’action régionale semblent s’être fortement développés en Europe. La promotion de l’Europe des régions a été sur le devant de la scène dans la conclusion de nouveaux traités jalonnant la construction européenne depuis quinze ans. Et, de manière emblématique, a été établi un Comité des régions. Celui-ci reste à ce jour doté d’une influence formelle modeste mais son établissement atteste d’un intérêt renouvelé pour l’échelon régional, quand bien même celui-ci recouvre des réalités différentes dans les Etats membres de l’Union européenne. 
 
 
 
En parallèle à cette affirmation du fait régional, des mouvements et des partis de revendication régionaliste ont marqué les esprits par leur percée dans certains Etats. En Grande-Bretagne, en France, en Espagne ou en Italie, pour ne citer que quelques exemples, des partis régionalistes ont fait la une par leurs performances électorales et politiques, ou par leur propos : songeons au parti nationaliste basque, au Sinn Fein, à la Ligue du Nord, au Vlaams Belang, ou au parti national écossais. 
 
 
 
L’objet du livre est d’analyser l’essence de ces partis régionalistes, d’examiner leurs rôles et leurs performances dans les sociétés européennes, de questionner la nouveauté du phénomène et d’étudier dans quelle mesure ils appartiennent à une même famille. Ce travail est réalisé avec la contribution de plusieurs des meilleurs spécialistes de ces problématiques en Europe.


DELWIT Pascal, Social Democracy in Europe, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 

 

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Résumé

 

Socialist and Social Democratic parties leave few political observers and citizens indifferent. For several years, a certain number of actors on the political scene have presented it as a political family in crisis, lacking in imagination and dynamism, incapable of renewal and doomed to fade into insignificance. Others, on the contrary, describe it as a grouping with a
promising, even brilliant future.

This book does not set out to confirm either of those two visions. Its aim is to analyse in-depth the transformations which are affecting, at the current time, the different aspects of Social Democracy: new organisational models, changes in political and electoral performance, changing relations with the trade unions and civil society associations, reactions to the emergence of new political rivals and new values, new ideological trends and political programmes, etc.

 

For the first time, the analysis does not concern exclusively Western Europe, but also deals with the Social Democratic parties of the consolidated democracies and the organisations that claim to be part of democratic socialism in Central and Eastern Europe, and highlights the specific characteristics and points in common.

At the dawn of the 21st century, it is therefore the challenges and the different responses to those challenges that are analysed by several of the leading European specialists in Social Democratic parties in Europe.

 

 


DELWIT Pascal, KÜLAHCI Erol, VAN de WALLE Cédric, Les fédérations européennes de partis. Organisation et influence, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2001.

 

 

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Résumé

 

Depuis près de trente ans, les fédérations européennes de partis font partie du paysage politique européen. Les premières élections du Parlement européen au suffrage universel direct (1979) avaient stimulé les recherches sur les groupements partisans transnationaux qui s'étaient formés dans cette
perspective. Mais l'enthousiasme scientifique céda vite la place à l'oubli et il fallut attendre l'accélération de l'intégration européenne suite à l'Acte unique (1988) et au traité de Maastricht (1993) pour que la science politique s'y intéresse à nouveau.

Au terme de la conférence intergouvernementale 2000 révisant l'article 138 A du traité sur l'Union européenne pour lui substituer l'article 191 du traité de Nice, il était nécessaire de faire le point sur la place des fédérations de partis dans l'Union européenne.

Les auteurs du présent ouvrage les analysent sur les plans historique, politique et organisationnel. Ils mettent en évidence leur contribution à l'édification d'un système politique supranational en devenir.

La première partie du livre est consacrée aux controverses et aux
débats : il y est question, entre autres, des approches théoriques possibles, des contraintes institutionnelles qui pèsent sur le développement des fédérations européennes de partis et des conditions et modalités d'une reconnaissance éventuelle.

Dans la deuxième partie, les auteurs analysent l'organisation des cinq structures partisanes constituées à ce jour : le Parti des socialistes européens, le Parti populaire européen, le Parti européen des libéraux démocrates et réformateurs, la Fédération européenne des partis verts, le Parti démocratique des peuples d'Europe/Alliance libre européenne.

Enfin, la dernière partie s'attache à l'influence de ces fédérations sur le processus de décision, sur les facteurs qui la conditionnent, sur la formation du consensus, sur le rôle des partis nationaux et les relations qu'elles entretiennent avec le Conseil européen, le Conseil des ministres, la Commission européenne et les groupes politiques au Parlement européen.

 


DELWIT Pascal, van HAUTE Emilie, Le vote des Belges (Bruxelles - Wallonie, 10 juin 2007), Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2008.

 

 

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Résumé

 

Le scrutin fédéral du 10 juin 2007 a frappé les imaginations. L’ampleur des mouvements électoraux a été notable en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Mais que s’est-il vraiment produit ce dimanche 10 juin 2007 dans le chef des électeurs et comment comprendre la structure du vote ?
 
Pour approcher ces questions difficiles, le Centre d’étude de la vie politique de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a réalisé une enquête « sortie des urnes » auprès de 3 000 électeurs bruxellois et wallons : cet ouvrage en présente les résultats. Ils sont déclinés et analysés à la lumière des approches classiques du comportement électoral et des divisions propres à la société belge.

Les lignes de démarcations traditionnelles sont mises en évidence : clivages socio-économique et philosophique, positionnements sur les questions de société ou sur l’ouverture à l’autre. Leur validité est testée, de même que la structuration de l’électorat par rapport à ces lignes de démarcation. Des indicateurs classiques de distinction du comportement, comme le niveau de capital scolaire, sont aussi abordés pour mesurer leur pertinence et leur influence sur l’expression du vote.
 
Mais des thématiques moins habituelles, plus nouvelles, sont aussi traitées : l’examen des transferts de voix d’une élection à l’autre, le comportement électoral d’un groupe de plus en plus important – l’électorat de confession musulmane – ou encore la configuration à Bruxelles, parent pauvre des études électorales en Belgique.

Au final, l’ouvrage donne nombre d’indications permettant de comprendre les ressorts du vote dans l’espace francophone en Belgique et d’approcher ce qui s’est produit le 10 juin 2007 chez les électeurs.

  

 


DELWIT Pascal, POIRIER Philippe, Extrême-droite et pouvoir en Europe, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.

 

 

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Résumé

 

Depuis un quart de siècle, plusieurs partis d'extrême droite ou de la droite populiste ont opéré une percée dans leur système politique national : le Front national en France, le FPO en Autriche, le parti du progrès en Norvège et au Danemark, le parti populaire danois, le parti national slovaque, le Mouvement social italien-Alliance nationale, la Ligue du nord, les Republikaner, le NPD et la DVU en Allemagne, la Liste Pim Fortuyn et le parti de la Liberté aux Pays-Bas, Ataka en Bulgarie, le parti populaire de la Grande Roumanie, le Vlaams Belang et le Front national en Belgique, l'Union démocratique du Centre en Suisse, LAOS en Grèce... Au surplus, un fait politique nouveau s'est imposé ces dernières années : outre la progression électorale et politique observée par nombre de ces partis, plusieurs formations d'extrême droite ont accédé aux responsabilités gouvernementales ou ont soutenu des gouvernements de l'extérieur. Par delà les riches travaux consacrés aux développements des partis d'extrême droite, il s'imposait donc d'analyser les conditions et les conséquences de cette nouvelle donne. Tel est l'angle d'approche de cet ouvrage, qui réunit des contributions des meilleurs spécialistes de la question. La réflexion porte sur la vie et les choix internes de ces partis. Souhaitent-ils accéder au pouvoir ? Cette question suscite-t-elle des débats difficiles ? Observe-t-on un processus de modération quand ces formations rentrent au gouvernement ? Les militants endossent-ils ce choix ? Le parti est-il sanctionné ou conforté aux élections suivantes ?... Mais elle se fixe aussi sur les dimensions extérieures à ces formations. Les thèmes portés par les partis d'extrême droite percolent-ils chez les partis démocratiques? L'apport de l'extrême droite est-il marquant sur certains thèmes qui lui sont chers ? Embrasser l'extrême droite est-ce mieux l'étouffer ? ... A partir d'études de cas et d'approches comparées, l'ouvrage fournit des réponses inédites à ces questions contemporaines.

 


DELWIT Pascal, Libéralismes et partis libéraux en Europe, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2002.

 

 

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Résumé

 

C'est peu dire que le libéralisme politique et. plus encore, les partis libéraux en Europe ont été peu étudiés par la communauté scientifique. Comparé aux formalions socialistes, communistes, d'extrême droite et, plus récemment, écologistes, les partis libéraux sont à l'évidence un des parents pauvres de la littérature scientifique dans les recherches portant sur les acteurs politiques. Une recherche bibliographique sommaire suffirait à l'établir.


Pourtant, le libéralisme politique fut la doctrine de référence dans
l'avènement de l'Etat parlementaire puis de la démocratie parlementaire, au XIXe et au XXe siècles. Dans plusieurs sociétés européennes, les organisations et partis libéraux jouèrent un rôle clé dans la transition des monarchies absolues vers le constitutionnalisme. Dans la période contemporaine, plusieurs formations libérales furent des partis pivots cruciaux dans leur système politique national.


Une des ambitions de ce livre est donc de contribuer aux lacunes
criantes des travaux consacrés à l'espace politique du centre-droit et, singulièrement, aux partis libéraux.


Pour ce faire, l'ouvrage rassemble des contributions de spécialistes
internationaux. Ils abordent, décortiquent et analysent l'histoire du libéralisme politique, ses caractéristiques el ses évolutions. Ils examinent aussi l'essence des partis libéraux européens dans la période contemporaine : leur mutation idéologique, leur parcours électoral, leur performance politique et leur situation actuelle.

 


DELWIT Pascal & GOTOVITCH José, éd., La peur du rouge, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Résumé

Depuis l'ancien régime, les « partageux » ont inquiété sans relâche aristocrates, bourgeois et petites gens. « Sans Dieu », anarchistes, socialistes, communistes, trotskystes, marginaux : du XIXe siècle à nos jours, les peurs se sont relayées, cumulées, renvoyées parfois l'une à l'autre, œuvrant au niveau du politique et de l'imaginaire.

 

Quels fantasmes ces peurs ont-elles engendrés à des moments forts en Belgique ou à l'étranger ? Quel(s) impact(s) ces fantasmes ont-ils eu(s) et ont-ils encore des décennies après les événements ? Quels mécanismes de propagande et de contre-propagande ont-ils déclenchés ? Quelle a été leur influence sur les prises de décision ?

 

Autant de questions et de problématiques approchées et développées dans cet ouvrage centré sur la Belgique mais éclairé par des comparaisons avec d'autres pays.

 

Pascal Delwit est maître de conférence à l'Université libre de Bruxelles. Il co-dirige le laboratoire d'étude des partis politiques en Europe. José Gotovitch est professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il dirige le groupe d'histoire et de sociologie du communisme.


P. Devolder

DEVOLDER Pierre, Finance stochastique, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1993.

 

 

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Résumé

 

Dans un éditorial resté fameux (ASTIN Bulletin 17, 1988), Hans Bühlmann saluait, il n’y a guère, la confluence des mondes de la finance et de l’assurance, et l’apparition d’une nouvelle catégorie d’actuaires – les actuaires du troisième type – dont les activités débordent très largement le cadre des compagnies pour s’étendre à celui de la banque et de la finance.

Cette émergence, par interpénétration des deux secteurs d’activité jadis distincts, du secteur de la bancassurance ne correspond pas seulement à une évolution de la pratique économique : elle traduit également d’importants bouleversements techniques. Tant la prise en compte, dans la gestion actuarielle, de risques financiers souvent prépondérants que la maîtrise des produits financiers nouveaux requièrent en effet la mise en œuvre d’outils probabilistes et mathématiques perfectionnés – processus aléatoires, calcul stochastique, intégrale d’Ito, ... – auprès desquels font figure bien obsolète les calculs d’intérêts composés des manuels de mathématique financière traditionnels.

Le présent ouvrage procure une introduction mathématique rigoureuse, mais cenpendant lisible, au calcul financier moderne.  Ecrit par un actuaire, il porte sur la problématique financière un regard original, lié à la longue tradition actuarielle en gestion du risque et aux impératifs de stabilité à long terme caractéristiques du secteur de l’assurance. 

 


A. Despy-Meyer

DESPY-MEYER Andrée, éd., Frère-Orban et le libéralisme politique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Résumé

Figure de proue du parti libéral, Frère-Orban a marqué tout le XIXe siècle belge : ministre sans presque discontinuer, il défendra tout au long de sa vie une doctrine libérale forte dont il demeure encore aujourd'hui le symbole.


R. Devleeshouwer

DEVLEESHOUWER Robert, L’arrondissement du Brabant sous l’occupation française, 1794-1795, aspects administratifs et économiques, Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1964.

 

Crédits : photographies, Bibliothèque Royale de Belgique  


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Table des matières

 

 

 

INTRODUCTION

 

TABLEAU DE CONCORDANCE DES CALENDRIERS RÉPUBLICAIN ET GRÉGORIEN

 

TABLE DES ABRÉVIATIONS

 

CHAPITRE Ier. La situation avant la seconde occupation française

1. La France
2. Les Pays-Bas autrichiens

 

CHAPITRE II. . L'entrée des Français en Belgique. Occupants et occupés - La Belgique et l'armée française

 

CHAPITRE III. La politique française à I'égard de la Belgique

 

CHAPITRE IV. Les contributions

 

CHAPITRE V. Les otages

 

CHAPITRE VI. L'organisation des réquisitions


1. Dégâts et exactions
2. Les réquisitions militaires
3. L'agence de commerce
4. Les agents de la République

 

CHAPITRE VII. L'administration de la Belgique


1. Les autorités supérieures françaises
2. Fonctionnement et caractère de l'Administration centrale et supérieure de la Belgique et des Administrations d'arrondissement
3. Les municipalités

 

CHAPITRE VIII. Le maintien des anciennes lois et coutumes


1. Les tribunaux
2. Les corporations
3. Les dîmes

 

CHAPITRE IX. L'émigration et les propriétés nationales


1. Les émigrés
2. Le séquestre des biens d'émigrés
3. Ecclésiastiques et couvents

 

CHAPITRE X. Bouleversements économiques


A. Le commerce et l'industrie
B. Les réquisitions

 


J.M. De Waele

DE WAELE Jean-Michel, éd., Partis politiques et démocratie en Europe centrale et orientale, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Dix ans après la chute du mur de Berlin, les paysages politiques s'organisent peu à peu en Europe centrale et orientale. Après une période de chaos marquée par la prolifération des partis politiques, des scissions innombrables, le morcellement des parlements, les Etats de la région traversent aujourd'hui une nouvelle phase. Des alternances démocratiques se sont produites, des organisations partisanes ont consolidé leur structure et leur organisation, même si dans l'ensemble le processus s'avère plus long et plus complexe qu'annoncé par nombre d'observateurs.

 

L'étude des partis politiques d'Europe centrale et orientale est d'autant plus intéressante que les tentatives de créer des organisations post-partisanes se sont multipliées après la chute des régimes communistes. La mouvance de la dissidence pensait pouvoir se passer des partis politiques souvent décriés et vilipendés. Or, force est de constater qu'ils se sont révélés indispensables dans le processus de démocratisation des pays d'Europe centrale et orientale.

 

Cet ouvrage propose un premier bilan général de l'état des partis politiques de la région, dans une perspective résolument comparative.

 

La première partie plante le décor : elle étudie l'implantation géographique des partis et les situe dans leur contexte historique et par rapport à la mouvance « anti-communiste ».

 

La deuxième partie traite d'un des phénomènes les plus marquants de l'après-communisme : la reconversion des partis communistes, en Pologne, où elle a réussi, en Bulgarie, où elle reste incertaine.

 

La troisième partie analyse en détailles clivages politiques autour desquels se structurent les partis politiques dans les PECQ. Quel système de parti émerge ? Quelles familles politique sont représentées ? Les théories classiques de la science politique sont-elles applicables à cette zone géographique ? Qu'en est-il du clivage gauche/droite ? Des partis qui défendent les intérêts des minorités nationales ? De quelle nature sont les clivages ? Quel est le poids de la contrainte externe ? L'analyse met en évidence les spécificités de chaque Etat, elle permet aussi de comparer les paysages politiques des anciennes « démocraties populaires » avec les situations prévalant en Europe occidentale.

 

La dernière partie s'attache au processus de démocratisation à l'oeuvre dans la région : elle précise le rôle qu'y jouent les partis politiques et les effets de l'adhésion aux organisations internationales.


DELWIT Pascal & DE WAELE Jean-Michel, Le mode de scrutin fait-il l'élection ?, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

Le vote, sous le règne du suffrage universel, est le principal mode de légitimation des régimes de démocratie représentative. Cette pratique générale - s'exprimer à échéance régulière pour l'élection de ses représentants - recouvre un grand nombre de diversités. Diversité dans la nature des régimes : régimes parlementaire, semi-présidentiel ou présidentiel. Diversité dans les espaces-temps qui séparent les scrutins. Diversité surtout dans les modalités de l'élection.

 

Le mode de scrutin est une des contraintes juridico-politiques qui entourent l'expression du suffrage. Depuis plusieurs années, la nature et les modalités des systèmes électoraux sont au centre de débats politiques et scientifiques. Certains Etats ont changé leur législation électorale récemment (Italie, Japon, Nouvelle-Zélande). En Belgique, la problématique d'un éventuel passage au scrutin majoritaire a été évoquée à plusieurs reprises. L'ouvrage fait le point sur l'état des principaux modes de scrutin à l'ceuvre en Europe. Une question centrale traverse le livre: dans quelle mesure le mode de scrutin « fait-il » l'élection ? Cette problématique est au cceur des différentes contributions à travers l'évocation de situations en Europe occidentale et centrale ou dans une dimension internationale - les élections pour le Parlement européen.

 

Dans la deuxième partie du livre, la controverse est centrée sur la Belgique, à travers des interrogations clés : quelles raisons ont justifié le passage d'un mode de scrutin majoritaire au scrutin proportionnel en 1899 ? Quelles sont les modalités juridiques d'un éventuel changement de mode de scrutin ? Quels pourraient, enfin, être les effets d'un passage du mode de scrutin proportionnel à un scrutin majoritaire ?

 

Pascal Delwit et Jean-Michel De Waele sont enseignants de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Ils y animent le Centre d'étude de la vie politique.


A. Dierkens

DIERKENS Alain, MORELLI Anne, éds : "Sectes et hérésies, de l'Antiquité à nos jours", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 12, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2002.


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Résumé

"Secte" ou "religion", "hérésie" ou "vraie foi" ? Comment obtient-on (ou non) un label religieux honorable ? Comment devient-on "religieusement correct" ? Qui en décide ? Quel est le poids des pouvoirs politiques dans ce choix ?

 

Les exemples réunis dans ce livre traversent les siècles pour témoigner de la permanence de ces questions sur les rapports entre le pouvoir et les formes institutionnelles du sentiment religieux.

 


DIERKENS Alain, éd. : "Le libéralisme religieux", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 3, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Table des matières

H. Savon : Présentation

H. Hasquin : Alexandre Vinet, la Belgique et la genèse du concept de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1824-1831)
 
G. Bedouelle : Lacordaire, la liberté et les libertés ; J. Baubérot : Protestantisme français et vision libérale de la religion

J.-P. Willaime : Le protestantisme libéral en Allemagne de l'après-guerre à nos jours

A. Morelli : Une condamnation romaine des catholiques libéraux belges

J.-D. Durand : L'église catholique et la démocratie politique en Italie au lendemain de la deuxième guerre mondiale

J. Grootaers : La déclaration du concile Vatican II concernant la liberté religieuse

W. Frijhoff : Réflexions sur la transformation du catholicisme hollandais. 1960-1970

H. R. Boudin : Le libéralisme contemporain dans l'Eglise d'Angleterre (1963-1991)

Thomas Gergely : Aux origines de la réforme juive ; W. Bok : Messianisme universel et troisième Commonwealth. Aperçu du parcours idéologique du judaïsme libéral américain

J.-Ph. Schreiber : Quelques aspects du libéralisme juif en Belgique au XIXe siècle

M. A. Meyer : Une religion « archaïque » doit-elle et peut-elle devenir moderne ?

A.-Cl. Dero : Islam textualiste et libéralisme

H. Savon : Epilogue.


DIERKENS Alain, BARTHOLEYNS Gil, GOLSENNE Thomas, "La performance des images", in Problèmes d'histoire des Religions, Volume 19, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010.

 
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Résumé

 

L'image, avant de représenter, de signifier, agit et fait agir. La performance des images, dont ce livre entreprend l'exploration, est à comprendre d'abord comme l'évaluation de leur efficacité : quels sont les effets
des images ? C'est ensuite leur agentivité : en quelle manière les images sont-elles des êtres vivants ?  C'est aussi leur performativité : comme il y a des actes de parole, il y a des actes d'image dont les modalités
peuvent être détaillées. Enfin, c'est leur puissance : que peut une image, dont un texte, par exemple, serait incapable ?
L'image chrétienne tient ici une place à part car, loin d'être une simple « Bible des illettrés » soumise au règne du texte, elle imprègne tous les aspects de la vie et de la pensée des sociétés chrétiennes, depuis leurs fondements théologiques et anthropologiques - Dieu créa l'homme à son image ; le Fils est l'image du Père - jusqu'aux utilisations les plus diverses des objets visuels. Mais en Occident ce n'est pas seulement au Moyen Age que les images sont actives : ce livre est aussi consacré aux nouvelles formes de performances visuelles qui sont apparues avec la Renaissance ou la société mass-médiatique.

 

 


DIERKENS Alain, BEYER DE RYKE Benoît, ed., "Maître Eeckhart et Jan van Ruusbroec. Etudes sur la mystique "rhéno-flamande" (XIIIe-XIVe siècle)", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 14, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2004.

 
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Résumé

 

La mystique « rhéno-flamande » regroupe deux ensembles, puisant aux mèmes sources mais allant parfois dans des directions opposées : une tradition « allemande », représentée essentiellement par les dominicains Maître Eckhart, Henri Suso et Jean Tauler ; et une tradition "flamande", illustrée par la béguine Hadewijch d'Anvers et par Jan van Ruusbroec.
 
Cet ouvrage traite de quelques aspects majeurs de la recherche actuelle sur ces auteurs.

 

 


DIERKENS Alain, BEYER DE RYKE Benoît, ed., "Mystique : la passion de l’Un, de l’Antiquité à nos jours", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 15, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 
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Table des matières

 

Note de l’éditeur de la collection.  Alain DIERKENS

 

Introduction. La mystique comme passion de l’Un.  Benoît BEYER DE RYKE

 

Qu’est-ce que l’expérience mystique ?

 

Mystique occidentale : le cadre mental préliminaire.  Boris TODOROFF

 

Les techniques de méditation et les inductions théurgiques vers les états mystiques.  Jean DIERKENS

 

La mystique en Occident

 

Antiquité

Quelques pistes de réflexion au sujet de la mystique de Philon d’Alexandrie  Sabrina INOWLOCKI

 

Peut-on parler d’union mystique chez Plotin ?  Luc BRISSON

 

Le statut de l’intellect dans l’union mystique.  Ysabel DE ANDIA

 

Moyen Age

Mystique et rationalité chez les penseurs latins des XIe et XIIe siècles : Anselme de Canterbury (1033-1109) et Bernard de Clairvaux (1090-1153).  Christian BROUWER

 

Les mots avant les choses : mystique cistercienne et anthropologie historique de l’affectivité.  Damien BOQUET

 

L’amour de Dieu dans la spiritualité cartusienne, l’héritage du XIIIe siècle. Nathalie NABERT

 

L’être, l’Un et la Trinité chez Eckhart.  Marie-Anne VANNIER

 

Le sommet de la contemplation chez Nicolas de Cues.  Jean-Michel COUNET

 

Temps Modernes

La jouissance mystique selon Thérèse d’Avila et Jean de la Croix.  Bernard SESÉ

 

Histoires de la mystique et déclin de la mystique au XVIIe siècle.  Jacques LE BRUN

 

Epoque contemporaine

Mystique, avant-garde et marginalité dans le sillage du Monte Verità.  Wolfgang WACKERNAGEL

 

Le féminin de l’Esprit : différence dans l’Unité.  Michel CAZENAVE

 

Impacts de la mystique féminine catholique dans la conjoncture actuelle du fait religieux en France.  Jacques MAÎTRE

 

Perspectives comparatistes : Islam, Inde, Chine

 

Soufisme et cosmographie musulmane aux XIIe et XIIIe siècles : convergence ou influence à propos d’une conception commune du monde ?.  Jean-Charles DUCÈNE

 

De la commensurabilité des discours mystiques en Orient et en Occident. Une comparaison entre Plotin et Çankara.  Joachim LACROSSE

 

Manger de l’air, manger des mots. La recherche de l’aliment d’immortalité dans le taoïsme.  Françoise LAUWAERT

 

Liste des auteurs

 


DIERKENS Alain, MARX Jacques, "La sacralisation du pouvoir : images et mises en scène", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 13, Editions de l’Université de Bruxelles, 2003.

 

 

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Résumé

 

L'ouvrage est né d'une réflexion de caractère historique portant sur les modes d'articulation, dans la société civile, d'une théologie politique. Cette dernière n'a pas été examinée du point de vue théorique, en particulier dans le cadre classique des relations de l'Eglise et de l'Etat, mais sous l'angle anthropologique. Ce sont donc toutes les formes de manifestation d'un donné à voir qui sont ici concernées : gestes, formes, rituels, mises en scène, par lesquels le pouvoir tente d'affirmer sa légitimation.
 

 


DIERKENS Alain, éd. : "Apparitions et miracles", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 2, Editions de l'Université de Bruxelles, 1991.


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Table des matières

J. Dierkens : Apparitions et théories psychologiques contemporaines ;

R. Tefnin : Miracles, merveilles et sortilèges en Egypte ancienne ;

B. Decharneux : Apparitions et miracles des anges et démons chez Philon d'Alexandrie et Plutarque ;

J.-M. Sansterre : Apparitions et miracles à Ménouthis : de l'incubation païenne à l'incubation chrétienne ;

H. Platelle : Agobard, évêque de Lyon, les soucoupes volantes, les convulsionnaires ;

J. Marx : La Salette dans la littérature catholique des XIXe et XXe siècles ;

A. Morelli : Apparitions et miracles des années quatre-vingt ;

M. Graulich : Les signes avant-coureurs de la chute de l'empire aztèque ;

A.-Cl. Dero : L'hagiographie miraculeuse de Muhammad ;

R. Goetschel : Nature et miracle dans la pensée juive du Moyen Age;

Al. Dierkens : Quelques mots de conclusion.


DIERKENS Alain, éd. : "L'antimachiavélisme, de la Renaissance aux Lumières", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 8, Editions de l'Université de Bruxelles, 1997.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur ;

Y. Ch. Zarka : Singularité de l'antimachiavélisme ;

A. E. Baldini : L'antimachiavélisme en Italie au début de la littérature de la raison d'Etat ;

Th. Berns : L'antimachiavélisme de Machiavel ou l'indétermination assumée de la loi ;

G. Borrelli : Parcours et raisons de l'antimachiavélisme dans la culture politique napolitaine : de Campanella à Vico ;

Chr. Frémont : Le machiavélisme et l'antimachiavélisme confondus par l'athéisme. Critique de la doctrine du pouvoir chez d'Holbach ;

A. Goosens : Machiavélisme, antimachiavélisme, tolérance et répression religieuses dans les Pays-Bas méridionaux (seconde moitié du XVIe siècle) ;

H. Méchoulan : Constitution de l'antimachiavélisme : le Dieu des antimachiavéliens espagnols du siècle d'or ; R. Mortier : Les ambiguïtés du machiavélisme au XVIIIe siècle français ;

M. Senellart : La critique de Machiavel dans les Discorsi sopra Tacito (1594) d'Ammirato ;

S. Suppa : Parcours de l'antimachiavélisme : les Jésuites italiens, l'interprétation prudente d'Amelot de La Houssaye ;


Fr. Bierlaire : En guise de conclusion...


DIERKENS Alain, éd. : "L'intelligentsia européenne en mutation (1850-1875), Darwin, le Syllabus et leurs conséquences", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 9, Editions de l'Université de Bruxelles, 1998.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur ;
Jean Baubérot et Hervé Hasquin, Avant-propos ;
Jean Baubérot, De la conciliation à l'anticléricalisme militant : le Grand Dictionnaire Universel de Pierre Larousse ;
Patrick Cabanel, Du religieux au laïque : la conjoncture réformatrice dans le judaïsme et le protestantisme (France et Belgique, 1860-1870) ;
Jacques Chopineau, Bible et histoire. La transformation des études bibliques dans la deuxième moitié du XIXe siècle ;
Pierre F. Daled, L'émergence d'un matérialisme athée lors des congrès internationaux d'étudiants de Liège (1865), Bruxelles (1867) et Gand (1868) ;
Olivier Gillet, Les mutations ecclésiologiques dans les Balkans dans les années 1860-1870 ;
Hervé Hasquin, Le libéralisme belge, Quanta Cura et le Syllabus ;
Claude Langlois, Lire le Syllabus ;
Jean-Pierre Laurant, L'émergence de l'occultisme moderne détaché des systèmes de pensée chrétiens ;
Jean-Paul Martin, L'émergence des Ligues de l'enseignement en Europe, de la tentation cosmopolite à l'invention de la laïcité (1864-1876) ;
Jacques Marx, La Salette dans la théologie politique légitimiste ;
Pierre Ognier, La "Morale indépendante" sous le Second Empire (1865-1870) ;
Jean-Philippe Schreiber, La réception du discours ultramontain dans les judaïsmes français et belge (1857-1879) ;
Valentine Zuber, Hyacinthe Loyson, d'un catholicisme à l'autre ;
Hervé Savon, L'intelligentsia européenne en mutation dans le troisième quart du XIXe siècle ;
Françoise Champion, En guise d'épilogue. Hier et aujourd'hui : les mutations des années 1965-1985.


DIERKENS Alain, éd. : "Religion et tabou sexuel", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 1, Editions de l'Université de Bruxelles, 1990.


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Table des matières

L. de Heusch : Les vicissitudes de la notion d'interdit ;

B. Decharneux : Interdits sexuels dans l'oeuvre de Philon d'Alexandrie dit "le Juif" ;

G. Sissa : Du désir insatiable au plaisir captivé ;

A. Rousselle : Le sexe et la parole : conciles occidentaux et droit romain ;

A. Boureau : L'inceste adelphique dans la chrétienté médiévale ; H. Plard : La "fréquentation" : interdits et privautés dans l'Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles ;

A. Morelli : Tensions entre le Vatican et sa "périphérie" à propos de la sexualité sous le pontificat de Jean Paul II ;

M. Graulich : La fleur défendue. Interdits sexuels en Mésoamérique ; Th. Gergely : "Vous ne suivrez pas les désirs de votre coeur et de vos yeux...". Judaïsme et comportement sexuel ;

A.-Cl. Dero : L'insertion des tabous sexuels dans le système du Fiqh ;

J. Thiry : Les femmes berbères et la conquête de l'Afrique du Nord par les Arabes ;

A. Dierkens : Quelques mots de conclusion.


DIERKENS Alain, éd. : "Dimensions du sacré dans les littératures profanes", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 10, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur;
J. Ries Espace et métamorphose du sacré;
E. Van der Schueren : D'une pratique eucharistique à une production esthétique : la sécularisation de l'éloquence sacrée à la fin de l'Ancien Régime (Jean Sifrein Maury);
L. Brognez : Georges-Olivier Destrée et la religion de l'art : de l'esthète au converti;
E. Godo, "Silence ! les dieux sont ici". Les ambiguïtés du sacré dans l'oeuvre de Maurice Barrès;
R. Griffiths, Le sacré et le dé-sacré dans le roman catholique;
J.-P. Laurant, Les mages écrivains à la Belle Epoque;
J. Marx : La mort du roi et le Péché de la France;
M. Watthée-Delmotte, Contre la malédiction de la littérature : jeux et enjeux du rite chez Villiers de l'Isle-Adam;
D. Acke, Julien Gracq et le sacré surréaliste;
J.-P. Jossua, Du sacré aux signes chez Philippe Jaccottet; A. Mingelgrün, L'inscription du sacré dans l'oeuvre de quelques poètes contemporains;
J. Vercruysse, Christologie et roman contemporain. Les évangiles de Clavel, Kazantzaki, Le Guillou, Levi, Mailer, Saramago, Seuphor : le Christ désacralisé;
B. Decharneux La Geste de l'empereur Julien : entre le profane et le sacré;
A.-Cl. Dero, Paysage eschatologique et récit profane dans l'Epïtre du pardon de Abû-l-'Alâ'al Ma'arrï;
Th. Gergely : L'humour juif : du sacré sous le profane

 


DIERKENS Alain, éd. : "Dimensions du sacré dans les littératures profanes", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 10, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur;
J. Ries Espace et métamorphose du sacré;
E. Van der Schueren : D'une pratique eucharistique à une production esthétique : la sécularisation de l'éloquence sacrée à la fin de l'Ancien Régime (Jean Sifrein Maury);
L. Brognez : Georges-Olivier Destrée et la religion de l'art : de l'esthète au converti;
E. Godo, "Silence ! les dieux sont ici". Les ambiguïtés du sacré dans l'oeuvre de Maurice Barrès;
R. Griffiths, Le sacré et le dé-sacré dans le roman catholique;
J.-P. Laurant, Les mages écrivains à la Belle Epoque;
J. Marx : La mort du roi et le Péché de la France;
M. Watthée-Delmotte, Contre la malédiction de la littérature : jeux et enjeux du rite chez Villiers de l'Isle-Adam;
D. Acke, Julien Gracq et le sacré surréaliste;
J.-P. Jossua, Du sacré aux signes chez Philippe Jaccottet; A. Mingelgrün, L'inscription du sacré dans l'oeuvre de quelques poètes contemporains;
J. Vercruysse, Christologie et roman contemporain. Les évangiles de Clavel, Kazantzaki, Le Guillou, Levi, Mailer, Saramago, Seuphor : le Christ désacralisé;
B. Decharneux La Geste de l'empereur Julien : entre le profane et le sacré;
A.-Cl. Dero, Paysage eschatologique et récit profane dans l'Epïtre du pardon de Abû-l-'Alâ'al Ma'arrï;
Th. Gergely : L'humour juif : du sacré sous le profane

 


DIERKENS Alain, éd. : "Eugène Goblet d'Alviella, historien et francmaçon", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 6, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur ;

J. Marx : Avant-propos ;

A. Despy-Meyer : Goblet d'Alviella et l'Université libre de Bruxelles ;

M. D'Hoore : Eugène Goblet d'Alviella, un intellectuel en politique. Commentaires sur son oeuvre et sa pensée ;

H. R. Boudin : Eugène Goblet d'Alviella et le protestantisme libéral ;

A. Goosens : Le débat autour de la répression religieuse du XVIe siècle en Belgique, vu par un libéral franc-maçon (1876-1879) ;

M. Graulich : Goblet d'Alviella et l'histoire comparée des religions ;

B. Decharneux : Goblet d'Alviella : une certaine interprétation de l'enseignement de la symbolique et des symboles ;

P. F. Daled : La notion de Dieu dans la pensée du comte Goblet d'Alviella ;

J.-P. Laurant : Le rôle de Goblet d'Alviella dans la symbolique comparée du XVIe siècle ;

E. Warmenbol : La religion et la civilisation égyptiennes dans l'oeuvre de Goblet d'Alviella. Sources, interprétations et dérivations ;

Cl. Bautze-Picron : Les Indes de Goblet d'Alviella : le voyage de 1875-1876 et la confrontation avec la réalité indienne ;

A. Colinet : Les répercussions sur la pensée religieuse de Goblet d'Alviella de son voyage aux Indes ;

A. Newman : Les conférences de Goblet d'Alviella pour la chaire Hibbert à Oxford (1891) ;

R. Depasse : Réflexion sur La migration des symboles ;

J. Lemaire : Goblet d'Alviella, la Loge des Amis Philanthropes et le Grand Orient de Belgique ;

M. L. Brodsky : Le Grand Orient de Belgique, E. Goblet d'Alviella et l'Angleterre ;

P. Noël : Les rituels maçonniques réformés par Eugène Goblet d'Alviella ;

P. Mollier : La réécriture du grade maçonnique de Chevalier du Soleil par Eugène Goblet d'Alviella : sources, enjeux et sens ;

A. Dierkens : Le monument funéraire de la famille Goblet d'Alviella à Court-Saint-Etienne ;

B. Decharneux : Conclusions.

 


DIERKENS Alain, éd. : "Eugène Goblet d'Alviella, historien et francmaçon", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 6, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur ;

J. Marx : Avant-propos ;

A. Despy-Meyer : Goblet d'Alviella et l'Université libre de Bruxelles ;

M. D'Hoore : Eugène Goblet d'Alviella, un intellectuel en politique. Commentaires sur son oeuvre et sa pensée ;

H. R. Boudin : Eugène Goblet d'Alviella et le protestantisme libéral ;

A. Goosens : Le débat autour de la répression religieuse du XVIe siècle en Belgique, vu par un libéral franc-maçon (1876-1879) ;

M. Graulich : Goblet d'Alviella et l'histoire comparée des religions ;

B. Decharneux : Goblet d'Alviella : une certaine interprétation de l'enseignement de la symbolique et des symboles ;

P. F. Daled : La notion de Dieu dans la pensée du comte Goblet d'Alviella ;

J.-P. Laurant : Le rôle de Goblet d'Alviella dans la symbolique comparée du XVIe siècle ;

E. Warmenbol : La religion et la civilisation égyptiennes dans l'oeuvre de Goblet d'Alviella. Sources, interprétations et dérivations ;

Cl. Bautze-Picron : Les Indes de Goblet d'Alviella : le voyage de 1875-1876 et la confrontation avec la réalité indienne ;

A. Colinet : Les répercussions sur la pensée religieuse de Goblet d'Alviella de son voyage aux Indes ;

A. Newman : Les conférences de Goblet d'Alviella pour la chaire Hibbert à Oxford (1891) ;

R. Depasse : Réflexion sur La migration des symboles ;

J. Lemaire : Goblet d'Alviella, la Loge des Amis Philanthropes et le Grand Orient de Belgique ;

M. L. Brodsky : Le Grand Orient de Belgique, E. Goblet d'Alviella et l'Angleterre ;

P. Noël : Les rituels maçonniques réformés par Eugène Goblet d'Alviella ;

P. Mollier : La réécriture du grade maçonnique de Chevalier du Soleil par Eugène Goblet d'Alviella : sources, enjeux et sens ;

A. Dierkens : Le monument funéraire de la famille Goblet d'Alviella à Court-Saint-Etienne ;

B. Decharneux : Conclusions.

 


DIERKENS Alain, éd. : "Le penseur, la violence, la religion", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 7, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Table des matières

A. Dierkens : Note de l'éditeur ;

B. Decharneux : Introduction ;

Chr. Brouwer : Les condamnations de Bérenger de Tours (XIe siècle) ;

M. Broze : Violence sexuelle et pouvoir dans les mythes égyptiens ;

A. Chenoufi : Penseurs islamiques médiévaux face à la violence religieuse ;

B. Decharneux : Un objet de supplice devenu symbole de foi et de pouvoir : la croix ;

O. Gillet : L'Eglise orthodoxe roumaine et le « mythe » de la continuité daco-romaine du peuple roumain : nationalisme et exclusion ethnique et confessionnelle ;

A. Goosens : Les hésitations du comte Lamoral d'Egmont concernant la politique religieuse des Pays-Bas dans les années 1560 ;

Fr. Heinderyckx : Sondage des pratiques religieuses : quand l'inférence statistique ignore l'individualité ;

A. Mingelgrün : De Lautréamont à Yves Bonnefoy : quelques rencontres de poésie et violence ;

G. Nahon : Adversus Judaeos. Sources hébraïques et latines sur la Première Croisade ;

M. Peeters : Entre la violence métaphysique et la critique politique. L'idéalisme naïf de Jean Meslier ;

A. Petit : La violence antipythagoricienne : une violence religieuse ? ;

J.-Ph. Schreiber : Guerre scolaire, guerre de religion ? Etude d'un concept historique dans le cas de la Belgique du XIXe siècle ;

J.-L. Solère : Le droit à l'erreur : contrainte extérieure et obligation de conscience dans la pensée chrétienne ;

W. O. R. Willems : Religion entre martyrs et marteau au XVIe siècle ; A. Goosens : Conclusions.


DIERKENS Alain, éd., "Les courants antimaçonniques hier et aujourd'hui", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 4, Editions de l'Université de Bruxelles, 1993.


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Table des matières

J. Marx : Avant-propos ;

J. Lemaire : Les premières formes de l'antimaçonnisme en France : les ouvrages de révélation (1738-1751) ;

M. L. Brodsky : L'affaire Morgan et le parti antimaçonnique aux Etats-Unis (1826-1842) ;

A. A. Mola : La Ligue antimaçonnique et son influence politique et culturelle aux confins des XIXe et XXe siècles ;

J.-Ph. Schreiber : Antisémitisme et antimaçonnisme : l'affaire Imianitoff ;

J. A. Ferrer Benimeli : L'antimaçonnisme en Espagne et en Amérique latine ;

M. Fuat Akev : Histoire de l'antimaçonnisme en Turquie ;

H. R. Boudin : L'équerre et le compas sous l'aurore boréale : l'anti-maçonnisme en Scandinavie ;

J. Dierickx : Aspects récents de l'antimaçonnisme en Grande-Bretagne : l'effritement d'une position privilégiée ;

F. Nahavandi : Les mouvements antimaçonniques en Iran ;

S. Papastathopoulos : Les mouvements antimaçonniques dans l'espace hellénique de 1740 à nos jours : réactions orthodoxes et autres ;

Th. Gergely : Maçonnisme et antimaçonnisme en Hongrie ;

O. Gillet : L'antimaçonnisme roumain depuis 1989. Ses origines et son développement actuel ;

J. Sonka : Courants antimaçonniques en Bohème au passé et au présent ;

H. Hasquin : L'antimaçonnisme : quelques réflexions en guise de conclusions.


DIERKENS Alain, éd. : "Pluralisme religieux et laïcités dans l'Union européenne", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 5, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Table des matières

J. Baubérot, Fr. Champion ;

H. Hasquin : Avant-propos ;

J. Baubérot : Laïcité, laïcisation, sécularisation ; H. Hasquin : L'Etat et les Eglises dans l'Europe communautaire. A propos du financement des cultes ;

A. A. Mola : Franc-maçonnerie et laïcisation de la vie publique (Italie, France, Belgique) ;

J. Tyssens : L'organisation de la laïcité en Belgique ;

J.-P. Martin : Laïcité française, laïcité belge : regards croisés ;

J.-Ph. Schreiber : L'organisation du culte israélite en Belgique et en France (1831-1905) : ressemblances et dissemblances ;

A. Bastenier : Les minorités d'origine musulmane en Europe. Réflexion à propos d'une implantation ;

C. de Galembert : Intégration des musulmans en France et en Allemagne. Le poids de l'intermédiaire catholique ;

R. Leveau et O. Schmidt di Friedberg : Présence de l'islam en Europe ;

P. Noël : La franc-maçonnerie anglaise dans la société contemporaine : J.-P. Willaime : Eglises, laïcité et intégration européenne ;

R. Azria : En guise de bilan.

 


DIERKENS Alain, éd., "Le marquis de Gages (1739-1787). La franc-maçonnerie dans les Pays-Bas autrichiens", in Problèmes d’histoire des religions, Volume 11, Editions de l’Université de Bruxelles, 2000.

 
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Table des matières

 

 

Alain DIERKENS, Note de l'éditeur

 

L'homme et son temps

 

Hervé HASQUIN, Le marquis de Gages, un aristocrate hennuyer riche et influent


Annick VILAIN, Comment assurer son salut de chrétien et son perfectionnement d'homme ? Le marquis de Gages et la confrérie montoise de la Miséricorde


Pierre-Yves BEAUREPAIRE, Le grand maître marquis de Gages et les relations maçonniques gallo-belges au XVIIIe siècle


Michel L. BRODSKY, Le marquis de Gages et l'Angleterre

 

Les « rituels du marquis de Gages » examen critique

 

Pierre DEBUSSCHERE et Yvan CANCELIER, Rituels et tableaux de la loge « La Vraie et Parfaite Harmonie » à Mons


Pierre COCKSHAW et Roland GILLARD, Les rituels du marquis de Gages. Examen du manuscnt dans son contexte historique


Jacques LEMAIRE, La langue des rituels du marquis de Gages : un idiolecte teinté d'archaïsmes et de particularismes dialectaux

 

Les « rituels du marquis de Gages » : regards anthropologiques et philosophiques

 

Michael SEGALL, Les hébraïsmes dans les rituels du marquis de Gages


Luc NEFONTAINE, Aspects anthropologiques des rituels du marquis de Gages : initiation masculine et adoption féminine


Baudouin DECHARNEUX, Les doctrines des rituels ou la voie de la prudence

 

Alain DIERKENS, Conclusion : le marquis de Gages et «ses» rituels


M.P. Dion

DION Marie-Pierre : "Emmanuel de Cröy (1718-1784)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 5, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Résumé

Emmanuel de Croÿ a l'envergure d'un Vauban ou d'un Maurice de Saxe. Ses passions : la grandeur de sa famille et les lettres. Combatif, audacieux, doté d'un redoutable sens des affaires, il investit dans la terre et dans l'industrie et se retrouve à la tête d'un capital de six millions de livres.


Sa bibliothèque était imposante : 4 000 titres, 8 000 volumes. Ouvert à la modernité, soucieux de concilier foi et raison, il y cherche un savoir pratique, une science "claire et pas du tout farouche", écrit-il dans des Mémoires, interrompus, aux portes de la mort, sur cette phrase qui résume sa philosophie de l'existence : "Enfin, il faut étudier à chaque minute et avec courage".


De ce personnage complexe, Marie-Pierre Dion a brossé un portrait chaleureux et vivant. Le talent de l'historienne, la rigueur de sa méthode font de cette biographie intellectuelle, nourrie aux sources, un livre passionnant.


M. Dony

DONY Marianne, SMITS Catherine, Aides d'Etat, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 

 

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Résumé

 

Même si elle n'a pas fait formellement l'objet d'une modernisation - au même titre que le droit anti-trust des articles 81 et 82 CE -, la matière des aides d'Etat a toutefois connu, au cours de ces dernières années, de nombreuses modifications législatives et a donné lieu à un contentieux abondant. Plus particulièrement, tant la Cour de justice et le Tribunal de première instance que la Commission ont eu à traiter de nouvelles questions de procédure mais aussi de fond.

 

Le résultat est un ensemble de décisions et de textes relevant davantage d'une  approche casuistique que d'une coordination rigoureuse, et dont le maniement peut  s'avérer malaisé.

 

C'est dans le contexte de ces réflexions que  s'inscrit le présent ouvrage sur les « aides  d'Etat ». D'éminents spécialistes de cette matière, avocats et/ou académiques, y font le point, mettent en évidence les enjeux ainsi que les lacunes persistantes et, le cas échéant,  proposent des pistes pour y remédier.

 

Le lecteur y trouvera, sous une présentation systématique, des réflexions originales sur, d'une part, les critères qui définissent la notion d'aide d'Etat et, d'autre part, les aspects du régime des aides qui posent à l'heure actuelle le plus de difficultés aux praticiens : la compensation des obligations de service public, l'application des règlements d'exemption, l'identification du bénéficiaire de l'aide en cas de remboursement de celle-ci et le statut du plaignant.

 

Cet ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée de Bertold Bar-Bouyssière, Jean-François Bellis, Marianne Dony, Anne Houtman, Nelly Le Berre-Dodet, Laure Levi, Massimo Merola, Eric Morgan de Rivery, Gerrit Schohe, Catherine Smits, Sabine Thibault-Liger, Denis Waelbroeck et Michel Waelbroeck.

 


J.-J. Droesbeke

DROESBEKE Jean-Jacques, FICHET Bernard & TASSI Philippe, éd., Modélisation ARCH, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Résumé

Créée en 1971 pour promouvoir l'enseignement de la statistique et représenter ceux qui l'enseignent, l'Association des Statisticiens Universitaires (ASU) a rapidement dépassé son origine strictement universitaire, et a désormais vocation à accueillir tous les statisticiens d'expression française, comme le prouve sa nouvelle appellation depuis mai 1987 : Association pour la Statistique et ses Utilisations.

 

Forte de plus de quatre cents adhérents, l'ASU organise chaque année les Journées de Statistique, principal colloque en ce domaine, est chargée par la Société Statistique de France d'éditer la « Revue de Statistique Appliquée », et a pris l'initiative, en 1984, des Journées d'Etude en Statistique qui sont à l'origine de cette collection. En outre, les membres de l'ASU se réunissent au sein de groupes spécialisés organisés autour d'un thème ou d'un domaine d'application.   

 

Cet ouvrage fait suite aux Journées d'Etude en Statistique organisées par l'ASU en octobre 1992 sur le thème des modèles ARCH et de leurs applications à la finance, au Centre International de Rencontres Mathématiques (CIRM) de Marseille-Luminy, avec le concours de la Société Mathématique de France (SMF).   

 

Le but de ces Journées est de permettre à un public peu spécialisé de se consacrer à l'approfondissement d'un sujet précis, avec quatre orientations essentielles : l'acquisition des résultats de base, la présentation des développements les plus importants et les plus récents, les perspectives futures et les problèmes liés à l'application des théories et méthodes énoncées.   

 

Dans la lignée de l'utilisation des processus stochastiques de type ARMA pour le traitement des séries chronologiques, la classe des modèles non linéaires ARCH (autorégressifs conditionnellement hétéroscédastiques) permet une étude complète, illustrée par des applications dans des domaines concernant principalement des problèmes financiers et monétaires.


DROESBEKE Jean-Jacques, éd., La population étudiante, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Résumé

D'où viennent les étudiants qui entrent dans l'enseignement supérieur ? Quel type d'enseignement choisissent-ils ? Quel choix spécifique d'études font-ils ? L'enseignement supérieur s'est-il « féminisé » au cours du temps ? La réussite varie-t-elle en fonction du sexe ? Un retard scolaire à l'entrée a-t-il des effets sur la réussite ? La filière du secondaire influence-t-elle la réussite ?

 

Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre à partir d'une étude menée par une équipe de chercheurs de l'Université Catholique de Louvain et de l'Université libre de Bruxelles. A partir de bases de données relatives au système éducatif de la Communauté française de Belgique, et tout particulièrement à son enseignement supérieur, ces chercheurs ont décrit et analysé ce système et son évolution. Ils se sont aussi intéressés à son avenir par des essais de perspectives.

 

Pour atteindre ses objectifs, l'équipe interuniversitaire a développé une méthodologie spécifique dont le lecteur trouvera aussi l'exposé dans ce livre.


D. Droixhe

DROIXHE D., GOSSIAUX Pol-P., eds. : "L'homme des lumières et de la découverte de l'autre" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume horssérie 3, Editions de l'Université de Bruxelles, 1985.


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Table des matières

Anthropologie. B. Rupp-Eisenreich

Christoph Meiners et Joseph-Marie de Gérando : un chapitre du comparatisme anthropologique

P.-P. Gossiaux : Anthropologie des Lumières (culture "naturelle" et racisme rituel)

L. Strivay : Anthropologie des Lumières et sciences de la terre : le système de Boulanger

D. Brewer : Diderot et l'autre féminin. Signes et langage

K. Simonsuuri : Blackwell et la mythologie classique

B. Stafford : Caractères de pierre, marques sur papier : discours des Lumières sur les taches naturelles et artificielles

B. Didier : Musique primitive et musique extra-européenne chez Rousseau et quelques écrivains du XVIIIe siècle

J. Andresen-Tetel : Images des langues américaines au XVIIIe siècle

D. Droixhe : Des glossements sans raisons. Voyages et rencontres

A. Gunny : Voyageurs européens aux Mascareignes et en Afrique du Sud

D.L. Schlafly : L'Europe occidentale découvre la Russie : les voyageurs étrangers pendant le règne de Catherine II

D. Prégardien : L'iconographie des Cérémonies et coutumes de B. Picart

C. Biondi : L'Afrique des philosophes : lieu mythique, terre d'hommes ou entrepôt de marchandises ?

M. Bastiaensen : Mandéens et Sabéens dans la pensée nouvelle

T.W. Bowling : L'Européen rencontre l'indigène du Nouveau Monde dans le roman français (1751-1800).


E. Dupréel

DUPREEL Eugène, Similitude et dépassement, Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1968.

 
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Table des matières

 

I.


1. Similitude et rapprochement
2. La consistance et la probabilité constructive
3. Le progrès et le renoncement
4. Valeurs de croissance et valeurs de durée. L'accord des esprits
5. Similitude et différence. Le dépassement

 

II.

 

6. Les trois finalités
7. Similitude et compatibilité
8. Vers une théorie sociologique de la vie
9. Consistance et valeurs
10. La probabilité constructive
11. La similitude et la promotion des êtres

 

III.


12. Le pari de Pascal et les valeurs
13. Le baroque et la philosophie
14. Sociologie ascendante et sociologie descendante

 


DUPREEL Eugène, Traité de morale, Tome I, Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1967.

 
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Table des matières

 

AVANT-PROPOS

 

PREMIERE PARTIE. INTRODUCTION HISTORIQUE ET CRITIQUE

 

CHAPITRE I. Caractère de cette introduction. Les étapes de la philosophie morale

CHAPITRE II. Les débuts de la morale classique. L'idée du Sage

CHAPITRE III. L'Eudémonisme et les premières formes de l'Idéalisme. La morale du Bien universel

CHAPITRE IV. Les systèmes idéalistes (suite). La morale du Bien spécifique

CHAPITRE V. Dernière forme de l'Idéalisme. La morale théologique et mystique

CHAPITRE VI. La pensée dissidente dans l'antiquité. Les sophistes. Les sceptiques

CHAPITRE VII. La morale classique des temps modernes

CHAPITRE VIII. La morale classique moderne (suite)

CHAPITRE IX. Examen de la morale classique. Critique de l'Eudémonisme

CHAPITRE X. Critique de l'Idéalisme. Les morales du Bien universel

CHAPITRE XI. Critique de l'Idéalisme (suite). Les morales du Bien spécifique

CHAPITRE XII. Critique de l'Idéalisme (suite). La morale théologique et mystique

CHAPITRE XIII. Critique des formes modernes de l'Idéalisme classique

CHAPITRE XIV. Critique des fondements communs de toute morale du Sage

CHAPITRE XV. Appréciation des morales dissidentes de l'Antiquité

CHAPITRE XVI. Le Naturalisme moderne

CHAPITRE XVII. Critique de la morale naturaliste ou psychologique

CHAPITRE XVIII. La morale de Kant

CHAPITRE XIX. Examen critique de la morale kantienne

CHAPITRE XX. La Morale au XIXème siècle. L'esprit historique et les morales du Devenir

CHAPITRE XXI. Examen critique des morales du Devenir

CHAPITRE XXII. La morale au XIXème siècle (suite). Les premières formes de l'Esprit sociologique

CHAPITRE XXIII. Remarques sur les débuts de l'Esprit sociologique

CHAPITRE XXIV. Quelques aventures de l'Esprit sociologique. Le Biologisme

CHAPITRE XXV. Aventures de l'Esprit sociologique (suite). Le matérialisme historique. Le psychologisme sociologique

CHAPITRE XXVI. Coup d'oeil sur la philosophie morale de la période contemporaine

 

 

DEUXIEME PARTIE. LA MORALITE EN GENERAL

 

CHAPITRE I. Eléments de Sociologie

CHAPITRE II. La Nature de la Moralité en général

CHAPITRE III. L'Etablissement des Règles ou l'Ordre social objectif

CHAPITRE IV. L'Ordre social subjectif. Les trois états de la Conscience

 


DUPREEL Eugène, Traité de morale, Tome II, Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1967.

 
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Table des matières

 

Chapitre V. La phase de la Conscience morale proprement dite ou de la Connaisance des Règles.


Chapitre VI. La phase de l'Idéal moral ou de l'Ordre moral pur


Chapitre VII. Les Causes de l'accession à la phase de l'Idéal moral


Chapitre VIII. Remarques et conclusions sur le développement de la Conscience. Les Notions liées à la troisième phase.

 

 

TROISIEME PARTIE. Les formes particulières du mérite moral (Règles et vertus)

 

Chapitre I. La classification des formes de mérite (règles et vertus).


Chapitre II. Les règles de bienfaisance


Chapitre III. La Justice


Chapitre IV. L'honneur ou les vertus de la personne


Chapitre V. L'honneur au sens large


Chapitre VI. La morale sexuelle


Chapitre VII. La morale sexuelle (suite). La prohibition de l'inceste


Chapitre VIII. La morale sexuelle (fin). Les variations dans le temps


Chapitre IX. L'élévation ou la noblesse d'âme. La bonne volonté


Chapitre X. Conclusions philosophiques du chapitre précédent et de l'ouvrage


APPENDICE.  Conseils pour l'enseignement complémentaire

 


A. Eraly

ERALY Alain, La structuration de l'entreprise. La rationalité en action, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1988.

 

 

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Résumé

 

Qu'est-ce qu'une structure d'organisation?  Comment est-elle utilisée quotidiennement par les décideurs? Comment se transforme-t-elle au cours du temps?

Faute, en particulier, d'une prise en compte de l'histoire, la théorie de l'organisation n'a pu fournir de réponses satisfaisantes à ces questions et des concepts comme ceux de structure, d'incertitude, de spécialisation ou de rationalité demeurent équivoques.

Cet ouvrage présente un modèle renouvelé de la structuration des organisations, à la lumière de conceptions novatrices dans les sciences sociales contemporaines.

Il débouche sur une typologie des modes de structuration qui en fait un instrument de diagnostic et d'intervention.

L'intérêt du livre est triple.

Chaque chapitre est illustré par une ou plusieurs études de cas: les managers y trouveront leur compte.

Les formateurs et les chercheurs aussi, qui s'interrogent sur le pouvoir et la commun icetion.

Enfin, ce qui ne gâte rien, l'ouvrage est écrit dans un style précis et accessible.

 


B. Fichet

DROESBEKE Jean-Jacques, FICHET Bernard & TASSI Philippe, éd., Modélisation ARCH, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Résumé

Créée en 1971 pour promouvoir l'enseignement de la statistique et représenter ceux qui l'enseignent, l'Association des Statisticiens Universitaires (ASU) a rapidement dépassé son origine strictement universitaire, et a désormais vocation à accueillir tous les statisticiens d'expression française, comme le prouve sa nouvelle appellation depuis mai 1987 : Association pour la Statistique et ses Utilisations.

 

Forte de plus de quatre cents adhérents, l'ASU organise chaque année les Journées de Statistique, principal colloque en ce domaine, est chargée par la Société Statistique de France d'éditer la « Revue de Statistique Appliquée », et a pris l'initiative, en 1984, des Journées d'Etude en Statistique qui sont à l'origine de cette collection. En outre, les membres de l'ASU se réunissent au sein de groupes spécialisés organisés autour d'un thème ou d'un domaine d'application.   

 

Cet ouvrage fait suite aux Journées d'Etude en Statistique organisées par l'ASU en octobre 1992 sur le thème des modèles ARCH et de leurs applications à la finance, au Centre International de Rencontres Mathématiques (CIRM) de Marseille-Luminy, avec le concours de la Société Mathématique de France (SMF).   

 

Le but de ces Journées est de permettre à un public peu spécialisé de se consacrer à l'approfondissement d'un sujet précis, avec quatre orientations essentielles : l'acquisition des résultats de base, la présentation des développements les plus importants et les plus récents, les perspectives futures et les problèmes liés à l'application des théories et méthodes énoncées.   

 

Dans la lignée de l'utilisation des processus stochastiques de type ARMA pour le traitement des séries chronologiques, la classe des modèles non linéaires ARCH (autorégressifs conditionnellement hétéroscédastiques) permet une étude complète, illustrée par des applications dans des domaines concernant principalement des problèmes financiers et monétaires.


M. Galand

GALAND Michèle, eds. : "Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1993.


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Résumé

La deuxième moitié du XVIIIe siècle fut marquée par la volonté des autorités autrichiennes de contrôler et d'harmoniser la politique menée dans l'ensemble des possessions habsbourgeoises, y compris dans ce qu'on appelait alors les « Provinces belgiques ».

Michèle Galand s'est attachée à préciser l'évolution institutionnelle des organes gouvernementaux de Bruxelles, en mettant plus particulièrement en évidence l'impact de cette politique centralisatrice sur la fonction de gouverneur général qu'a exercée Charles de Lorraine durant le règne de Marie-Thérèse.


A cette fin, l'auteur a reconstitué l'itinéraire de Charles de Lorraine, mal connu pour les premières années de son gouvernement, et elle a analysé le processus des décisions prises par le gouvernement, qui était assisté par un ministre plénipotentiaire dont l'emprise s'est accrue au fil du temps. L'action du prince est donc mise en relation avec celle des trois ministres qui se sont succédé à ses côtés après la guerre de succession d'Autriche. La personnalité de Charles de Lorraine, sa popularité, ses contacts avec la haute noblesse locale, ses options politiques enfin sont également prises en compte pour évaluer pleinement son rôle au sein du gouvernement des Pays-Bas autrichiens.


T. Golsenne

DIERKENS Alain, BARTHOLEYNS Gil, GOLSENNE Thomas, "La performance des images", in Problèmes d'histoire des Religions, Volume 19, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010.

 
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Résumé

 

L'image, avant de représenter, de signifier, agit et fait agir. La performance des images, dont ce livre entreprend l'exploration, est à comprendre d'abord comme l'évaluation de leur efficacité : quels sont les effets
des images ? C'est ensuite leur agentivité : en quelle manière les images sont-elles des êtres vivants ?  C'est aussi leur performativité : comme il y a des actes de parole, il y a des actes d'image dont les modalités
peuvent être détaillées. Enfin, c'est leur puissance : que peut une image, dont un texte, par exemple, serait incapable ?
L'image chrétienne tient ici une place à part car, loin d'être une simple « Bible des illettrés » soumise au règne du texte, elle imprègne tous les aspects de la vie et de la pensée des sociétés chrétiennes, depuis leurs fondements théologiques et anthropologiques - Dieu créa l'homme à son image ; le Fils est l'image du Père - jusqu'aux utilisations les plus diverses des objets visuels. Mais en Occident ce n'est pas seulement au Moyen Age que les images sont actives : ce livre est aussi consacré aux nouvelles formes de performances visuelles qui sont apparues avec la Renaissance ou la société mass-médiatique.

 

 


J.-P. Goffinon

GOFFINON Jean-Paul, Aux origines de la révolution américaine : John Adams. La passion de la distinction, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, c1996.

 

 

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Résumé

 

L’ouvrage de Jean-Paul Goffinon porte sur une question centrale de la philosophie politique : quelles sont les conditions du bon régime ? Faut-il, pour élaborer une bonne "constitution", réformer la nature humaine, tenter de rendre les hommes vertueux ? Est-il au contraire nécessaire de tenir compte de passions inéliminables, le régime le meilleur consistant dès lors à canaliser ces dernières ? Cette question traverse l’oeuvre de John Adams (1735-1826), l’un des Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique. Acteur important s’il en fut de la Révolution américaine, Adams est peu connu du public de langue française : l’importance théorique de son oeuvre devait donc être explicitée.

Le mérite de ce livre, clair et extrêmement bien informé, consiste tout d’abord en la présentation théorique du rôle que joue la "passion de la distinction" dans une oeuvre par ailleurs très disparate. Goffinon a non seulement étudié de façon approfondie l’oeuvre d’Adams, mais il connaît également très bien les études les plus récentes concernant la Révolution américaine. C’est dans cette perspective qu’il fournit son interprétation. Adams a toujours considéré qu’une des passions fondamentales de l’homme était la passion de se distinguer. Celle-ci peut prendre diverses formes, de la plus médiocre, l’envie, jusqu’au désir de se distinguer par des actes qui resteront dans la mémoire et nous procureront donc une sorte d’immortalité. Toute philosophie politique qui dénierait le caractère constitutif d’une telle passion serait vouée à l’échec : la passion non reconnue comme telle - et donc non canalisée - se manifesterait de façon sauvage, menant aux pires formes de despotisme. Adams, tenant compte de ces prémisses anthropologiques, analyse avec une grande subtilité les enjeux de la Révolution américaine, ainsi que l’échec, dû à l’égalitarisme, de la Révolution française. Ce faisant, il anticipe de façon très troublante la corruption démocratique et les totalitarismes contemporains. L’ouvrage de Goffinon réactualise pour nous de façon passionnante et rigoureuse ces débats transatlantiques, tout en tirant des leçons très inattendues pour notre époque.

 

 

 

 

 


Pol-P. Gossiaux

DROIXHE D., GOSSIAUX Pol-P., eds. : "L'homme des lumières et de la découverte de l'autre" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume horssérie 3, Editions de l'Université de Bruxelles, 1985.


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Table des matières

Anthropologie. B. Rupp-Eisenreich

Christoph Meiners et Joseph-Marie de Gérando : un chapitre du comparatisme anthropologique

P.-P. Gossiaux : Anthropologie des Lumières (culture "naturelle" et racisme rituel)

L. Strivay : Anthropologie des Lumières et sciences de la terre : le système de Boulanger

D. Brewer : Diderot et l'autre féminin. Signes et langage

K. Simonsuuri : Blackwell et la mythologie classique

B. Stafford : Caractères de pierre, marques sur papier : discours des Lumières sur les taches naturelles et artificielles

B. Didier : Musique primitive et musique extra-européenne chez Rousseau et quelques écrivains du XVIIIe siècle

J. Andresen-Tetel : Images des langues américaines au XVIIIe siècle

D. Droixhe : Des glossements sans raisons. Voyages et rencontres

A. Gunny : Voyageurs européens aux Mascareignes et en Afrique du Sud

D.L. Schlafly : L'Europe occidentale découvre la Russie : les voyageurs étrangers pendant le règne de Catherine II

D. Prégardien : L'iconographie des Cérémonies et coutumes de B. Picart

C. Biondi : L'Afrique des philosophes : lieu mythique, terre d'hommes ou entrepôt de marchandises ?

M. Bastiaensen : Mandéens et Sabéens dans la pensée nouvelle

T.W. Bowling : L'Européen rencontre l'indigène du Nouveau Monde dans le roman français (1751-1800).


J. Gotovitch

DELWIT Pascal & GOTOVITCH José, éd., La peur du rouge, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Résumé

Depuis l'ancien régime, les « partageux » ont inquiété sans relâche aristocrates, bourgeois et petites gens. « Sans Dieu », anarchistes, socialistes, communistes, trotskystes, marginaux : du XIXe siècle à nos jours, les peurs se sont relayées, cumulées, renvoyées parfois l'une à l'autre, œuvrant au niveau du politique et de l'imaginaire.

 

Quels fantasmes ces peurs ont-elles engendrés à des moments forts en Belgique ou à l'étranger ? Quel(s) impact(s) ces fantasmes ont-ils eu(s) et ont-ils encore des décennies après les événements ? Quels mécanismes de propagande et de contre-propagande ont-ils déclenchés ? Quelle a été leur influence sur les prises de décision ?

 

Autant de questions et de problématiques approchées et développées dans cet ouvrage centré sur la Belgique mais éclairé par des comparaisons avec d'autres pays.

 

Pascal Delwit est maître de conférence à l'Université libre de Bruxelles. Il co-dirige le laboratoire d'étude des partis politiques en Europe. José Gotovitch est professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il dirige le groupe d'histoire et de sociologie du communisme.


E. Gubin

BENVINDO Bruno : "Masculinités" in Sextant, Volume 27, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2009.


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Résumé

Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

« Un homme n’aurait pas idée d’écrire un livre sur la situation singulière qu’occupent dans l’humanité les mâles », affirmait en 1949 la philosophe française Simone de Beauvoir. Les profondes mutations qui ont affecté le genre et la sexualité ces dernières décennies ont pourtant fait mentir l’auteure du Deuxième sexe : le masculin est désormais objet de multiples débats, réflexions et recherches.Ce volume entend faire écho à cet extraordinaire essor que connaissent les études sur les hommes en tant qu’êtres sexués, en présentant vingt-cinq contributions sur les masculinités à l’époque contemporaine. Rassemblés dans une perspective de décloisonnement disciplinaire, des historiens, sociologues, philosophes, anthropologues et spécialistes de la littérature ou du cinéma mettent ici en évidence le caractère pluriel des expériences et idéologies de la virilité.Ils montrent également que la construction du masculin ne s’opère jamais en vase clos, mais bien en étroite corrélation avec celle du féminin. Ce sont donc au final les deux « sexes » qui sont au cœur de ce volume qui, en dénaturalisant les catégories sociales, éclaire le caractère contingent, quotidiennement ré-inventé de ce qui apparaît évident : être une femme ou un homme.

 


GUBIN Eliane, ed. : "Engagements féminins" in Sextant, Volume 9, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1998.


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Résumé

Bien que l'histoire des femmes ait restauré la mémoire de nombreuses « héroïnes », le phénomène de l'engagement féminin demeure mal connu et rarement étudié dans sa dimension de genre.


Il va de soi pourtant que, dans une société qui déniait aux femmes tout rôle public, celles-ci ne pouvaient s'impliquer de la même manière que les hommes. L'engagement féminin prit donc nécessairement des formes spécifiques.


Les volumes 9 et 10 soulignent l'hétérogénéité de quelques trajectoires en proposant des biographies (individuelles ou collectives) de femmes qui se sont profondément investies dans la société de leur temps.




GUBIN Eliane, ed. : "Féminismes" in Sextant, Volume 1, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1993.


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Résumé

Né en 1892, le féminisme belge s'inscrit dans un mouvement d'émancipation généralisé en Europe. Mais quelles furent ses spécificités? Ses personnalités, ses alliés, ses détracteurs? Quelle signification lui donner dans le champ politique de la Belgique fin de siècle, secouée par de graves troubles sociaux et la montée du socialisme?


Le premier conflit mondial freine l'essor du mouvement. La guerre remet chaque sexe à sa place. Affaibli sans doute, le féminisme n'est pas mort : l'entre-deux-guerres voit au contraire une affirmation intellectuelle des femmes qui se confirme aujourd'hui et prolonge ses effets dans le foisonnement des études féministes.


Débats


L'éducation des filles au Maroc sous le protectorat français n'est pas un sujet mineur. Au-delà des témoignages, c'est le problème de l'émancipation des femmes qui est posé.


La réforme des services de santé de l'armée britannique : quels liens avec le féminisme? Un lien direct car cet épisode est le théâtre d'une lutte de pouvoir entre hommes et femmes, mêlant étroitement relations de genre et relations de classe dans l'Angleterre victorienne.


GUBIN Eliane, ed. : "Femmes artistes" in Sextant, Volume 11, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1999.


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Résumé

L'histoire des femmes artistes est le plus souvent celle de l'exclusion, du dénigrement, de l'amnésie et des succès aussi exceptionnels que singuliers.


Pour comprendre cette situation, les historiennes qui se sont penchées sur la question ont souligné le poids du contexte social et des rapports de pouvoir qui régissent la production et les milieux artistiques.


Les volumes 11 et 12 illustrent l'historicité de ces facteurs de marginalisation qui frappent les femmes dans tous les domaines de l'art.



GUBIN Eliane, ed. : "Femmes artistes (2)" in Sextant, Volume 12, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1999.


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Résumé

L'histoire des femmes artistes est le plus souvent celle de l'exclusion, du dénigrement, de l'amnésie et des succès aussi exceptionnels que singuliers.


Pour comprendre cette situation, les historiennes qui se sont penchées sur la question ont souligné le poids du contexte social et des rapports de pouvoir qui régissent la production et les milieux artistiques.

 

Les volumes 11 et 12 illustrent l'historicité de ces facteurs de marginalisation qui frappent les femmes dans tous les domaines de l'art.




 

GUBIN Eliane, ed. : "Femmes de culture et de pouvoir" in Sextant, Volumes 13-14, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 2000.


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Résumé

 

 

Pour clôturer ce siècle profondément marqué par le mouvement en faveur de l'égalité des sexes, ce volume est offert à l'historienne belge Andrée Despy-Meyer, qui consacra des recherches à l'accès des filles à l'Université.


Le désir de culture et la soif d'instruction, si longtemps refusés aux femmes en raison de leur « nature » ou de leur « mission » en est un des fils conducteurs, et les contributions vont des stéréotypes qui fondent l'infériorité des femmes aux efforts qu'elles firent pour s'en dégager.


Mais l'accès à l'instruction et l'usage de l'instruction ne leur furent pas donnés en même temps. Les enjeux se précisent quand des femmes, dûment diplômées, tendent d'investir les professions correspondantes. Concurrence intellectuelle sans doute. Mais aussi et surtout concurrence professionnelle : l'accès au savoir ouvre ainsi sur l'accès au pouvoir.


Progressivement l'engagement féminin s'élargit au social, au politique, à la défense de la paix ... selon des itinéraires qui permettent de « saisir l'âme d'une époque »




GUBIN Eliane, ed. : "Femmes et Lettres" in Sextant, Volume 6, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1996.


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Résumé

L'émancipation féminine passe-t-elle par l'écriture ? Différents auteurs questionnent la brèche que les femmes ont tenté d'ouvrir par la plume et décryptent leurs textes comme autant de témoignages sur les rapports de pouvoir entre hommes et femmes.

Débat

L'emploi sied-il aux femmes ? Une réflexion qui montre que les femmes « tolérées sur le marché de l'emploi », n'ont pas encore conquis le droit au travail

Document


Suite et fin de la première « Histoire du féminisme », écrite par Elise Soyer, l'une des principales actrices du mouvement des femmes.


GUBIN Eliane, ed. : "Femmes et médecine" in Sextant, Volume 3, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1995.


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Résumé

Les femmes ont toujours soigné mais le développement de la médecine moderne s'est accompagné d'une redistribution sexuée
des rôles et des pouvoirs.

 

Au sein de l'hôpital d'abord, les religieuses ont cédé peu à peu
la place à d'autres femmes, les infirmières laïques. La profession
s'est lentement structurée et hiérarchisée. Parallèlement les filles accèdent à l'Université et à l'exercice de l'art de guérir. Elles s'imposent dès le début du siècle comme médecins, comme pharmaciennes.

 


Un premier dossier présente ces parcours souvent conflictuels, qui sont autant d'étapes dans l'émancipation féminine.


GUBIN Eliane, ed. : "Métiers" in Sextant, Volume 5, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1996.


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Résumé

Ce numéro aborde des formes moins étudiées du travail féminin ; boutiquières, commerçantes, paysannes, chefs d'entreprises. Il montre que les sources révèlent beaucoup, à condition de bien les interroger.


L'entre-deux-guerres a connu une offensive en règle contre le travail salarié des femmes mariées. L'Open Door International - et en Belgique le Groupement de la Porte OUverte - y répondent directement.


Un document inédit rappelle les étapes du féminisme belge avant 1940 et éclaire la personnalité trop peu connue de son auteure, Elise Soyer (1ère partie).


GUBIN Eliane : "Sciences et culture" in Sextant, Volume 2, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1994.


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Résumé

Accéder à la création scientifique ou culturelle tut, pour les femmes, le résultat d'une longue lutte, qui n'est pas encore entièrement gagnée aujourd'hui. Les sciences et la culture seraient-elles les mêmes si les femmes n'y avaient pas eu accès? Quelle est la place de leur créativité dans des domaines réservés naguère aux hommes?

 

Un colloque, organisé par le Centre d'Études Canadiennes de l'Université Libre de Bruxelles, apporte des éléments de réflexion dans des domaines aussi variés que les sciences politiques et sociales, l'histoire, la philosophie, l'architecture, la criminologie, la théologie, les mathématiques, la santé au travail.


Débats

"Je suis un homme et je suis chercheur au CNRS. Ces caractéristiques m'apparaissent chacune comme une source de handicap intellectuel". Michel Schiff ouvre le débat: la critique féministe peut-elle modifier le rapport masculin au savoir?


GUBIN Eliane, ed. : "Trajectoires" in Sextant, Volume 10, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1998.


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Résumé

Bien que l'histoire des femmes ait restauré la mémoire de nombreuses « héroïnes », le phénomène de l'engagement féminin demeure mal connu et rarement étudié dans sa dimension de genre.


Il va de soi pourtant que, dans une société qui déniait aux femmes tout rôle public, celles-ci ne pouvaient s'impliquer de la même manière que les hommes. L'engagement féminin prit donc nécessairement des formes spécifiques.


Les volumes 9 et 10 soulignent l'hétérogénéité de quelques trajectoires en proposant des biographies (individuelles ou collectives) de femmes qui se sont profondément investies dans la société de leur temps.




GUBIN Eliane, ed. : "Travail" in Sextant, Volume 4, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1995.


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Résumé

Le travail de nuit des femmes interfère sans cesse dans les discussions sur la réglementation du travail au siècle dernier. Aujourd'hui, la question est à nouveau à l'ordre du jour. Mais que recouvre-t-elle dans le passé ? Quand, pourquoi et comment le législateur est-il amené à s'y intéresser ? Des discussions anciennes aux situations actuelles, tout démontre la complexité et l'ambiguïté de la question.


L'accès des femmes aux professions juridiques est tardif et s'est heurté à de vives résistances : le dossier propose quelques pistes d'étude dans ce domaine encore largement inexploré.

S'appuyant sur l'histoire des femmes au Québec et au Canada anglais, Denyse Baillargeon nous invite à réfléchir aux pièges d'une historiographie qui n'aurait pas de lieux de convergence


GUBIN Eliane, PIETTE Valérie, ed. : "Domesticité" in Sextant, Volumes 15-16, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Longtemps l'histoire a ignoré le rôle économique et social des domestiques dans la formation des sociétés contemporaines. Or ceux-ci - véritables "passerelles" entre urbains et ruraux, entre riches et pauvres - ont exercé une influence majeure dans tous les processus de transition socio-économiques.


En réunissant des contributions de démographes, d'historiens, de littéraires, de sociologues, pour différentes époques et différents pays, sur le thème du déclin, de la professionnalisation et de l'immigration de la domesticité, ce volume souligne combien, par nature, le sujet est transversal et combien les constantes l'emportent sur les différences.


GUBIN Eliane, PIETTE Valérie, ed. : "Domesticité" in Sextant, Volumes 15-16, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Longtemps l'histoire a ignoré le rôle économique et social des domestiques dans la formation des sociétés contemporaines. Or ceux-ci - véritables "passerelles" entre urbains et ruraux, entre riches et pauvres - ont exercé une influence majeure dans tous les processus de transition socio-économiques.


En réunissant des contributions de démographes, d'historiens, de littéraires, de sociologues, pour différentes époques et différents pays, sur le thème du déclin, de la professionnalisation et de l'immigration de la domesticité, ce volume souligne combien, par nature, le sujet est transversal et combien les constantes l'emportent sur les différences.


LAURO Amandine : "Colonialismes" in Sextant, Volume 25, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2008.


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Résumé

Ce volume reflète l’extraordinaire essor pris ces dernières années par l’histoire des femmes en situation coloniale.

Onze contributions, concernant des territoires coloniaux divers, portant sur les XIXe et XXe siècles, abordent, à travers des aspects historiques, littéraires, sociologiques ou politiques, des questions fondamentales pour cerner « le sexe » de la colonisation et de la décolonisation. Ils nous montrent combien, dans les deux processus, les rapports de genre, de classe et de race s’imbriquent dans les discours et dans les faits. La richesse des approches et des problématiques démontre, s’il le fallait, la pertinence de l’outil «genre» dans l’analyse des impérialismes.


MILQUET Sophie, FREDERIC Madeleine : "Femmes en guerre" in Sextant, Volume 28, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2011.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

La guerre est habituellement considérée comme une affaire d’hommes, où les femmes n’occuperaient que des rôles secondaires. Bien qu’actrices et témoins de l’histoire, elles voient en permanence leur expérience dévalorisée.

Pourtant, face à l’ampleur des conflits des XIXe et XXe siècles, c’est l’ensemble de la population qui a été touché. Les femmes s’étant mobilisées de diverses manières, il apparaît important de promouvoir une lecture du phénomène guerrier selon le prisme du genre. Cet ouvrage s’inscrit dans cette perspective. En rassemblant des contributions d’historiens et de littéraires, il décrit tant la complexité des expériences féminines de guerre que leurs représentations dans la littérature. 

 


MORELLI Anne : "Femmes exilées politiques" in Sextant, Volume 26, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2009.


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Résumé

Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

L’image qui s’impose quand on évoque l’exil politique est le plus souvent masculine : ce serait principalement une affaire d’hommes. Tout au plus quelques femmes apparaissent à titre d’exception, mais la grande majorité d’entre elles sont présentées comme des «réfugiées» ou des «suiveuses», c’est-à-dire comme des victimes plutôt que des actrices de leur destin. Les femmes n’ont-elles donc jamais dû fuir à cause de leurs convictions, parce que persécutées ou risquant leur vie et leur liberté.

Cet ouvrage présente onze contributions qui, toutes, soulignent l’urgence d’exhumer l’histoire des exilées politiques et l’intérêt de l’étudier dans une dimension de genre. Il montre combien cette approche permet de revisiter le processus de l’exil politique.



G. Haarscher

HAARSCHER Guy, Philosophie des droits de l'homme, 4e éd. revue, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1993.

 

 

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Résumé

 

Qu'est-ce que les droits de l'homme? On en parle aujourd'hui comme s'il s'agissait d'une évidence intellectuelle établie: tout le monde les défend, du moins en paroles et tant que cela
n'engage pas à grand-chose. Et pourtant, en cette fin du XX siècle, ils sont violés dans la plupart des pays; alors même que de belles et ambitieuses Constitutions les proclament un peu partout
comme le fondement des sociétés civilisées.

Il est nécessaire aujourd'hui de faire le point sur la signification même d'une notion si fondamentale, et cependant si galvaudée. Le présent ouvrage est conçu comme une introduction théorique à destination du "public cultivé": il s'agit d'un essai visant à faire saisir, de façon la plus claire possible, les enjeux de la philosophie des droits de l'homme.

Un tel idéal est trop essentiel pour se voir abandonné au pragmatisme à courte vue des idéologies, ou au prêt-à-penser des modes intellectuelles

 


HAARSCHER Guy, INGBER Léon, Justice et argumentation. Essais à la mémoire de Chaïm Perelman,  Editions de l’Université de Bruxelles, 1986.

 

 

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Résumé

 

 

Les textes rassemblés dans le présent volume constituent une contribution à l'étude du droit, de la philosophie juridique et de la théorie de l'argumentation dans la perspective ouverte par Perelman.  Nous avons voulu que les différents aspects de celle-ci soient abordés, pour témoigner de la multiplicité des influences perelmaniennes. Des spécialistes belges et étrangers envisagent les questions proprement philosophiques (Perelman confronté à Kelsen, à John Rawls, à Aron : problèmes d'épistémologie juridique et de justification en droit), tandis que d'autres analysent les aspects plus particulièrement juridiques (rôle de la tradition, de la sécurité juridique, de l'égalité, étude des accords internationaux, de la fonction du juge, de la logique juridique).
Un certain nombre de monographies spécifiques complètent le volume. Le lecteur intéressé par les questions contemporaines de philosophie du droit trouvera donc ici ample matière à méditation.

 

 

 


HAARSCHER Guy, L'ontologie de Marx : le problème de l'action, des textes de jeunesse à l'œuvre de maturité, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1980.

 

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Résumé

On débat encore toujours aujourd'hui de la philosophie de Marx : en existe-t-il d'ailleurs une, à proprement parler ? L'idéologie allemande a en effet récusé, en 1845-46, toute philosophie, Marx s'appliquant à fonder une « science de l'histoire » (le matérialisme historique) et s'engageant dans le combat politique quotidien.

 

Mais en a-t-on pour autant terminé avec la question de sa « philosophie » ? Peut-on laisser de côté les textes de jeunesse, fulgurants, les considérer, suivant les vœux de Marx lui-même, comme un brouillon ? « On ne juge pas une époque sur la conscience qu'elle a d'elle-même », avait-il déclaré. Un auteur non plus, peut-être.


Il ne s'agit pas ici de « jouer » le jeune Marx contre le vieux - ou l'inverse - ; il n'est nullement question de projeter sur cette œuvre à la fois immense et lacunaire une philosophie qui la « récupérerait ».

 

Au fond, l'auteur a voulu lire l'œuvre philosophique de façon non téléologique (sans la rabattre sur ce qu'elle aura été, sur son destin ultérieur), la laissant presque comme d'elle-même se centrer autour d'une ontologie de l'activité qui, seule, donne un éclairage unitaire aux textes de la jeunesse, ici interprétés dans leur quasi totalité.

 

Cette ontologie travaille encore par en dessous (puisque la philosophie explicite se trouve bannie depuis 1845) l'œuvre de maturité, et jusqu'à tel texte tardif (1875) en lequel se noue et se dénoue la question du communisme. Au passage, les meilleures interprétations de l'œuvre de Marx sont interrogées, jusqu'à ce que soient éprouvés un à un les présupposés du « matérialisme historique » et de la dialectique.


A. Haecht

HAECHT Anne van, La prostituée, statut et image, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1973.

 

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Résumé

La plupart des ouvrages traitant de la prostituée en donnent une image volontiers misérabiliste, guère exempte d'un romantisme facile, quand ce n'est pas d'un méprisant moralisme.

 

Anne Van Haecht, tournant résolument le dos à cette tradition, s'est efforcée d'analyser la prostitution en termes rigoureusement sociologiques. Ce faisant, elle bouscule pas mal d'idées préétablies, ou de conceptions trop souvent prises pour argent comptant, parce qu'elles satisfont la bonne conscience des « honnêtes gens ».

 

L'auteur examine successivement les rapports entre la société et le phénomène de la prostitution, la genèse du phénomène lui-même, ainsi que quelques « images » de la prostitution à travers la littérature française.

 

Qu'il s'agisse d'une « approche » sexologique ou de l'insertion de la prostitution dans une description systématique des mécanismes sociaux, l'objectif d'Anne Van Haecht reste le même : permettre une étude de la prostitution dans une optique scientifique, faisant appel aux concepts les plus assurés de la sociologie moderne, afin, en même temps - et ce n'est pas la moindre de ses intentions - de rendre aux prostituées une place dans la société.  


HAECHT Anne van, La prostituée, statut et image, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1973.

 

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Résumé

La plupart des ouvrages traitant de la prostituée en donnent une image volontiers misérabiliste, guère exempte d'un romantisme facile, quand ce n'est pas d'un méprisant moralisme.

 

Anne Van Haecht, tournant résolument le dos à cette tradition, s'est efforcée d'analyser la prostitution en termes rigoureusement sociologiques. Ce faisant, elle bouscule pas mal d'idées préétablies, ou de conceptions trop souvent prises pour argent comptant, parce qu'elles satisfont la bonne conscience des « honnêtes gens ».

 

L'auteur examine successivement les rapports entre la société et le phénomène de la prostitution, la genèse du phénomène lui-même, ainsi que quelques « images » de la prostitution à travers la littérature française.

 

Qu'il s'agisse d'une « approche » sexologique ou de l'insertion de la prostitution dans une description systématique des mécanismes sociaux, l'objectif d'Anne Van Haecht reste le même : permettre une étude de la prostitution dans une optique scientifique, faisant appel aux concepts les plus assurés de la sociologie moderne, afin, en même temps - et ce n'est pas la moindre de ses intentions - de rendre aux prostituées une place dans la société.  


HAECHT, Anne van, L'enseignement rénové, de l'origine à l'éclipse, Bruxelles, Editions de l’Université Libre de Bruxelles, 1985.


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Résumé

 

Le point de départ de cette étude s'ancre dans le constat du dualisme de la réforme instaurant l'enseignement secondaire dit «rénové» en Belgique, laquelle renvoie à un projet politique et à un projet pédagogique.  L'économie générale de cette réforme étant relativement ancienne, l'auteur a voulu restituer à la problématique sa temporalité réelle, en se revendiquant d'une sociologie compréhensive d'inspiration wéberienne.  La recherche met à jour l'existence d'une longue logique social-démocrate qui caractérisa la politique scolaire progressiste belge dès le début du siècle.  Centrée sur l'unification progressive des filières de l'enseignement secondaire, cette logique semble être à son terme au cours des années soixante-dix.

L'ouvrage se présente en deux grandes parties : la première est consacrée aux aspects historiques des réformes scolaires belges, la seconde aux aspects plus spécifiquement sociologiques d'une évolution retracée jusqu'au début des années quatre-vingts.

 

 


M. Haine

HAINE Malou, Adolphe Sax : 1814-1894 : sa vie, son oeuvre et ses instruments de musique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1980.

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Résumé

Adolphe Sax est une des personnalités les plus importantes de la facture des instruments à vent du XIXe siècle. Il est né à Dinant, en Belgique en 1814 et fit carrière à Bruxelles, puis à Paris où il s'installa définitivement en 1842.



Adolphe Sax est mondialement connu pour l'invention d'un instrument auquel il donna son nom, le saxophone. Mais on ignore encore qu'il se fit remarquer non seulement dans la fabrication et l'invention de nombreux instruments de musique, mais également dans l'édition musicale, la rédaction d'une méthode de saxhorn, l'organisation de concerts, la direction de la Fanfare de l'Opéra de Paris, l'enseignement du saxophone.



Le présent ouvrage est la première étude complète, objective, précise et détaillée qui relate la vie et les multiples activités du célèbre inventeur. L'originalité du travail repose sur les sources consultées, à savoir des documents de première main, les documents d'archives, les brevets d'invention, les revues musicales, les catalogues d'exposition, etc. Un chapitre est consacré à la famille de l'inventeur et aux activités de son père, Charles-Joseph Sax, et de son frère, Alphonse Sax.



L'amateur lira avec plaisir la vie passionnante de cet homme célèbre et le spécialiste y trouvera de nombreux renseignements inédits qui l'aideront dans ses recherches.



Il était temps qu'un tel ouvrage fût publié car il met en évidence plus d'un fait obscur et dissipe plus d'une imprécision relative à ce grand personnage.


H. Hasquin

HASQUIN Hervé, Une mutation, le « Pays de Charleroi » aux XVIIe et XVIIIe siècles. Aux origines de la Révolution industrielle en Belgique, Bruxelles, Editions de l'Institut de Sociologie. Editions de l'Université de Bruxelles, 1971.


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Résumé

Il fallait détruire définitivement une légende, celle d'une Belgique arriérée et sous-industrialisée à la fin de l'Ancien Régime. C'est ce qu'a tenté de réaliser l'auteur de cette monographie.

 

De la société agricole aux premières manifestations de la Révolution industrielle avec ce que cette notion implique d'industrialisation intensive, de changements sociaux et démographiques, de rythme de croissance économique parfois vertigineux, de pénétration de techniques nouvelles tant en sidérurgie que dans les entreprises charbonnières, de capitalisme audacieux frisant la démesure, telle est la mutation qu'il propose de suivre à travers cette synthèse d'histoire totale fondée sur l'économique et le social.

 

L'ouvrage est consacré à l'une des régions du continent qui, après avoir été en crise dans la seconde moitié du XVIIe siècle et au début du siècle suivant, connut précocement l'un des niveaux d'industrialisation les plus élevés après l'Angleterre.

  


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Autour du Père Castel et du clavecin oculaire" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995.


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Table des matières

M. Couvreur et J.-L. Jam : Avant-propos

A.-M. Chouillet : Le père Castel et son clavecin oculaire

K. Van Hercke : Le journal du clavecin oculaire : démonstration philosophique, esthétique, apologétique ou poétique ?

D. Bariaux : Le clavecin oculaire du père Castel : outil d'exploration du geste artistique

C. Gepner : Le regard en mouvement

M. Blay : Castel critique de la théorie newtonienne des couleurs

J.-L. Jam : Castel et Rameau

J. Ehrard : Une "amitié de trente ans" : Castel et Montesquieu

L. Perol : Diderot, le P. Castel et le clavecin oculaire

A. Montandon : Castel en Allemagne : Synesthésies et correspondances dans le romantisme allemand

M. Couvreur : Aperçus d'un naufrage : les ouvrages perdus ou inédits du père Castel

Ph. Vendrix : Castel et la musique : quelques aspects inédits

N. Vanwelkenhuyzen : Du Jardin des délices au désert des Tartares : variations du père Castel sur l'origine des langues ; Annexes : Annexe I : Textes inédits : Plan d'impression ; La clef de l'histoire et des arts ; Traité sur l'imagination ; Lettre à la comtesse de Maillebois

M. Couvreur et Ph. Vendrix : Annexe II : Liste des manuscrits du père Castel conservés à la Bibliothèque royale Albert Ier de Bruxelles

M. Couvreur : Annexe III : Liste chronologique des écrits publiés par le père Castel.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume IV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1977.


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Table des matières

H. Hasquin : La population de l'agglomération bruxelloise au XVIIIe siècle

R. De Peuter : Note sur le grand commerce à Bruxelles à la fin de l'époque autrichienne

Ph. Moureaux : Le grand commerce à Bruxelles en 1771

J. Marx : L'activité scientifique de l'Académie Impériale et Royale des Sciences et Belles Lettres de Bruxelles, 1772-1794

A. Uyttebrouck : L'enseignement secondaire à Bruxelles à la fin de l'Ancien Régime

V.-G. Martiny : Charles de Wailly, architecte du roi de France et les premiers projets de construction d'un nouveau théâtre à Bruxelles

J. Smeyers : La littérature néerlandaise à Bruxelles au cours du XVIIIe siècle

J. Vercruysse : Journalistes et journaux

R. Mortier : Un dossier mystérieux : Benjamin Constant à Bruxelles (1774-1780)

J. Lemaire : Bruxelles et les Bruxellois dans un conte du début du XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Fêtes et musiques révolutionnaires : Grétry et Gossec" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XVII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1990.


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Table des matières

Fr. Venturi : La première crise de l'Ancien Régime (1768-1776)

B. Kopeczi : Les idées et la réalité politique. L'absolutisme éclairé et les philosophes

E. Griffin-Collart : Le bon David, âme républicaine, entre deux révolutions

H. Hasquin : Cherté, interventionnisme et psychologie populaire : deux périodes de nervosité dans les Pays-Bas autrichiens (1767-69 et 1771-74)

H. Plard : Les écrivains allemands et la révolution d'Amérique (1775-1800)

J.-D. Candaux : La révolution genevoise de 1782 : un état de la question

M. Cabay et D. Droixhe : La genèse de la révolution de 1789 dans la littérature dialectale verviétoise

L. Dhondt : "La Cabale des Misérables" de 1790. La révolte des campagnes flamandes contre la révolution des notables en Belgique (1789-1790)

G. Lemarchand : Noblesse, élite et notabilité en France : aspects sociaux et politiques

R. Mortier : Une réflexion allemande sur les révolutions

L. Trénard : La contre-révolution dans la région lilloise (1789-1799)

N. Jonard : Le "jacobinisme" de Foscolo

J. Dierickx : Réflexions sur la traduction anglaise des "Ruines" et son influence.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Idéologies de la noblesse" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Table des matières

G. Gerhardi : L'idéologie du sang chez Boulainvilliers et sa réception au 18e siècle

N. Johnson : L'idéologie politique du marquis d'Argenson, d'après ses oeuvres inédites

P. Janssens : L'influence sur le continent du modèle aristocratique britannique au XVIIIe siècle

M.E. Zoltowska : La démocratisation de l'idée de l'honneur dans le Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki

R. Galliani : L'idéologie de la noblesse dans le débat sur le luxe (1699-1756)

J. Garagnon : La sensibilité comme idéologie de substitution de la noblesse dans Aline et Valcour

L. et A. Gilon : La "Thalimanie"

B. Demoulin : La réaction de la noblesse et la défense de ses privilèges dans la Principauté de Liège au début du XVIIIe siècle

L. Dhondt : La réaction nobiliaire de la fin de l'Ancien Régime et la révolution des notables de 1787 en Flandre

J. Barta : La noblesse hongroise des Lumières : pour et contre l'absolutisme éclairé de Joseph II

M. Colin : Peut-on parler d'une idéologie nobiliaire en Russie ?

L. Nemeti-Charguina : L'idéologie de la noblesse russe au siècle des Lumières. La fronde aristocratique. Le prince Chtcherbatoff.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Jean-François Vonck (1743-1792)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Table des matières

J. Vercruysse et Br. Bernard : Introduction

J. Stengers : Jean-François Vonck, un patriote belge ?

J. C. A. De Clerck : Vonck avant Vonck : les années inconnues (1743-1787)

J. Vercruysse : Portrait psychologique de Jean-François Vonck

Br. Bernard : Jean-François Vonck sous le regard des historiens

J. Polasky : Les démocrates bruxellois ; L. Dhondt : Les débuts de la démocratie en Belgique et la figure de Jean-François Vonck

D. Rosselle : Jean-François Vonck et les milieux révolutionnaires lillois : première esquisse

J. A. F. de Jongste : Les patriotes néerlandais, 1780-1787. Rêve et réalité

Ph. Raxhon : Révolutionnaires liégeois et vonckistes

E. Collet : Les caricatures de la Révolution brabançonne.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "L'Europe et les révolutions (1770-1800)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume VII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1980.


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Table des matières

Fr. Venturi : La première crise de l'Ancien Régime (1768-1776)

B. Kopeczi : Les idées et la réalité politique. L'absolutisme éclairé et les philosophes

E. Griffin-Collart : Le bon David, âme républicaine, entre deux révolutions

H. Hasquin : Cherté, interventionnisme et psychologie populaire : deux périodes de nervosité dans les Pays-Bas autrichiens (1767-69 et 1771-74)

H. Plard : Les écrivains allemands et la révolution d'Amérique (1775-1800)

J.-D. Candaux : La révolution genevoise de 1782 : un état de la question

M. Cabay et D. Droixhe : La genèse de la révolution de 1789 dans la littérature dialectale verviétoise

L. Dhondt : "La Cabale des Misérables" de 1790. La révolte des campagnes flamandes contre la révolution des notables en Belgique (1789-1790)

G. Lemarchand : Noblesse, élite et notabilité en France : aspects sociaux et politiques

R. Mortier : Une réflexion allemande sur les révolutions

L. Trénard : La contre-révolution dans la région lilloise (1789-1799)

N. Jonard : Le "jacobinisme" de Foscolo

J. Dierickx : Réflexions sur la traduction anglaise des "Ruines" et son influence.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "L'influence française dans les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège au temps de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume VI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1979.


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Table des matières

Fr. Souchal : L'influence française dans l'architecture des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège au XVIIIe siècle

M. Frédéricq-Lilar : Les influences sur l'oeuvre de P.N. Van Reysschoot

P. Foriers : L'influence française dans l'illustration de la porcelaine de Tournai

P. De Zuttere : Charles Le Clercq, peintre bruxellois méconnu (1753-1821)

D. Jozic : François-Charles de Velbruck, prince-évêque francophile. Aperçu de l'influence de la France sous le règne d'un prélat éclairé (1772-1784)

P.-M. Gason : Théorie et pratique poétiques à Liège en 1778 : l'hommage de Saint Péravi à Voltaire et Rousseau

M. Mat-Hasquin : Les influences françaises dans l'oeuvre de l'abbé Duval-Pyrau

J. Smeyers : Voltaire dans la littérature néerlandaise des Pays-Bas autrichiens

R. Trousson : L'abbé F.-X. de Feller et les "Philosophes"

C. Bruneel : La diffusion du livre français à l'université de Louvain (1765-1777)

H. De Schampheleire : Verlichte lectuur te Antwerpen en Parijs in de 18e eeuw. Een comparatief quantitatief leesonderzoek naar Voltaire, Rousseau en de « Encyclopedie». (La lecture des Lumières à Anvers et à Paris au XVIIIe siècle. Un examen comparatif et quantitatif de la diffusion de Voltaire, de Rousseau et de l'Encyclopédie) (résumé français)

L. Dhondt : De l'influence des Lumières dans le comté de Flandre à la fin de l'ancien régime

N. Haesenne-Peremans et P. Delbouille : La présence française dans les bibliothèques liégeoises au XVIIIe siècle

H. Hasquin : Le français à Bruxelles entre 1740 et 1780. Premier essai de quantification.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "La haute administration dans les Pays-Bas autrichiens" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXVII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Résumé

De la guerre de succession d'Espagne (1701-1714) au traité de Campoformio (1797), l'administration des Pays-Bas autrichiens évolua substantiellement.


Comme le montrent Steve Jacob, Denis Tomboy et Gaëtan Van Goidsenhoven qui ont scruté la carrière et les faits et gestes de trois hauts fonctionnaires en activité au XVIIIe siècle, ceux-ci forment un véritable corps. Ces trois portraits éclairent d'un jour nouveau le parcours d'Ambroise-Joseph de Herzelles, de Denis de Cazier et de Jacques-Antoine Le Clerc.


Ces techniciens, d'origine noble ou non, seront les piliers de la modernisation d'un Etat en évolution et deviendront les intermédiaires obligés entre Vienne et Bruxelles. Les auteurs expliquent ces mécanismes et retracent la mutation du monde des "grands commis de l'Etat", leur ascension, leur faste et leur disparition.

Fruit de mémoires de licence à l'Université libre de Bruxelles, cet ouvrage brosse un portrait de la fonction administrative au XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "La noblesse belge au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume IX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1982.


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Table des matières

H. Hasquin : Préface

D. Droixhe : Noblesse éclairée, bourgeoisie tendre dans la principauté de Liège au XVIIIe siècle

M. Frédéricq-Lilar : L'Hôtel d'Hane-Steenhuyse à Gand

J.-J. Heirwegh et M. Mat-Hasquin : Itinéraire intellectuel et gestion économique d'un noble hennuyer : Sébastien Charles de la Barre (1753-1838).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Le livre à Liège et à Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XIV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Table des matières

R. Birn : De Liège à Paris : la route du livre à l'aube du XVIIIe siècle

D. Droixhe : Systèmes ornementaux. Le cas liégeois

D. Jozic : La bibliothèque de Charles-Nicolas d'Oultremont, prince-évêque de Liège

B. Desmaele : Coup d'oeil sur quelques bibliothèques privées bruxelloises du XVIIIe siècle

Cl. Sorgeloos : L'économie politique et les bibliothèques de grands commis dans les Pays-Bas autrichiens

Th. Dutilleul : Jean Castilhon et la Bibliothèque bleue : les enjeux d'une réécriture. Varia

M. Mat : L'armée et les militaires au XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Les préoccupations économiques et sociales des philosophes, littérateurs et artistes au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume III, Editions de l'Université de Bruxelles, 1976.


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Table des matières

E. Briggs : La crise des idées à Paris entre 1727 et 1732 ou "Le Brigandage d'Embrun" et la défense des droits individuels contre le ministère et la monarchie

R. Darnton : Un commerce de livres "sous le manteau" en province à la fin de l'ancien régime

E. Hélin : Le caractère national comme révélateur de déterminismes sociaux

D. Brahimi : Restif féministe ? Etude de quelques "Contemporaines"

P. Charbonnel : Repères pour une étude du statut de la femme dans quelques écrits théoriques des "Philosophes"

H. Schurmans : Dom Deschamps et la communauté des femmes

D. Droixhe : Langage et société dans la grammaire philosophique de Du Marsais à Michaelis, Proudhon et le Rubicon

H. Hasquin : Voltaire démographe

H. Grange : Necker, défenseur du catholicisme

J.-J. Heirwegh : Léonard Defrance (1705-1805)

E. Lemay : La notion du travail à travers la littérature de voyages au XVIIIe siècle

L. Versini : Ignace de Wendel, ses idées politiques, économiques et sociales

J. Blankoff : L'oeuvre de N. Novikov et de A. Radichtchev dans la littérature russe du XVIIIe siècle

H. Plard : J.M.R. Lenz et la condition militaire

J. Proust : "Le joueur de flûte de Passy", Diderot et l'image du paysannat russe

L. Trenard : Les préoccupations économiques et sociales de Voltaire

P. Van Bever : L'abbé Galiani et les signes sociaux.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Musiques et spectacles à Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XIX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Table des matières

M. Couvreur : Avant-propos

J.-Ph. Van Aelbrouck : Le théâtre et la danse à Bruxelles de 1760 à 1765

N. Bauchau : La Porte de Laeken : une prison pour les comédiens dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

M. Cornaz : La vie musicale à Bruxelles entre 1741 et 1780 vue par le biais de la Gazette de Bruxelles et de la Gazette des Pays-Bas

L.R. Baratz : Les oeuvres de Joseph Hector Fiocco (1703-1741) dans la bibliothèque du chanoine Vanden Boom (1688-1769)

A. François : Les collections privées de livres et d'instruments de musique au travers des catalogues de vente bruxellois, durant les règnes de Marie-Thérèse et Joseph II d'Autriche (1740-1790)

H. Vanhulst : La diffusion de la musique de Mozart à Bruxelles d'après le dernier Catalogue de Weissenbruch (1813).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Parcs, jardins et forêts au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1997.


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Table des matières

E. Beetz : Joachim Zinner (1742-1814) : biographie d'un jardinier mal connu

D. Disenhaus : La conception du "nouveau" parc de Bruxelles, 1774-1782

S. Lefèbvre : Les pépinières dans les Pays-Bas autrichiens : le cas de Soignes

A. Chahou : Les bois du Domaine dans le Hainaut au XVIIIe siècle (1730-1780) : le domaine de Binche

C. Hermant : Les aménagements du domaine de Tervueren et le "château Charles" sous Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1749-1780).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Retour au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Table des matières

M. Couvreur : Avant-propos

R. Fayt : La galanterie des "Lumières", source d'éditions clandestines au XIXe siècle à Bruxelles

R. Mortier : Arsène Houssaye et la redécouverte du XVIIIe siècle français

R. Trousson : Le Contrat social et les hommes de 1848

B. Cannone : Ce qu'il advint des écrits sur la musique du XVIIIe siècle, et de ceux de Rousseau, au début du siècle suivant

G. Loubinoux : Le chercheur d'esprit ou Offenbach et la mémoire du XVIIIe

J.-M. Fauquet : César Franck et l'art lyrique français du XVIIIe siècle

Th. Malengreau : Vers une nouvelle approche du néo-classicisme musical des années vingt. Confrontation des écrits et de la musique de Schönberg et de Stravinsky

Cl. Sorgeloos : Influences du XVIIIe siècle sur les relieurs belges

M. Grasso : Aspecta Medusa. Notes sur la diffusion d'une iconographie entre deux siècles

R. Lefère : Les liaisons dangereuses cinématographiées : modalités d'un retour au passé.
Br. D'hainaut-Zveny : Les décors rocaille. Essai d'analyse stylistique

P. Colman : Le style rococo dans l'orfèvrerie en Belgique. Commencements et effacements

M. Jottrand : Le style rocaille dans la porcelaine de Tournai

Cl. Sorgeloos : Le livre dans les Pays-Bas autrichiens et à Liège. Une esthétique rocaille ?

R. Mortier : Diderot contre Boucher, ou le refus du rococo

E. Van der Schueren : Les petits abbés dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Rocaille, rococo" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XVIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1991.


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Table des matières

Br. D'hainaut-Zveny : Introduction

J. Weisgerber : Qu'est-ce que le rococo ? Essai de définition comparatiste

M. Barthélemy et Ph. Vendrix : Le rococo et la musique française ? Deux points de vue

M. Couvreur : Les crispations théoriques de l'esthétique du merveilleux comme hypothèse du livret de tragédie en musique "rococo"

J.-Ph. Van Aelbrouck : Les mascarades à la cour de Charles de Lorraine : divertissements dansés à caractère rococo ?

M. Frédéricq-Lilar : Quelques aspects du rococo flamand : l'architecture et le décor intérieur

H. Bussers : Quelques exemples de sculpture rococo

M. Brion : La Mort et Watteau

M. Roland Michel : De la gravure comme mode de diffusion des motifs rocaille

Br. D'hainaut-Zveny : Les décors rocaille. Essai d'analyse stylistique

P. Colman : Le style rococo dans l'orfèvrerie en Belgique. Commencements et effacements

M. Jottrand : Le style rocaille dans la porcelaine de Tournai

Cl. Sorgeloos : Le livre dans les Pays-Bas autrichiens et à Liège. Une esthétique rocaille ?

R. Mortier : Diderot contre Boucher, ou le refus du rococo

E. Van der Schueren : Les petits abbés dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Topographie du plaisir sous la Régence" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXVI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1998.


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Table des matières

M. Couvreur : et Philippe Vendrix : Pour Maurice Barthélemy

Ph. Vendrix : Bibliographie de Maurice Barthélemy

V. Crugten-André : Que la fête commence...

Th. Favier : Louis XV parisien : un aspect de la musique religieuse sous la Régence

J.-P. C. Montagnier : Réflexions sur une datation possible de la Messe de mort d'André Campra

J. de la Gorce : Toussaint Bertin de Ladoué, musicien du Régent et compositeur des Plaisirs de la campagne

Cl. Jamain : Le concert extravagant. Une expérience de la modernité chez Bordelon et Moncrif

Fr. Moureau : Epigrammes inédites de Chaulieu contre des auteurs dramatiques et des poètes

F. Preyat : L'alter et l'ego ou "l'ironie frappée d'incertitude". Critique et humour dans les contes de l'abbé de Choisy

Ling-Ling Sheu : Ecriture et lecture sous la Régence, d'après Le spectateur français de Marivaux

Christoph Strosetzki : De la conversation classique au badinage chez Montesquieu et Marivaux

Y. Sumi : Pour une esthétique de l'improvisation collective. Le cas de haïkaï, pratique poétique de Bashô

B. Porot : Les airs contrastés : un procédé d'écriture dans le premier Livre de cantates de Jean-Baptiste Stuck, musicien du duc d'Orléans

M. Couvreur : De Raoux à Couperin. Le dialogue des vestales et des pèlerines.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Une famille noble de hauts fonctionnaires : les Neny" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1985.


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Table des matières

Br. Bernard : Patrick Mac Neny (1676-1745), Secrétaire d'Etat et de Guerre

Br. Bernard : Les rapports entre le Chef-Président du Conseil Privé Patrice-François de Neny et son père, le Secrétaire d'Etat et de Guerre Patrice Mac Neny

Cl. Sorgeloos : Les bibliothèques de Patrick Mac Neny et de Patrice-François de Neny. Varia.

P. De Zuttere : Un bohème français à Bruxelles : Jean-Adrien-Claude Servandoni (1736-1814)

M. Mat : Peine capitale et réforme du droit pénal au XVIIIe siècle (France, Pays-Bas autrichiens, Principauté de Liège).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Unité et diversité de l'empire des Hasbourg à la fin du XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1988.


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Table des matières

A. Molitor : La création de l'Académie royale de Belgique

R. Mortier : Diversité des Lumières

E. Kovács : Die südlichen Niederlande innerhalb der Österreichischen Monarchie des 18. Jahrhunderts

P. Lenders : Trois façons de gouverner dans les Pays-Bas autrichiens

St. Grodziski : Les réformes de Marie-Thérèse et de Joseph II en Galicie de 1772 à 1790

R. Prazák : Die böhmischen Länder, Belgien und die Reformen von Joseph II

E. Balázs : La Hongrie dans l'Empire des Habsbourg au XVIIIe siècle. Une société à deux visages

A. Dutu : Pouvoir des Habsbourg et peuple roumain au XVIIIe siècle

D. Medakovic : Die Lage des serbischen Volkes in Österreich im Laufe des 18. Jahrhunderts

E. Wangermann : Die unerwarteten Reaktionen auf die Josephinischen Reformen in Österreich

F. Diaz : L'empire des Habsbourg et le mouvement des réformateurs italiens en Toscane et en Lombardie au XVIIIe siècle

G. Trausch : Les Habsbourg, incarnation de l'Empire au Luxembourg à la fin du XVIIIe siècle : fidélité dynastique et manque de conscience impériale

J. Roegiers : Nederlandse Vrijheden en trouw aan het Huis van Oostenrijk

H. Hasquin : La "révolution brabançonne" ou quand l'Histoire marche à reculons

M. Csáky : L'Aufkärung et la conscience autrichienne.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, « Deux aspects contestés de la politique révolutionnaire en Belgique : langue et culte », in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XVI, Editions de l’Université de Bruxelles, 1989.

 

 

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Table des matières

 

Avant-propos

 

La Révolution et la politique de la langue. Renée BALIBAR4

 

Symétries ? Flamand, wallon et politique de la langue à la Révolution française. Daniel DROIXHE

 

La francisation révolutionnaire, résultat d'initiatives locales. Le cas des tribunaux en Flandre et en Alsace. Herman VAN GOETHEM

 

La francisation de Bruxelles sous la République et l'Empire. Mythes et réalités. Hervé HASQUIN

 

Laïcisation des institutions et tentatives de mesure de son impact : l'exemple de l'état civil. Claude BRUNEEL

 

Prêtres assermentés et curés réfractaires. L'enjeu politique fondamental. Jan ROEGIERS

 

Oppositions religieuses et Stévenismes. André TIHON

 

La guerre dite «des paysans » et le processus révolutionnaire en Belgique. Luc DHONDT

 

Les résistances à la Révolution. "La Vendée belge" (1798-1799) : nationalisme ou religion ? Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT

 


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éd, "Portraits de femmes", in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXVIII, Editions de l’Université de Bruxelles, 2000.


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Table des matières

 

Introduction.  Valérie VAN CRUGTEN-ANDRE

 

Qui sont les philosophes des Lumières ?  Samia L. SPENCER

 

L'oeuvre dramatique d'Isabelle de Charrière. Classicisme et renouvellement.  Yvette WENT-DAOUST

 

Madame Roland épistolière.  Gîta MAY

 

Sophie Ristaud-Cottin. Un Sturm-und-Drang à la française ?  Geneviève GOUBIER-ROBERT

 

Madame de Krüdener (1764- 1824).  Francis LEY

 

Les Souvenirs de la baronne du Montet. Une autobiographie masquée.  Henri ROSSI

 

Aimer ou haïr Madame de Genlis ?  Marie-Emmanuelle PLAGNOL-DIEVAL

 

L'éducation du «prince fait pour régner» selon Madame de Genlis : réalité et fiction.  Regina BOCHENEK-FRANCZAKOWA

 

Félicité de Choiseul-Meuse : du libertinage dans l'ordre bourgeois.  Valérie VAN CRUGTEN-ANDRE

 

La place des femmes dans la correspondance amoureuse : le cadre normatif de l'épistolaire au XVIIIe siècle.  Jürgen SIESS

 


J.-P. Huys

BETHUME K., HUYS J.-Ph., eds., « Espaces et parcours dans la ville, Bruxelles au XVIIIe siècle » , in Etudes sur le XVIIIe siècle, volume XXXV, Editions de l'Université de Bruxelles, 2007.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

La ville est l’un des sujets de prédilection de la recherche actuelle en sciences humaines. L’étude des espaces qui la constituent et des parcours qui la traversent, facteurs essentiels pour l’appréhension de la réalité urbaine, permet de faire émerger la structure géographique et sociologique de Bruxelles au XVIIIe siècle.

L’image de la capitale des Pays-Bas méridionaux se modifie progressivement dès la fin du XVIIe siècle, suite au bombardement de 1695. Un parallélisme s’établit avec la capitale de l’Empire dont dépend Bruxelles dès 1715 : Vienne, dont les transformations urbaines, liées aux réformes institutionnelles, sont encore perceptibles. Le pouvoir est dans la ville. Autour de 1700, Bruxelles, qui n’est pas encore autrichienne, est parcourue par un prince baroque venu de Bavière et dont les prétentions à la souveraineté se manifestent, entre autres, dans ses sorties publiques. À la fin du XVIIIe siècle s’érige le quartier Royal : riche en innovations, ce nouvel espace urbain se révèle un dispositif hautement symbolique. La gestion du système hydro-urbain et l’embourgeoisement progressif de rues commerçantes, telle la rue de la Madeleine, participent à la transformation des espaces bruxellois. La culture et les loisirs font également de la ville un espace de sociabilité, envisagé à travers les lieux de concerts publics et privés, le logement des comédiens généralement à proximité des salles de spectacle, ainsi que les parcours touristiques qui sillonnent Bruxelles. Lieux de vie et de travail peuvent parfois se confondre, comme en témoigne la place occupée par la gent ancillaire. La ville est enfin un lieu d’expérimentation : un projet de destruction d’église devient le prétexte à l’aménagement d’un nouveau quartier paroissial.

À l’initiative du Groupe d’étude du XVIIIe siècle (ULB), des chercheurs venus d’horizons différents – historiens, historiens de l’art et sociologues – s’attachent ici à éclairer les éléments qui structurent, de manière abstraite ou concrète, l’espace urbain de Bruxelles au siècle des Lumières.

 

 


L. Ingber

HAARSCHER Guy, INGBER Léon, Justice et argumentation. Essais à la mémoire de Chaïm Perelman,  Editions de l’Université de Bruxelles, 1986.

 

 

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Résumé

 

 

Les textes rassemblés dans le présent volume constituent une contribution à l'étude du droit, de la philosophie juridique et de la théorie de l'argumentation dans la perspective ouverte par Perelman.  Nous avons voulu que les différents aspects de celle-ci soient abordés, pour témoigner de la multiplicité des influences perelmaniennes. Des spécialistes belges et étrangers envisagent les questions proprement philosophiques (Perelman confronté à Kelsen, à John Rawls, à Aron : problèmes d'épistémologie juridique et de justification en droit), tandis que d'autres analysent les aspects plus particulièrement juridiques (rôle de la tradition, de la sécurité juridique, de l'égalité, étude des accords internationaux, de la fonction du juge, de la logique juridique).
Un certain nombre de monographies spécifiques complètent le volume. Le lecteur intéressé par les questions contemporaines de philosophie du droit trouvera donc ici ample matière à méditation.

 

 

 


H. Janne

JANNE Henri, Le système social. Essai de théorie générale, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1976.

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Résumé

La théorie générale du système social est sans doute un essai ambitieux. Cette tentative est issue de la constatation qu'il y a des données - statistiques, historiques et autres -, des modes d'approche des phénomènes sociaux, des constructions synthétiques reposant sur certaines collections de faits et d'enquêtes, des observations et des théories ethnologiques portant sur de petites sociétés globales, des concepts de la psychologie sociale tels que la « personnalité de base », qui ne revêtent de signification qu'à l'échelle macrosociologique... Si la « sociologie générale » pouvait reprendre aujourd'hui quelque intérêt en marquant ses distances à l'égard de la philosophie générale, ce ne serait qu'à ce plan de préoccupations.

 

L'ouvrage a été construit dans cette perspective...Il cherche à fonder sa valeur sur la rigueur de sa cohérence et sur la règle selon laquelle la construction théorique doit être en harmonie avec tous les faits bien établis. Bien sûr un tel édifice est, en conséquence, proposé et reçu sous bénéfice d'inventaire. L'étude rejette avec force tout impérialisme de caractère moniste. Elle estime, par exemple, que les approches typologique, fonctionnelle, dialectique, psychanalytique et sociométrique, loin d'être incompatibles, se complètent mutuellement en permettant de saisir la réalité sous tous ses aspects, à la condition que celle-ci soit traitée comme un « système », concept central et intégrateur de toutes ces méthodes.

 

Les systèmes sociaux - du genre « organique » - sont des réalités inscrites sur le sol (réalité sociomatérielle), inscrites dans les esprits (réalité psychosociale) et existant comme réalités socioformelles d'une manière transcendante aux individus tout en dépendant de l'existence de ceux-ci. Ces réalités se développent à deux niveaux : l'institutionnel - idéologique et le relationnel - psychologique, l'ensemble reposant sur un substrat matériel, relié aux réalités sociales par la médiation technique.Un rôle-clé dans l'évolution ou la rupture des systèmes sociaux est joué par la stratification sociale et la mobilité sociale, elles-mêmes en rapport étroit avec la dialectique de la technique. La structure fondamentale de ces systèmes est celle du « pouvoir » (power system), notion qui va bien au-delà du sens politique restreint, mais couvre toute la capacité d'influencer (théorie de la force sociale). Le système du pouvoir est en tension permanente avec le système des valeurs (la « culture ») dont toute société globale est porteuse et qu'elle projette dans les individus (la « personnalité de base »).

 

Dans ce cadre dynamique le jeu de l'acculturation, ou si l'on veut de l'éducation prise au sens le plus extensif, est essentiel comme mode d'intégration et facteur d'homogénéité du système social.La théorie générale ainsi construite devrait être en mesure de rendre compte du fait que les systèmes sociaux contiennent en eux des facteurs de continuité et de fixité, mais aussi des facteurs de rupture et de changement. C'est l'interaction complexe de ces facteurs, qui doit être expliquée.Le livre s'attache à intégrer ces phénomènes et leurs corrélations en une théorie d'ensemble. Dans la mesure où il réussirait, il fournirait un instrument permettant de définir la « situation » des faits concrets, opération qui assurerait l'interprétation correcte de leur signification, de leurs antécédents et de leurs conséquences.


S. Jaumain

JAUMAIN Serge, éd., La réforme de l'Etat... et après ? L'impact des débats institutionnels en Belgique et au Canada, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1997.

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Résumé

Depuis plus de deux décennies, les débats institutionnels sont au cœur de la vie politique de la Belgique et du Canada. En 1993, les parlementaires belges adoptaient les accords de la Saint-Michel, quatrième grande révision constitutionnelle depuis 1970 qui parachevait (provisoirement ?) la fédéralisation de ce pays. A la fin de l'année 1994, les discussions constitutionnelles canadiennes, en veilleuse depuis l'échec du référendum sur l'accord de Charlottetown (1992) étaient relancées de façon spectaculaire par la décision du gouvernement québécois d'entamer un nouveau processus de consultation populaire sur le statut de la Belle Province. Il déboucha sur le référendum de 1995 par lequel une très courte majorité de Québécois rejeta le projet de souveraineté qui lui était proposé.

 

Dans ce contexte et à un moment où la question de l'éclatement des fédérations belge et canadienne est de plus en plus souvent posée, il a semblé intéressant de réunir dans un même volume, les études et les réflexions de quelques-uns des meilleurs politologues, constitutionnalistes, historiens et économistes des deux pays. Ils proposent ici une série d'analyses très novatrices, menées dans une perspective comparatiste et qui permettent de mieux cerner les enjeux des débats actuels.

 

Se démarquant des études traditionnelles sur les réformes institutionnelles, cet ouvrage se propose plutôt de souligner leurs conséquences sur l'organisation politique et économique des deux Etats mais aussi sur l'opinion publique. Cette approche comparative est enrichie par la présentation des débats internes de deux fédérations qui servent souvent de référence : la Suisse et l'Union européenne.

 


KURGAN-VAN HENTENRIJK Ginette & JAUMAIN Serge, éd., Aux frontières des classes moyennes. La petite bourgeoisie belge avant 1914, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Résumé

Les classes moyennes ont longtemps échappé aux regards de l'historien, tout particulièrement en Belgique où elles n'ont jamais constitué un thème de recherche très prisé. Cette abstention n'est pas étrangère à la difficulté de déterminer les groupes professionnels qui s'y rattachent. Il était donc intéressant de se pencher sur l'organisation de trois professions aux statuts socio-économiques différents mais qui ont en commun de se situer aux frontières des classes moyennes (les employés, les cabaretiers, les pharmaciens) et qui, dès lors, insistent, plus encore que la petite bourgeoisie traditionnelle, sur les signes et les valeurs qui déterminent leur appartenance sociale.

 

Après un bref bilan de l'état des connaissances sur la petite bourgeoisie belge avant 1914, cet ouvrage examine la personnalité des cabaretiers-cafetiers à la fin du XIXe siècle, la recherche d'une identité chez les pharmaciens à la veille de la Première Guerre mondiale et les premières tentatives de syndicalisation des employés. Il montre aussi comment les petits commerçants cherchèrent, entre 1880 et 1914, à affirmer leur différence par rapport à la classe ouvrière. L'ensemble de ces études permet de cerner quelques traits spécifiques de la petite bourgeoisie belge avant 1914.

 

Ce livre constitue donc une contribution originale et novatrice à la redécouverte d'un groupe qui, au début de ce siècle, joua un rôle économique, social et politique encore trop peu considéré.


Cl. Javeau

JAVEAU Claude, L'enquête par questionnaire, 4ème édition, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Résumé

L'expérience de l'enseignement des méthodes de recherche en sciences sociales et de la direction de nombreux travaux d'enquête selon diverses modalités, ainsi que des contacts avec beaucoup de jeunes chercheurs ont convaincu l'auteur de la nécessité de mettre à la disposition des sociologues (et des professionnels des disciplines apparentées) amenés à réaliser des enquêtes par questionnaires, un ouvrage de consultation aisée, conçu principalement dans une optique pratique (et éventuellement critique).

 

Il y décrit les diverses étapes de ce type d'enquêtes, depuis la définition de l'objet jusqu'à la rédaction du rapport final, en passant par la confection du questionnaire, le codage des réponses, etc. Illustré de nombreux exemples, écrit dans un style simple et dépouillé, ce livre devrait servir aussi bien à l'étudiant en sciences sociales, à l'apprenti travailleur social, qu'au praticien expérimenté.


JAVEAU Claude, Haro sur la culture, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1974.


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Résumé

Le bourgeois croit qu'il n'y a qu'une culture, la sienne.

 

Claude Javeau, bourgeois de culture, trouve cette prétention intempestive, et l'expose dans cette série d'essais et d'articles, où perce avant tout le désir de remettre les choses à leur place véritable.

 

L'auteur, cependant, n'a pas seulement voulu démontrer, mais il a cherché, en même temps, à amuser. D'où ce style plein de verve, ce ton qu'on ne trouve pas habituellement dans les ouvrages de sociologie. Le propos de Claude Javeau doit-il être pourtant pris à la légère ? L'argumentation la plus solide n'exclut pas le souci de divertir le lecteur. Après tout, Beaumarchais ne serait-il pas aussi un bon sociologue ?


JAVEAU Claude, Haro sur la culture, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1974.


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Résumé

Le bourgeois croit qu'il n'y a qu'une culture, la sienne.

 

Claude Javeau, bourgeois de culture, trouve cette prétention intempestive, et l'expose dans cette série d'essais et d'articles, où perce avant tout le désir de remettre les choses à leur place véritable.

 

L'auteur, cependant, n'a pas seulement voulu démontrer, mais il a cherché, en même temps, à amuser. D'où ce style plein de verve, ce ton qu'on ne trouve pas habituellement dans les ouvrages de sociologie. Le propos de Claude Javeau doit-il être pourtant pris à la légère ? L'argumentation la plus solide n'exclut pas le souci de divertir le lecteur. Après tout, Beaumarchais ne serait-il pas aussi un bon sociologue ?


E. Kerrouche

COSTA Olivier, KERROUCHE Eric & MAGNETTE Paul, éd., Vers un renouveau du parlementarisme en Europe, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2004.


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Résumé


Malgré ses déboires, le parlementarisme demeure la forme de gouvernement démocratique la plus répandue ; l'histoire récente de l'Europe centrale et orientale, ainsi que le processus de « constitutionnalisation » de l'Union européenne, attestent même de l'attrait renouvelé qu'il exerce.

 

Les contributions rassemblées dans cet ouvrage dressent un état des lieux de ce mode de gouvernement : elles envisagent ses évolutions dans les Etats où il est apparu et s'est développé, dans ceux qui l'ont adopté plus récemment, et à l'échelle de l'Union européenne, où il s'affirme implicitement. Elles proposent également une analyse plus transversale du phénomène, ainsi que des regards extérieurs.

 

L'ambition de l'ouvrage est de dépasser le constat, très convenu, du caractère relatif du déclin des parlements, et d'éviter de focaliser l'analyse - comme c'est souvent le cas - sur les rapports entre parlement et gouvernement, et sur la composition de la majorité et sa légitimité à exercer le pouvoir. C'est pourquoi les auteurs appréhendent le parlementarisme sous l'angle de la marginalisation des organes délibérants dans des systèmes politiques où la « gouvernance prend le pas sur le gouvernement, et dressent un bilan précis des possibilités qui s'offrent aux parlementaires pour répondre à ce nouveau défi.


E. Külahci

DELWIT Pascal, KÜLAHCI Erol, VAN de WALLE Cédric, Les fédérations européennes de partis. Organisation et influence, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2001.

 

 

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Résumé

 

Depuis près de trente ans, les fédérations européennes de partis font partie du paysage politique européen. Les premières élections du Parlement européen au suffrage universel direct (1979) avaient stimulé les recherches sur les groupements partisans transnationaux qui s'étaient formés dans cette
perspective. Mais l'enthousiasme scientifique céda vite la place à l'oubli et il fallut attendre l'accélération de l'intégration européenne suite à l'Acte unique (1988) et au traité de Maastricht (1993) pour que la science politique s'y intéresse à nouveau.

Au terme de la conférence intergouvernementale 2000 révisant l'article 138 A du traité sur l'Union européenne pour lui substituer l'article 191 du traité de Nice, il était nécessaire de faire le point sur la place des fédérations de partis dans l'Union européenne.

Les auteurs du présent ouvrage les analysent sur les plans historique, politique et organisationnel. Ils mettent en évidence leur contribution à l'édification d'un système politique supranational en devenir.

La première partie du livre est consacrée aux controverses et aux
débats : il y est question, entre autres, des approches théoriques possibles, des contraintes institutionnelles qui pèsent sur le développement des fédérations européennes de partis et des conditions et modalités d'une reconnaissance éventuelle.

Dans la deuxième partie, les auteurs analysent l'organisation des cinq structures partisanes constituées à ce jour : le Parti des socialistes européens, le Parti populaire européen, le Parti européen des libéraux démocrates et réformateurs, la Fédération européenne des partis verts, le Parti démocratique des peuples d'Europe/Alliance libre européenne.

Enfin, la dernière partie s'attache à l'influence de ces fédérations sur le processus de décision, sur les facteurs qui la conditionnent, sur la formation du consensus, sur le rôle des partis nationaux et les relations qu'elles entretiennent avec le Conseil européen, le Conseil des ministres, la Commission européenne et les groupes politiques au Parlement européen.

 


G. Kurgan-van Hentenrijk

KURGAN-VAN HENTENRIJK Ginette & JAUMAIN Serge, éd., Aux frontières des classes moyennes. La petite bourgeoisie belge avant 1914, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Résumé

Les classes moyennes ont longtemps échappé aux regards de l'historien, tout particulièrement en Belgique où elles n'ont jamais constitué un thème de recherche très prisé. Cette abstention n'est pas étrangère à la difficulté de déterminer les groupes professionnels qui s'y rattachent. Il était donc intéressant de se pencher sur l'organisation de trois professions aux statuts socio-économiques différents mais qui ont en commun de se situer aux frontières des classes moyennes (les employés, les cabaretiers, les pharmaciens) et qui, dès lors, insistent, plus encore que la petite bourgeoisie traditionnelle, sur les signes et les valeurs qui déterminent leur appartenance sociale.

 

Après un bref bilan de l'état des connaissances sur la petite bourgeoisie belge avant 1914, cet ouvrage examine la personnalité des cabaretiers-cafetiers à la fin du XIXe siècle, la recherche d'une identité chez les pharmaciens à la veille de la Première Guerre mondiale et les premières tentatives de syndicalisation des employés. Il montre aussi comment les petits commerçants cherchèrent, entre 1880 et 1914, à affirmer leur différence par rapport à la classe ouvrière. L'ensemble de ces études permet de cerner quelques traits spécifiques de la petite bourgeoisie belge avant 1914.

 

Ce livre constitue donc une contribution originale et novatrice à la redécouverte d'un groupe qui, au début de ce siècle, joua un rôle économique, social et politique encore trop peu considéré.


KURGAN-VAN HENTENRIJK Ginette, Un pays si tranquille : la violence en Belgique au XIXe siècle, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Résumé

Le renversement récent de l'image de la Belgique, devenue dans l'opinion internationale un pays de cauchemar peuplé de pédophiles tueurs d'enfants, a mis en lumière combien la perception traditionnelle d'un pays sans histoires a occulté le problème de la violence dans la société belge contemporaine. Pour combler quelque peu le « trou noir historiographique », le présent volume rassemble des études sur la violence au XIXe siècle.

 

Cinq thèmes majeurs s'en dégagent : le problème de la définition de la violence, les sources utilisées, les représentations de la violence, son contrôle par les pouvoirs publics, la corrélation entre formes de violence et état de la société.

 

Avec la collaboration de Xavier Rousseaux, Marie-Sylvie Dupont-Bouchat, Axel Tixhon, Ginette Kurgan-van Hentenryk, Rolande Depoortere, Valérie Montens et Isabelle Sirjacobs, Geoffroy Le Clercq, Valérie Piette, Philippe Raxhon, Gita Deneckere, Luc Keunings.

 


KURGAN-VAN HENTENRIJK Ginette, ed., La question sociale en Belgique et au Canada, XIXe-XXe siècles, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1988.

 

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Résumé

Belgique, Canada, deux pays dont le développement économique et social s'inscrit de façon tellement différente dans l'espace et dans le temps. Confronter leur expérience de la question sociale ne tenait-il pas de la gageure ?

 

Le présent ouvrage témoigne au contraire de la pertinence du sujet. Par des approches variées de la littérature, de l'historiographie, des enquêtes sur le travail industriel, de la législation sociale, de la doctrine et des pratiques de l'Eglise catholique, il apporte un éclairage neuf et stimulant sur un domaine qu'écrivains, sociologues et historiens sont loin d'avoir épuisé. Il remet en perspective le rôle du catholicisme dans la question sociale, que ce soit à propos de l'influence de Le Play et de ses disciples, ou de l'importance, méconnue jusqu'ici, de la doctrine et de la pratique de l'Eglise dans les relations belgo-québécoises depuis la fin du XIXe siècle.

 


Avec la collaboration de J. Allard, M. Voisin, A. Mathews, F. Ouellet, J. Puissant, J.-J. Heirwegh, E. Gubin, J.P. Nandrin, C.L. Jaenen, Y. Lamonde, J.P. Charland, S. Jaumain, M. Champagne, G. Kurgan-van Hentenryk.  


KURGAN-VAN HENTENRIJK Ginette, ed., La question sociale en Belgique et au Canada, XIXe-XXe siècles, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1988.

 

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Résumé

Belgique, Canada, deux pays dont le développement économique et social s'inscrit de façon tellement différente dans l'espace et dans le temps. Confronter leur expérience de la question sociale ne tenait-il pas de la gageure ?

 

Le présent ouvrage témoigne au contraire de la pertinence du sujet. Par des approches variées de la littérature, de l'historiographie, des enquêtes sur le travail industriel, de la législation sociale, de la doctrine et des pratiques de l'Eglise catholique, il apporte un éclairage neuf et stimulant sur un domaine qu'écrivains, sociologues et historiens sont loin d'avoir épuisé. Il remet en perspective le rôle du catholicisme dans la question sociale, que ce soit à propos de l'influence de Le Play et de ses disciples, ou de l'importance, méconnue jusqu'ici, de la doctrine et de la pratique de l'Eglise dans les relations belgo-québécoises depuis la fin du XIXe siècle.

 


Avec la collaboration de J. Allard, M. Voisin, A. Mathews, F. Ouellet, J. Puissant, J.-J. Heirwegh, E. Gubin, J.P. Nandrin, C.L. Jaenen, Y. Lamonde, J.P. Charland, S. Jaumain, M. Champagne, G. Kurgan-van Hentenryk.  


J. Lemaire

LEMAIRE Jacques : "Les origines françaises de l'antimaçonnisme (1744-1797)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 2, Editions de l'Université de Bruxelles, 1985.


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Résumé

Société à mystères, la franc-maçonnerie connaît et subit, dès la première décennie qui suit son apparition en France, un intérêt souvent mêlé d'antipathie.


Cette hostilité culmine en 1797 avec la publication des Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme de l'abbé Barruel, qui vulgarise la théorie mythique de la responsabilité maçonnique dans les événements révolutionnaires de 1789. La fable du complot fomenté par les francs-maçons contre la monarchie et la religion a connu un succès immédiat, profond et durable. Ses fondements reposent sur des illusions, sur des interprétations erronées, sur une érudition mal maîtrisée.


Le propos de l'auteur consiste à mettre ces erreurs en lumière et à indiquer au moyen de quelles sources le mythe antimaçonnique a pu se constituer. Au cours de son analyse, J. Lemaire montre que les accusations concernant la prétendue influence des loges sur le cours des affaires civiles étaient en germe dès les années 1770, que leur paternité ne revient pas totalement à l'abbé Barruel, mais à divers auteurs, souvent méconnus aujourd'hui, parmi lesquels se comptent, curieusement plusieurs francs-maçons authentiques.


M. Liber

LIBERT Marc : "Vie quotidienne des couvents féminins de Bruxelles au siècle des Lumières (1754-1787)" in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume hors-série 9, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Résumé

Au couvent, la vie est rythmée par les différents offices religieux. Le quotidien ne se résume pourtant pas à cette succession de célébrations liturgiques et le monde monastique rencontre des préoccupations communes à l'ensemble de la population. Ce sont ces réalités-là que Marc Libert a voulu mettre en lumière.


Comment appréhendait-on à l'abri de la clôture des phénomènes aussi banals que le manger, le boire, la protection contre le froid, l'éclairage, le rapport au monde médical ou culturel ?


L'auteur s'est attaché à faire un point détaillé de ces questions pour deux monastères féminins bruxellois durant le dernier tiers du XVIIIe siècle. De multiples comparaisons avec d'autres couvents et abbayes de la capitale et de l'ensemble du territoire "belge" ont permis de mieux éclairer la vie matérielle dans les cloîtres.


En outre, la naissance des phénomènes de "consommation de masse" au sein de la société séculière a aussi pu être appréhendée. Cet ouvrage s'engage dans une voie trop longtemps négligée des historiens de la vie monastique et de la vie matérielle.


C. Loir

LOIR Christophe : "La sécularisation des oeuvres d'art dans le Brabant 1773-1842" in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume hors-série 8, Editions de l'Université de Bruxelles, 1998.


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Résumé

L'homme de la fin du XXe siècle est accoutumé à contempler des tableaux anciens à iconographie religieuse dans les musées. L'oeuvre y est cependant totalement affranchie du contexte originel pour lequel elle avait été créée.


Comment et pourquoi ces oeuvres conçues pour un édifice de culte ont-elles été transférées dans un établissement réservé à la culture ? Par quels cheminements et sous quels statuts sont-elles passées de l'Eglise à l'Etat ? Quel est l'impact de cette sécularisation sur l'oeuvre d'art ?


Christophe Loir analyse, à partir d'un important dépouillement d'archives anciennes, le phénomène de sécularisation des oeuvres d'art dans le Brabant à travers les périodes autrichienne, française, hollandaise et le début du Royaume de Belgique. Ce brassage chronologique permet pour la première fois de comprendre dans une vision globale divers événements tels la suppression de l'ordre des Jésuites et des couvents "inutiles", les conquètes artistiques des Français dans les Pays-Bas, la vente des biens nationaux, la redécouverte des primitifs flamands, la restitution par Paris de nombreux chefs-d'oeuvre de l'école flamande en 1815 et surtout la création du musée de Bruxelles, noyau des actuels Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.


L'auteur étudie les implications politiques, économiques, artistiques et religieuses de la sécularisation entre 1773, année de la suppression des jésuites et 1842, année de la vente du musée de la ville de Bruxelles à l'Etat belge : les prémices sous la période autrichienne, les développements sous la période française ainsi que les prolongements sous la période hollandaise et le Royaume de Belgique. Dans chacune de ces périodes, sont successivement étudiés le mouvement de décontextualisation qui extrait l'oeuvre de son contexte et le mouvement de recontextualisation partielle qui l'y replace sous un nouveau statut.


Dans la dernière partie de l'ouvrage, l'auteur analyse les différentes attitudes inhérentes à la sécularisation : conserver, financer, transporter, inventorier, expertiser, sélectionner, muséaliser, restaurer, exposer, protéger, enrichir, légiférer, institutionnaliser et légitimer ; autant d'actions qui témoignent de la prise de conscience d'un patrimoine artistique.


LOIR Christophe, « L'émergence des beaux-arts en Belgique.  Institutions, artistes, public et patrimoine (1773-1835)», in Etudes sur le XVIIIe siècle, hors-série 10, Editions de l’Université de Bruxelles, 2004.

 

 

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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Le monde artistique, en perpétuelle évolution, pose sans cesse de nouveaux défis, encore nombreux en ce début de XXIe siècle : statut des artistes, protection du patrimoine, développement des musées, accès et formation du public, évolution de l'enseignement et essor des expositions. Ces défis incitent à chercher de nouvelles formules en vue de trouver la meilleure adéquation entre les composantes du monde artistique et notre société. La perspective historique devrait pouvoir éclairer cette quête constante.

 

Christophe Loir analyse une des étapes majeures de cette évolution : l'émergence et l'encouragement des beaux-arts en Belgique, au tournant des temps modernes et de l'époque contemporaine. Durant cette période fascinante, on assiste à une reconfiguration profonde du monde artistique, touchant à la fois le cadre institutionnel, le statut de l'artiste, le rapport aux oeuvres d'art et les pratiques du public ; soit les institutions, les hommes et les oeuvres. Ce sont les grandes composantes du monde artistique actuel qui se mettent en place : développement des académies, naissance des musées et des salons, apparition de l'artiste et des beaux-arts, formation du public, prise de conscience du patrimoine et intervention des pouvoirs publics.

 

L'auteur étudie donc l'évolution et l'apport de quatre régimes politiques successifs : l'innovation à la fin du régime autrichien (1773-1794), l'expansion sous le régime français (1794-1814), l'administration sous le régime hollandais (1814-1830) et la consécration au cours des premières années qui suivent l'indépendance de la Belgique (1830-1835).  

 

 


S. Loriaux

ANDRIN Muriel, LORIAUX Stéphanie, « Pratiques de l’intime » in Sextant, Volume 29, Editions de l'Université de Bruxelles, 2012.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Dans un contexte socio-culturel propice à l’expression de l’ego, aux épanchements personnels et à l’exhibition de l’intériorité, des créatrices explorent le filon intimiste, souvent avec une audace et une crudité que leur envient leurs alter ego masculins. Que ce soit dans la littérature, les arts plastiques ou le cinéma contemporain, les artistes sont en effet de plus en plus nombreuses à décrire l’expérience (fictionnelle ou subjective) de l’intime, puisant volontiers dans les détails de leurs vies (sexuelles) respectives. Au cœur de ces nouvelles formes, l’hybridation des discours – critique, théorique et intime – est de mise, provoquant un réaménagement considérable au sein des genres, et du genre.

Ce volume s’interroge à la fois sur les pratiques sexuelles que couvre cette idée de l’intime, l’évolution du contenu des œuvres, du XIXe siècle à aujourd’hui, ainsi que sur les différentes modalités discursives qui véhiculent ces visions (des journaux écrits et correspondances, réels ou fictifs, des œuvres d’art, des films documentaires ou de fiction). L’enjeu des textes repris dans ce volume se situe aussi au niveau de la pertinence d’un tel phénomène et de la spécificité d’un discours « féminin » par rapport à ces pratiques créatives.


P. Magnette

COSTA Olivier, MAGNETTE Paul, Une Europe des Elites ? Réflexions sur la fracture démocratique de l’Union européenne, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.

 

 

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Résumé

 

Il plane sur le projet européen, depuis les origines, un lourd soupçon: présenté comme l'expression de l'intérêt général européen, il ne serait, dans le fond, qu'un complot des élites,
destiné à servir leurs intérêts propres et à promouvoir leur vision du monde, au mépris et aux dépens des aspirations populaires. De prime abord, ce phénomène a pu paraître normal : toute communauté politique n'est-elle pas, dans sa phase fondatrice, soutenue par une élite agissante?  Toutefois, dans le cas de l'Union européenne, la fracture européenne s'est stabilisée,
voire durcie. On en veut pour preuve les critiques très virulentes dont le traité constitutionnel - rêvé comme un moment de socialisation politique favorable au projet européen - a fait l'objet
lors de sa ratification. Les peurs d'une Europe perçue comme un mécanisme de modernisation politique et économique insensible aux intérêts des secteurs les plus exposés, aux traditions et
aux valeurs dont les territoires et les communautés morales sont porteuses, n'ont jamais été plus fortes qu'aujourd'hui.

Confrontés à ce rejet, et après avoir invoqué sans succès les registres de légitimation les plus divers, les dirigeants européens avouent leur perplexité. Cet ouvrage n'a pas pour ambition de
leur indiquer la voie d'une réduction de la fracture européenne, mais de mieux poser les questions.  Il réunit pour cela des contributions de quelques-uns des meilleurs spécialistes francophones des études européennes. Partant chacun
de leur objet d'étude particulier, ils apportent des réponses aux mêmes questions : le procès en élitisme fait à la construction européenne relève-t-i1 du préjugé, ou est-il fondé? Si elle est
avérée, quelle est la mesure de cette frackJre, et
comment s'explique-t-elle ?


MAGNETTE Paul & REMACLE Eric, éd., Le nouveau modèle européen, vol. I, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

La « méthode Monnet » de construction européenne serait-elle en voie de s'épuiser ? De nombreux indices le donnent à penser. Après l'achèvement du marché intérieur, et face aux défis que constituent la fin de la guerre froide, la mondialisation et l'élargissement, l'Union européenne est en quête d'une nouvelle méthode d'intégration. Les grandes politiques lancées par les traités de Maastricht et Amsterdam (Union économique et monétaire, politique étrangère, sécurité intérieure, politiques sociales...) reposent de plus en plus sur une « coopération ouverte » entre gouvernements, où les institutions communautaires peinent à trouver leurs marques.

 

Elargie dans sa taille et dans ses objectifs, l'Union se repose davantage, pour la conception et la mise en œuvre de ses politiques, sur les gouvernements nationaux et les entités régionales. Le temps des grands engagements semble, lui aussi, révolu. Les conférences intergouvernementales se succèdent désormais à un rythme soutenu, davantage pour corriger les traités que pour lancer de nouveaux projets de grande ampleur.

 

La construction de l'Europe connaît ainsi une « grande transformation », qui impose de réfléchir au nouveau modèle qui se dessine, à la fois plus ambitieux dans ses objectifs et plus modeste dans ses moyens, plus large dans son étendue géographique et plus décentralisé.  

 

Le premier volume de cette étude est consacré aux institutions et aux acteurs politiques. Les auteurs s'y demandent comment la Commission, le Conseil, la Cour et le Parlement européens s'adaptent à ces évolutions majeures. Ils examinent aussi le rôle que jouent sur cette scène nouvelle les partis, les groupes d'intérêts et les régions. Derrière ces transformations, c'est la question du « nouveau modèle » constitutionnel et de la « nouvelle gouvernance » de l'Europe qui se trouve posée.  

 

Ont participé à cette étude: Marco Becht, Pascal Delwit, Jean-Michel De Waele, Mathias Dewatripont, John Fitzmaurice, Emil Kirchner, Eröl Külahci, Marta Latek, Nicolas Levrat, Jean-Victor Louis, Paul Magnette, Abdul Noury, Eric Remacle, Gérard Roland, Thierry Ronse, Isabelle Smets, Georges Vandersanden, Cédric Van de Walle, Denis Waelbroeck, Philippe Weil, Pascaline Winand.  


MAGNETTE Paul, éd., La constitution de l'Europe, 2e éd., Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2001.


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Résumé

 

L'Union européenne est arrivée, au tournant du siècle, à un cap de son histoire. Après cinquante ans de construction au coup par coup, elle se prépare à s'étendre à l'ensemble du continent, à réformer ses institutions et à définir son modèle économique et social.

 

Rien d'étonnant, dès lors, à ce que l'idée de la doter d'une constitution refasse surface. Les plus hauts dirigeants politiques français et allemand ont lancé un débat constitutionnel qui suscite d'amples discussions.

 

Ecrire une constitution pour l'Europe constitue en effet une entreprise ambitieuse, qui ne va pas sans poser quelques questions fondamentales. Elles concernent d'abord la méthode. Comment peut-on doter l'Union européenne, qui n'est pas et n'a pas vocation à devenir un Etat, d'une constitution ? Cette tâche doit-elle revenir aux gouvernements, ou les parlements et les peuples doivent-ils y être associés ? Est-ce un texte radicalement neuf, procédant à une refondation de l'Union, qu'il convient d'établir, ou s'agit-il plus modestement de mettre au clair une constitution implicite, léguée par un demi-siècle d'intégration ? Dans quelle mesure l'acquis historique, et les modèles politiques que les Etats européens ont en partage, déterminent-ils le processus constituant ?

 

Le contenu qu'une telle charte fondamentale pourrait recouvrer soulève lui aussi de profondes interrogations. Quels seront les principes fondateurs de l'Union et quels droits y seront conférés aux citoyens ? Les agencements institutionnels existants satisfont-ils aux ambitions constitutionnelles du temps, ou doivent-ils être modifiés pour atteindre plus de démocratie et d'efficacité ? Comment l'Union peut-elle poursuivre des objectifs communs tout en préservant l'identité de ses Etats et de ses peuples ?

 

Telles sont les principales questions auxquelles a tenté de répondre une équipe internationale de politistes, juristes et philosophes, composée de Emmanuelle Bribosia, Renaud Dehousse, Marc Fallon, Jean-Marc Ferry, Christian Franck, Françoise de La Serre, Philippe Lauvaux, Christian Lequesne, Jean-Victor Louis, Paul Magnette, Jean Louis Quermonne et Mario Telò.


MAGNETTE Paul, REMACLE Eric, Le nouveau modèle européen, vol. 2.  Les politiques internes et externes, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2000.

 

 

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Résumé

 

La "méthode Monnet" de construction européenne serait-elle en voie de s'épuiser ? De nombreux indices le donnent à penser. Après l'achèvement du marché intérieur, et face aux défis que constituent la fin de la guerre froide, la mondialisation et l'élargissement, l'Union européenne est en quête d'une nouvelle méthode d'intégration. Les grandes politiques lancées par les traités de Maastricht et Amsterdam (Union économique et monétaire, politique étrangère, sécurité intérieure, politiques sociales) reposent de plus en plus sur une "coopération ouverte" entre gouvernements, où les institutions communautaires peinent à trouver leurs marques. Elargie dans sa taille et dans ses objectifs, l'Union se repose davantage, pour la conception et la mise en oeuvre de ses politiques, sur les gouvernements nationaux et les entités régionales.

 

Le temps des grands engagements semble, lui aussi, révolu. Les conférences intergouvernementales se succèdent désormais à un rythme soutenu, davantage pour corriger les traités que pour lancer de nouveaux projets de grande ampleur. La construction de l'Europe connaît ainsi une "grande transformation", qui impose de réfléchir au nouveau modèle qui se dessine, à la fois plus ambitieux dans ses objectifs et plus modeste dans ses moyens, plus large dans son étendue géographique et plus décentralisé.
 

Le second volume de cette étude est consacré aux politiques internes et externes de l'Union. Les auteurs y analysent les mutations profondes du modèle socio-économique dues au passage de l'approche redistributive à l'approche régulatrice. Ils soulèvent aussi les dilemmes et les options de l'identité extérieure de l'Union, dont l'évolution se trouve à un tournant. Derrière ces transformations, ce sont les questions de la politisation et de la "nouvelle identité" de l'Europe qui se trouvent posées.


MAGNETTE, Paul, La citoyenneté européenne, droits, politiques, institutions, Bruxelles, Editions de l’Université Libre de Bruxelles, 1999.


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Résumé

 

Symbole de la refondation du projet européen accomplie à Maastricht, la citoyenneté européenne a suscité de vastes polémiques. Qualifiée de pierre angulaire d'une Europe fédérale par certains, taxée de gadget juridique par d'autres, elle ne mérite pourtant ni cet excès d'honneur ni cette indignité.  Retraçant dans le détail la genèse de cette institution, depuis ses origines dans les traités fondateurs jusqu'aux innovations récentes du traité d'Amsterdam, ce livre s'efforce d'en mesurer sans passion la portée et les
limites.
Il montre d'abord comment la construction européenne a progressivement décloisonné les citoyennetés nationales.  Le principe de non-discrimination, invoqué par des citoyens actifs, appliqué par des juridictions nationales et par la Cour de justice des Communautés européennes à des domaines croissants, a permis d'ouvrir aux "ressortissants communautaires" les droits civils, sociaux et même politiques des Etats membres, et ainsi d'éroder les frontières juridiques qui séparaient naguère les citoyens européens.
Le livre examine ensuite, au travers de l'analyse des débats politiques, les raisons pour lesquelles les "citoyens
européens" ne jouissent, à ce jour, que d'un patrimoine limité de droits propres à l'Union européenne.

Les divergences qui subsistent entre les Etats favorables à une intégration avancée et ceux qui s'attachent à défendre leur souveraineté nationale continuent de rythmer la vie de
l'Union, et expliquent que les droits du citoyen relèvent encore principalement des Etats plutôt que de l'Union  Cette analyse critique de son passé et de son actualité permet de comprendre pourquoi la citoyenneté européenne
demeure, et demeurera sans doute longtemps encore, à mi-chemin de l'acquis du grand marché et des aspirations à une Europe sociale et démocratique.

 


COSTA Olivier, KERROUCHE Eric & MAGNETTE Paul, éd., Vers un renouveau du parlementarisme en Europe, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2004.


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Résumé


Malgré ses déboires, le parlementarisme demeure la forme de gouvernement démocratique la plus répandue ; l'histoire récente de l'Europe centrale et orientale, ainsi que le processus de « constitutionnalisation » de l'Union européenne, attestent même de l'attrait renouvelé qu'il exerce.

 

Les contributions rassemblées dans cet ouvrage dressent un état des lieux de ce mode de gouvernement : elles envisagent ses évolutions dans les Etats où il est apparu et s'est développé, dans ceux qui l'ont adopté plus récemment, et à l'échelle de l'Union européenne, où il s'affirme implicitement. Elles proposent également une analyse plus transversale du phénomène, ainsi que des regards extérieurs.

 

L'ambition de l'ouvrage est de dépasser le constat, très convenu, du caractère relatif du déclin des parlements, et d'éviter de focaliser l'analyse - comme c'est souvent le cas - sur les rapports entre parlement et gouvernement, et sur la composition de la majorité et sa légitimité à exercer le pouvoir. C'est pourquoi les auteurs appréhendent le parlementarisme sous l'angle de la marginalisation des organes délibérants dans des systèmes politiques où la « gouvernance prend le pas sur le gouvernement, et dressent un bilan précis des possibilités qui s'offrent aux parlementaires pour répondre à ce nouveau défi.


TELO Matéo & MAGNETTE Paul, éd., Repenser l'Europe, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.

 

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Résumé

La construction européenne se trouve aujourd'hui à un tournant de son histoire. La chute du mur de Berlin et les bouleversements récents du contexte international ont ébranlé les principes sur lesquels la construction de l'Europe reposait depuis ses origines: le continent n'est plus divisé et l'Union européenne se prépare à un élargissement oriental; l'économie se globalise et l'Etat-Providence ne parvient plus à jouer son rôle; l'intégration européenne elle-même est incapable de progresser à l'intérieur de ses étroites
limites économiques.


Ces mutations fondamentales, qui perturbent l'entreprise européenne, lui donnent aussi l'occasion d'aller au-delà de ses ambitions passées, d'édifier une Europe politique et de contribuer  à la formation d'une démocratie à l'échelle du continent. Projet résolument neuf, qui contraint à repenser l'Europe jusque dans ses racines philosophiques. Les auteurs qui ont contribué à cet ouvrage, issus de disciplines et de pays différents, apportent des éclairages complémentaires sur cette transition historique".


Dans une première partie sont analysés les problèmes de transition que traversent les démocraties nationales de l'Union européenne dans le nouveau contexte international. Une seconde partie dégage quelques perspectives concrètes susceptibles de relancer le projet européen. Enfin une troisième partie présente les questions fondamentales qui devront être résolues pour donner au projet européen des bases adaptées aux temps nouveaux : l'Union doit-elle se fermer sur elle-même ou s'ouvrir à l'autre moitié de l'Europe; peut-elle se contenter d'être plus efficace ou sa démocratisation est-elle imminente; quelle place les Etats souverains peuvent-ils trouver en son sein; quel équilibre peut-elle trouver entre la protection de son identité et la promotion
de ses différences... ?


Remo Bodei, Biagio De Giovanni, Roberto Esposito, Philippe Herzog, Eric Hobsbawm, Kàlmàn Kulczàr, Juliet Lodge, Paul Magnette, Silvia Mihalikova, Andrea Rea, Philippe Schmitter, Mario Telò, William Wallace, Catherine Withol de Wenden. Ce livre est le fruit de la collaboration de l'Istituto per gli Studi Filosofici, de l'Institut de Sociologie et de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles.

 


V. Marques-Pereira

MARQUES-PEREIRA Bérengère, ed. : "Citoyenneté" in Sextant, Volume 7, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1997.


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Résumé

L'articulation entre la citoyenneté sociale et la citoyenneté politique constitue un thème majeur de réflexion pour rendre compte de la complexité des tensions entre privé et public, égalité et différence, exclusion et inclusion.


C'est dans cette perspective que s'inscrit ce numéro, qui envisage la question d'un point de vue théorique et pratique dans différents pays européens


MARQUES-PEREIRA Bérengère, ed. : "Femmes dans la cité, Amérique latine et Portugal" in Sextant, Volume 8, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 1997.


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Résumé

En Amérique latine, l'appartenance à l'espace national ne présuppose pas, comme en Europe, de condition civile homogène.

 


Dès lors la prise en compte de l'articulation genre/ethnie/classe constitue un élément majeur dans l'analyse de la citoyenneté.

 


Prolongeant le numéro précédent consacré à la citoyenneté féminine en Europe, ce volume présente la problématique élaborée au sein du réseau « Citoyenneté sociale des femmes en Amérique latine ».


M. Mat

MAT Michèle, éd. : "Sécularisation", in Problèmes d'histoire du Christianisme, Volume 13, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Table des matières

La réaction à l'enthousiasme et la sécularisation des sensibilités religieuses au début du dix-huitième siècle, Michael HEYD

De l'illuminisme cévenol aux réactions antiphilosophiques des protestants, Brigitte SOUBEYRAN

Aspects de la tolérance dans les Provinces-Unis

La tolérance dans le Journal britannique (1750-1755), Uta JANSSENS

On tolerance in the Nederlandsche Letter-Courant (1759-1763), Hanna STOUTEN

The Vaderlandsehe letter-oefeningen (1761-1771) and Tolerance, W. VAN DEN BERG

The reformed pastors of Lanquedoc face the movement of dechristianization (1793-1794), John D. WOODBRIDGE

Echec à la sécularisation des Lumières ? La religion comme lien social, Bernard PLONGERON


MAT Michèle, MARX Jacques, éds. : "Luther, mythe et réalité" in Problèmes d'histoire du Christianisme, Volume 14, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Table des matières

Martin Luther, moine augustin à la croisée des chemins, H.R. Boudin

La réforme luthérienne et l'art, Jean Wirth

Sur l'antisémitisme de Martin Luther, Henri Plard

La doctrine de la justification selon Luther et Vatican II, Georges Chantraine

Luther vu par les théologiens calvinistes, Henri Plard

Le point de vue d'un Anglican sur Luther et le Luthéranisme, M.A. Screech

Le rôle de Luther dans la laïcisation de la société, Roland Crahay


J.-M. Méon

BEAUTHIER Régine, MEON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara, éd., Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010.


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Résumé

 

L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.

A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation.

Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.

Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


A. Merlin

MERLIN, Aude, Où va la Russie?, Bruxelles, Editions de l’Université Libre de Bruxelles, 2007.


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Table des matières

 

Avant-propos. Aude Merlin

 

PREMIERE PARTIE.  Système institutionnel et vie politique en Russie aujourd’hui

 

Peut-on parler d’Etat de droit dans la Russie actuelle ?  Katlijn Malfliet

 

La nature du régime politique de la Russie. Analyses constitutionnelles.  Jean-Pierre Massias

 

Le parti dominant en Russie. Quelles perspectives ?  Vladimir Guelman

 

DEUXIEME PARTIE.  Le fédéralisme russe à l’épreuve nord-caucasienne

 

Le Nord-Caucase au miroir du fédéralisme russe.  Aude Merlin

 

La politique russe en Tchétchénie de 1994 à 2006. Analyse des raisons d’un échec.  Céline Francis

 

TROISIEME PARTIE.  Les relations entre pouvoir économique et pouvoir politique en Russie aujourd’hui

 

Le retour de l’Etat producteur en Russie.  Cédric Durand

 

Les interactions entre pouvoirs économique et politique en Russie.  Nina Bachkatov

 

QUATRIEME PARTIE.  La société russe face au pouvoir

 

Que pensent et disent les Russes de leur pouvoir ?  Alexeï Levinson

 

La montée des mouvements de protestation citoyens face à la fermeture du système politique.  Un défi potentiel aux relations de pouvoir dominantes ?  Karine Clément

 


MERLIN Aude, SERRANO Silvia, Ordres et désordres au Caucase, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010.

 
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Résumé

 

Vingt ans après le déclenchement des premiers conflits armés qui ont embrasé la région, la violence ne s'est pas tue au Caucase : elle persiste de façon diffuse au Nord, tandis qu'éclatait en août 2008 sur le territoire géorgien une guerre qui remettait pour la première fois en cause les frontières internationales issues de l'effondrement de l'URSS. Cette instabilité persistante ne doit toutefois pas occulter les transformations profondes qui ont affecté la région.
Avec l'accession des Etats du Caucase du Sud à l'indépendance et leur entrée dans la mondialisation, et la redéfinition des relations entre Moscou et les entités nord-caucasiennes, les conflits ont changé.
Loin d'une lecture qui verrait dans ces violences la marque d'une culture locale, cet ouvrage s'attache à analyser les évolutions historiques et politiques qui déterminent les conflits, en mettant l'accent sur les effets des mobilisations identitaires et des tutelles extérieures, mais aussi sur leurs ressorts internes.
Le lien entre conflits et trajectoires étatiques est donc au coeur de sa
problématique.
En dépit d'évolutions très différentes au Nord et au Sud, le Caucase constitue un système de sécurité tant les interdépendances restent importantes. Le défi consiste donc à appréhender la complexité de la région.
Les auteurs - Caucasiens, Russes, Occidentaux, tous fins connaisseurs de leur terrain d'étude - , relèvent le défi avec originalité, en restituant l'hétérogénéité de la région. La diversité des points de vue exprimés dans ce livre constitue à cet égard une richesse indéniable. Il apportera des clés de compréhension aux étudiants, aux chercheurs mais aussi aux praticiens, aux journalistes, aux diplomates ou aux voyageurs désireux d'entrer dans la complexité du Caucase sans céder aux clichés.


M. Meyer

BEAUTHIER Régine, MEON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara, éd., Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010.


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Résumé

 

L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.

A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation.

Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.

Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


J. Meynaud

MEYNAUD Jean, SIDJANSKI Dusan, Les groupes de pression dans la Communauté européenne, Bruxelles, Editions de l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, 1971.


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Table des matières

 

Introduction


PREMIERE PARTIE. FORMATION DES GROUPES


Titre premier : DOMAINES DE CONSTITUTION

 

Chapitre premier: L'industrie


Chapitre II : Le commerce

 

Chapitre III : L'artisanat et les entreprises à dimensions modestes


Chapitre IV : Les chambres de commerce et d'industrie


Chapitre V : La banque


Chapitre VI : Les entreprises publiques


Chapitre VII : La Presse


Chapitre VIII : Les professions libérales


Chapitre IX : L'agriculture


Chapitre X : Les syndicats


Chapitre XI : Les transports


Chapitre XII : Les consommateurs

 

Titre deuxième : TRAITS CARACTERISTIQUES


Chapitre XIII : Dimensions de l'appareil d'intervention


Chapitre XIV : Modalités d'agencement et de fonctionnement

 

DEUXIEME PARTIE. INTERVENTION DES GROUPES


Titre troisième : VOIES D'ACCES


Chapitre XV : Typologie des accès


Chapitre XVI : Morphologie des accès

 

Titre quatrième : DIMENSIONS DE L'1NFLUENCE


Chapitre XVII : Schémas généraux de l'influence


Chapitre XVIII : Distribution de l'influence


Index alphabétique des organisations officielles et des organisations professionnelles


Bibliothèque de l'1nstitut d'Etudes européennes

 


J.N. Missa

ZACCAÏ Edwin & MISSA Jean-Noël, éd., Le principe de précaution, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

 

Comment agir face à des risques potentiellement importants dans un contexte d'incertitude ?  Cette question se dégage avec de plus en plus d'insistance au fil de problèmes de pollutions, d'alimentation, de santé ou d'utilisation des technologies. Que l'on pense à la « crise de la dioxine », à la dissémination des organismes génétiquement modifiés (OGM), à la maladie de la « vache folle », au réchauffement du climat...

 

A l'avant-scène, le principe de précaution est invoqué de façon croissante dans les sciences, les politiques, les juridictions ou les médias, semblant condenser des évolutions dans l'appréhension et la gestion des risques. 

 

Cet ouvrage réunit seize contributions offrant un éventail de significations et de conséquences de ce principe, ainsi que des contextes où il trouve son origine. Des spécialistes font le point sur la situation juridique et politique actuelle en la matière. D'autres analysent les difficiles applications de la précaution et formulent des propositions. D'autres encore replacent son sens dans une évolution philosophique qui remet en question les apports du progrès. Au centre de ces réflexions figurent les relations entre sciences et sociétés, experts et politiques, connaissance et décisions, priorités du présent et du futur. 

 

Ce bilan multidisciplinaire des enjeux du principe de précaution est issu d'une série de séminaire organisés à l'Université libre de Bruxelles

 


A. Morelli

DIERKENS Alain, MORELLI Anne, éds : "Sectes et hérésies, de l'Antiquité à nos jours", in Problèmes d'histoire des religions, Volume 12, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2002.


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Résumé

"Secte" ou "religion", "hérésie" ou "vraie foi" ? Comment obtient-on (ou non) un label religieux honorable ? Comment devient-on "religieusement correct" ? Qui en décide ? Quel est le poids des pouvoirs politiques dans ce choix ?

 

Les exemples réunis dans ce livre traversent les siècles pour témoigner de la permanence de ces questions sur les rapports entre le pouvoir et les formes institutionnelles du sentiment religieux.

 


R. Mortier

MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Autour du Père Castel et du clavecin oculaire" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995.


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Table des matières

M. Couvreur et J.-L. Jam : Avant-propos

A.-M. Chouillet : Le père Castel et son clavecin oculaire

K. Van Hercke : Le journal du clavecin oculaire : démonstration philosophique, esthétique, apologétique ou poétique ?

D. Bariaux : Le clavecin oculaire du père Castel : outil d'exploration du geste artistique

C. Gepner : Le regard en mouvement

M. Blay : Castel critique de la théorie newtonienne des couleurs

J.-L. Jam : Castel et Rameau

J. Ehrard : Une "amitié de trente ans" : Castel et Montesquieu

L. Perol : Diderot, le P. Castel et le clavecin oculaire

A. Montandon : Castel en Allemagne : Synesthésies et correspondances dans le romantisme allemand

M. Couvreur : Aperçus d'un naufrage : les ouvrages perdus ou inédits du père Castel

Ph. Vendrix : Castel et la musique : quelques aspects inédits

N. Vanwelkenhuyzen : Du Jardin des délices au désert des Tartares : variations du père Castel sur l'origine des langues ; Annexes : Annexe I : Textes inédits : Plan d'impression ; La clef de l'histoire et des arts ; Traité sur l'imagination ; Lettre à la comtesse de Maillebois

M. Couvreur et Ph. Vendrix : Annexe II : Liste des manuscrits du père Castel conservés à la Bibliothèque royale Albert Ier de Bruxelles

M. Couvreur : Annexe III : Liste chronologique des écrits publiés par le père Castel.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume IV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1977.


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Table des matières

H. Hasquin : La population de l'agglomération bruxelloise au XVIIIe siècle

R. De Peuter : Note sur le grand commerce à Bruxelles à la fin de l'époque autrichienne

Ph. Moureaux : Le grand commerce à Bruxelles en 1771

J. Marx : L'activité scientifique de l'Académie Impériale et Royale des Sciences et Belles Lettres de Bruxelles, 1772-1794

A. Uyttebrouck : L'enseignement secondaire à Bruxelles à la fin de l'Ancien Régime

V.-G. Martiny : Charles de Wailly, architecte du roi de France et les premiers projets de construction d'un nouveau théâtre à Bruxelles

J. Smeyers : La littérature néerlandaise à Bruxelles au cours du XVIIIe siècle

J. Vercruysse : Journalistes et journaux

R. Mortier : Un dossier mystérieux : Benjamin Constant à Bruxelles (1774-1780)

J. Lemaire : Bruxelles et les Bruxellois dans un conte du début du XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Fêtes et musiques révolutionnaires : Grétry et Gossec" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XVII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1990.


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Table des matières

Fr. Venturi : La première crise de l'Ancien Régime (1768-1776)

B. Kopeczi : Les idées et la réalité politique. L'absolutisme éclairé et les philosophes

E. Griffin-Collart : Le bon David, âme républicaine, entre deux révolutions

H. Hasquin : Cherté, interventionnisme et psychologie populaire : deux périodes de nervosité dans les Pays-Bas autrichiens (1767-69 et 1771-74)

H. Plard : Les écrivains allemands et la révolution d'Amérique (1775-1800)

J.-D. Candaux : La révolution genevoise de 1782 : un état de la question

M. Cabay et D. Droixhe : La genèse de la révolution de 1789 dans la littérature dialectale verviétoise

L. Dhondt : "La Cabale des Misérables" de 1790. La révolte des campagnes flamandes contre la révolution des notables en Belgique (1789-1790)

G. Lemarchand : Noblesse, élite et notabilité en France : aspects sociaux et politiques

R. Mortier : Une réflexion allemande sur les révolutions

L. Trénard : La contre-révolution dans la région lilloise (1789-1799)

N. Jonard : Le "jacobinisme" de Foscolo

J. Dierickx : Réflexions sur la traduction anglaise des "Ruines" et son influence.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Idéologies de la noblesse" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Table des matières

G. Gerhardi : L'idéologie du sang chez Boulainvilliers et sa réception au 18e siècle

N. Johnson : L'idéologie politique du marquis d'Argenson, d'après ses oeuvres inédites

P. Janssens : L'influence sur le continent du modèle aristocratique britannique au XVIIIe siècle

M.E. Zoltowska : La démocratisation de l'idée de l'honneur dans le Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki

R. Galliani : L'idéologie de la noblesse dans le débat sur le luxe (1699-1756)

J. Garagnon : La sensibilité comme idéologie de substitution de la noblesse dans Aline et Valcour

L. et A. Gilon : La "Thalimanie"

B. Demoulin : La réaction de la noblesse et la défense de ses privilèges dans la Principauté de Liège au début du XVIIIe siècle

L. Dhondt : La réaction nobiliaire de la fin de l'Ancien Régime et la révolution des notables de 1787 en Flandre

J. Barta : La noblesse hongroise des Lumières : pour et contre l'absolutisme éclairé de Joseph II

M. Colin : Peut-on parler d'une idéologie nobiliaire en Russie ?

L. Nemeti-Charguina : L'idéologie de la noblesse russe au siècle des Lumières. La fronde aristocratique. Le prince Chtcherbatoff.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Jean-François Vonck (1743-1792)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.


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Table des matières

J. Vercruysse et Br. Bernard : Introduction

J. Stengers : Jean-François Vonck, un patriote belge ?

J. C. A. De Clerck : Vonck avant Vonck : les années inconnues (1743-1787)

J. Vercruysse : Portrait psychologique de Jean-François Vonck

Br. Bernard : Jean-François Vonck sous le regard des historiens

J. Polasky : Les démocrates bruxellois ; L. Dhondt : Les débuts de la démocratie en Belgique et la figure de Jean-François Vonck

D. Rosselle : Jean-François Vonck et les milieux révolutionnaires lillois : première esquisse

J. A. F. de Jongste : Les patriotes néerlandais, 1780-1787. Rêve et réalité

Ph. Raxhon : Révolutionnaires liégeois et vonckistes

E. Collet : Les caricatures de la Révolution brabançonne.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "L'Europe et les révolutions (1770-1800)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume VII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1980.


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Table des matières

Fr. Venturi : La première crise de l'Ancien Régime (1768-1776)

B. Kopeczi : Les idées et la réalité politique. L'absolutisme éclairé et les philosophes

E. Griffin-Collart : Le bon David, âme républicaine, entre deux révolutions

H. Hasquin : Cherté, interventionnisme et psychologie populaire : deux périodes de nervosité dans les Pays-Bas autrichiens (1767-69 et 1771-74)

H. Plard : Les écrivains allemands et la révolution d'Amérique (1775-1800)

J.-D. Candaux : La révolution genevoise de 1782 : un état de la question

M. Cabay et D. Droixhe : La genèse de la révolution de 1789 dans la littérature dialectale verviétoise

L. Dhondt : "La Cabale des Misérables" de 1790. La révolte des campagnes flamandes contre la révolution des notables en Belgique (1789-1790)

G. Lemarchand : Noblesse, élite et notabilité en France : aspects sociaux et politiques

R. Mortier : Une réflexion allemande sur les révolutions

L. Trénard : La contre-révolution dans la région lilloise (1789-1799)

N. Jonard : Le "jacobinisme" de Foscolo

J. Dierickx : Réflexions sur la traduction anglaise des "Ruines" et son influence.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "L'influence française dans les Pays-Bas autrichiens et la Principauté de Liège au temps de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume VI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1979.


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Table des matières

Fr. Souchal : L'influence française dans l'architecture des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège au XVIIIe siècle

M. Frédéricq-Lilar : Les influences sur l'oeuvre de P.N. Van Reysschoot

P. Foriers : L'influence française dans l'illustration de la porcelaine de Tournai

P. De Zuttere : Charles Le Clercq, peintre bruxellois méconnu (1753-1821)

D. Jozic : François-Charles de Velbruck, prince-évêque francophile. Aperçu de l'influence de la France sous le règne d'un prélat éclairé (1772-1784)

P.-M. Gason : Théorie et pratique poétiques à Liège en 1778 : l'hommage de Saint Péravi à Voltaire et Rousseau

M. Mat-Hasquin : Les influences françaises dans l'oeuvre de l'abbé Duval-Pyrau

J. Smeyers : Voltaire dans la littérature néerlandaise des Pays-Bas autrichiens

R. Trousson : L'abbé F.-X. de Feller et les "Philosophes"

C. Bruneel : La diffusion du livre français à l'université de Louvain (1765-1777)

H. De Schampheleire : Verlichte lectuur te Antwerpen en Parijs in de 18e eeuw. Een comparatief quantitatief leesonderzoek naar Voltaire, Rousseau en de « Encyclopedie». (La lecture des Lumières à Anvers et à Paris au XVIIIe siècle. Un examen comparatif et quantitatif de la diffusion de Voltaire, de Rousseau et de l'Encyclopédie) (résumé français)

L. Dhondt : De l'influence des Lumières dans le comté de Flandre à la fin de l'ancien régime

N. Haesenne-Peremans et P. Delbouille : La présence française dans les bibliothèques liégeoises au XVIIIe siècle

H. Hasquin : Le français à Bruxelles entre 1740 et 1780. Premier essai de quantification.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "La haute administration dans les Pays-Bas autrichiens" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXVII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1999.


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Résumé

De la guerre de succession d'Espagne (1701-1714) au traité de Campoformio (1797), l'administration des Pays-Bas autrichiens évolua substantiellement.


Comme le montrent Steve Jacob, Denis Tomboy et Gaëtan Van Goidsenhoven qui ont scruté la carrière et les faits et gestes de trois hauts fonctionnaires en activité au XVIIIe siècle, ceux-ci forment un véritable corps. Ces trois portraits éclairent d'un jour nouveau le parcours d'Ambroise-Joseph de Herzelles, de Denis de Cazier et de Jacques-Antoine Le Clerc.


Ces techniciens, d'origine noble ou non, seront les piliers de la modernisation d'un Etat en évolution et deviendront les intermédiaires obligés entre Vienne et Bruxelles. Les auteurs expliquent ces mécanismes et retracent la mutation du monde des "grands commis de l'Etat", leur ascension, leur faste et leur disparition.

Fruit de mémoires de licence à l'Université libre de Bruxelles, cet ouvrage brosse un portrait de la fonction administrative au XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "La noblesse belge au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume IX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1982.


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Table des matières

H. Hasquin : Préface

D. Droixhe : Noblesse éclairée, bourgeoisie tendre dans la principauté de Liège au XVIIIe siècle

M. Frédéricq-Lilar : L'Hôtel d'Hane-Steenhuyse à Gand

J.-J. Heirwegh et M. Mat-Hasquin : Itinéraire intellectuel et gestion économique d'un noble hennuyer : Sébastien Charles de la Barre (1753-1838).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Le livre à Liège et à Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XIV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Table des matières

R. Birn : De Liège à Paris : la route du livre à l'aube du XVIIIe siècle

D. Droixhe : Systèmes ornementaux. Le cas liégeois

D. Jozic : La bibliothèque de Charles-Nicolas d'Oultremont, prince-évêque de Liège

B. Desmaele : Coup d'oeil sur quelques bibliothèques privées bruxelloises du XVIIIe siècle

Cl. Sorgeloos : L'économie politique et les bibliothèques de grands commis dans les Pays-Bas autrichiens

Th. Dutilleul : Jean Castilhon et la Bibliothèque bleue : les enjeux d'une réécriture. Varia

M. Mat : L'armée et les militaires au XVIIIe siècle.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Les préoccupations économiques et sociales des philosophes, littérateurs et artistes au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume III, Editions de l'Université de Bruxelles, 1976.


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Table des matières

E. Briggs : La crise des idées à Paris entre 1727 et 1732 ou "Le Brigandage d'Embrun" et la défense des droits individuels contre le ministère et la monarchie

R. Darnton : Un commerce de livres "sous le manteau" en province à la fin de l'ancien régime

E. Hélin : Le caractère national comme révélateur de déterminismes sociaux

D. Brahimi : Restif féministe ? Etude de quelques "Contemporaines"

P. Charbonnel : Repères pour une étude du statut de la femme dans quelques écrits théoriques des "Philosophes"

H. Schurmans : Dom Deschamps et la communauté des femmes

D. Droixhe : Langage et société dans la grammaire philosophique de Du Marsais à Michaelis, Proudhon et le Rubicon

H. Hasquin : Voltaire démographe

H. Grange : Necker, défenseur du catholicisme

J.-J. Heirwegh : Léonard Defrance (1705-1805)

E. Lemay : La notion du travail à travers la littérature de voyages au XVIIIe siècle

L. Versini : Ignace de Wendel, ses idées politiques, économiques et sociales

J. Blankoff : L'oeuvre de N. Novikov et de A. Radichtchev dans la littérature russe du XVIIIe siècle

H. Plard : J.M.R. Lenz et la condition militaire

J. Proust : "Le joueur de flûte de Passy", Diderot et l'image du paysannat russe

L. Trenard : Les préoccupations économiques et sociales de Voltaire

P. Van Bever : L'abbé Galiani et les signes sociaux.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Musiques et spectacles à Bruxelles au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XIX, Editions de l'Université de Bruxelles, 1992.


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Table des matières

M. Couvreur : Avant-propos

J.-Ph. Van Aelbrouck : Le théâtre et la danse à Bruxelles de 1760 à 1765

N. Bauchau : La Porte de Laeken : une prison pour les comédiens dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

M. Cornaz : La vie musicale à Bruxelles entre 1741 et 1780 vue par le biais de la Gazette de Bruxelles et de la Gazette des Pays-Bas

L.R. Baratz : Les oeuvres de Joseph Hector Fiocco (1703-1741) dans la bibliothèque du chanoine Vanden Boom (1688-1769)

A. François : Les collections privées de livres et d'instruments de musique au travers des catalogues de vente bruxellois, durant les règnes de Marie-Thérèse et Joseph II d'Autriche (1740-1790)

H. Vanhulst : La diffusion de la musique de Mozart à Bruxelles d'après le dernier Catalogue de Weissenbruch (1813).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Parcs, jardins et forêts au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1997.


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Table des matières

E. Beetz : Joachim Zinner (1742-1814) : biographie d'un jardinier mal connu

D. Disenhaus : La conception du "nouveau" parc de Bruxelles, 1774-1782

S. Lefèbvre : Les pépinières dans les Pays-Bas autrichiens : le cas de Soignes

A. Chahou : Les bois du Domaine dans le Hainaut au XVIIIe siècle (1730-1780) : le domaine de Binche

C. Hermant : Les aménagements du domaine de Tervueren et le "château Charles" sous Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1749-1780).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Retour au XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Table des matières

M. Couvreur : Avant-propos

R. Fayt : La galanterie des "Lumières", source d'éditions clandestines au XIXe siècle à Bruxelles

R. Mortier : Arsène Houssaye et la redécouverte du XVIIIe siècle français

R. Trousson : Le Contrat social et les hommes de 1848

B. Cannone : Ce qu'il advint des écrits sur la musique du XVIIIe siècle, et de ceux de Rousseau, au début du siècle suivant

G. Loubinoux : Le chercheur d'esprit ou Offenbach et la mémoire du XVIIIe

J.-M. Fauquet : César Franck et l'art lyrique français du XVIIIe siècle

Th. Malengreau : Vers une nouvelle approche du néo-classicisme musical des années vingt. Confrontation des écrits et de la musique de Schönberg et de Stravinsky

Cl. Sorgeloos : Influences du XVIIIe siècle sur les relieurs belges

M. Grasso : Aspecta Medusa. Notes sur la diffusion d'une iconographie entre deux siècles

R. Lefère : Les liaisons dangereuses cinématographiées : modalités d'un retour au passé.
Br. D'hainaut-Zveny : Les décors rocaille. Essai d'analyse stylistique

P. Colman : Le style rococo dans l'orfèvrerie en Belgique. Commencements et effacements

M. Jottrand : Le style rocaille dans la porcelaine de Tournai

Cl. Sorgeloos : Le livre dans les Pays-Bas autrichiens et à Liège. Une esthétique rocaille ?

R. Mortier : Diderot contre Boucher, ou le refus du rococo

E. Van der Schueren : Les petits abbés dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Rocaille, rococo" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XVIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1991.


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Table des matières

Br. D'hainaut-Zveny : Introduction

J. Weisgerber : Qu'est-ce que le rococo ? Essai de définition comparatiste

M. Barthélemy et Ph. Vendrix : Le rococo et la musique française ? Deux points de vue

M. Couvreur : Les crispations théoriques de l'esthétique du merveilleux comme hypothèse du livret de tragédie en musique "rococo"

J.-Ph. Van Aelbrouck : Les mascarades à la cour de Charles de Lorraine : divertissements dansés à caractère rococo ?

M. Frédéricq-Lilar : Quelques aspects du rococo flamand : l'architecture et le décor intérieur

H. Bussers : Quelques exemples de sculpture rococo

M. Brion : La Mort et Watteau

M. Roland Michel : De la gravure comme mode de diffusion des motifs rocaille

Br. D'hainaut-Zveny : Les décors rocaille. Essai d'analyse stylistique

P. Colman : Le style rococo dans l'orfèvrerie en Belgique. Commencements et effacements

M. Jottrand : Le style rocaille dans la porcelaine de Tournai

Cl. Sorgeloos : Le livre dans les Pays-Bas autrichiens et à Liège. Une esthétique rocaille ?

R. Mortier : Diderot contre Boucher, ou le refus du rococo

E. Van der Schueren : Les petits abbés dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds. : "Topographie du plaisir sous la Régence" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXVI, Editions de l'Université de Bruxelles, 1998.


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Table des matières

M. Couvreur : et Philippe Vendrix : Pour Maurice Barthélemy

Ph. Vendrix : Bibliographie de Maurice Barthélemy

V. Crugten-André : Que la fête commence...

Th. Favier : Louis XV parisien : un aspect de la musique religieuse sous la Régence

J.-P. C. Montagnier : Réflexions sur une datation possible de la Messe de mort d'André Campra

J. de la Gorce : Toussaint Bertin de Ladoué, musicien du Régent et compositeur des Plaisirs de la campagne

Cl. Jamain : Le concert extravagant. Une expérience de la modernité chez Bordelon et Moncrif

Fr. Moureau : Epigrammes inédites de Chaulieu contre des auteurs dramatiques et des poètes

F. Preyat : L'alter et l'ego ou "l'ironie frappée d'incertitude". Critique et humour dans les contes de l'abbé de Choisy

Ling-Ling Sheu : Ecriture et lecture sous la Régence, d'après Le spectateur français de Marivaux

Christoph Strosetzki : De la conversation classique au badinage chez Montesquieu et Marivaux

Y. Sumi : Pour une esthétique de l'improvisation collective. Le cas de haïkaï, pratique poétique de Bashô

B. Porot : Les airs contrastés : un procédé d'écriture dans le premier Livre de cantates de Jean-Baptiste Stuck, musicien du duc d'Orléans

M. Couvreur : De Raoux à Couperin. Le dialogue des vestales et des pèlerines.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Une famille noble de hauts fonctionnaires : les Neny" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XII, Editions de l'Université de Bruxelles, 1985.


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Table des matières

Br. Bernard : Patrick Mac Neny (1676-1745), Secrétaire d'Etat et de Guerre

Br. Bernard : Les rapports entre le Chef-Président du Conseil Privé Patrice-François de Neny et son père, le Secrétaire d'Etat et de Guerre Patrice Mac Neny

Cl. Sorgeloos : Les bibliothèques de Patrick Mac Neny et de Patrice-François de Neny. Varia.

P. De Zuttere : Un bohème français à Bruxelles : Jean-Adrien-Claude Servandoni (1736-1814)

M. Mat : Peine capitale et réforme du droit pénal au XVIIIe siècle (France, Pays-Bas autrichiens, Principauté de Liège).


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éds. : "Unité et diversité de l'empire des Hasbourg à la fin du XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XV, Editions de l'Université de Bruxelles, 1988.


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Table des matières

A. Molitor : La création de l'Académie royale de Belgique

R. Mortier : Diversité des Lumières

E. Kovács : Die südlichen Niederlande innerhalb der Österreichischen Monarchie des 18. Jahrhunderts

P. Lenders : Trois façons de gouverner dans les Pays-Bas autrichiens

St. Grodziski : Les réformes de Marie-Thérèse et de Joseph II en Galicie de 1772 à 1790

R. Prazák : Die böhmischen Länder, Belgien und die Reformen von Joseph II

E. Balázs : La Hongrie dans l'Empire des Habsbourg au XVIIIe siècle. Une société à deux visages

A. Dutu : Pouvoir des Habsbourg et peuple roumain au XVIIIe siècle

D. Medakovic : Die Lage des serbischen Volkes in Österreich im Laufe des 18. Jahrhunderts

E. Wangermann : Die unerwarteten Reaktionen auf die Josephinischen Reformen in Österreich

F. Diaz : L'empire des Habsbourg et le mouvement des réformateurs italiens en Toscane et en Lombardie au XVIIIe siècle

G. Trausch : Les Habsbourg, incarnation de l'Empire au Luxembourg à la fin du XVIIIe siècle : fidélité dynastique et manque de conscience impériale

J. Roegiers : Nederlandse Vrijheden en trouw aan het Huis van Oostenrijk

H. Hasquin : La "révolution brabançonne" ou quand l'Histoire marche à reculons

M. Csáky : L'Aufkärung et la conscience autrichienne.


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, « Deux aspects contestés de la politique révolutionnaire en Belgique : langue et culte », in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XVI, Editions de l’Université de Bruxelles, 1989.

 

 

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Table des matières

 

Avant-propos

 

La Révolution et la politique de la langue. Renée BALIBAR4

 

Symétries ? Flamand, wallon et politique de la langue à la Révolution française. Daniel DROIXHE

 

La francisation révolutionnaire, résultat d'initiatives locales. Le cas des tribunaux en Flandre et en Alsace. Herman VAN GOETHEM

 

La francisation de Bruxelles sous la République et l'Empire. Mythes et réalités. Hervé HASQUIN

 

Laïcisation des institutions et tentatives de mesure de son impact : l'exemple de l'état civil. Claude BRUNEEL

 

Prêtres assermentés et curés réfractaires. L'enjeu politique fondamental. Jan ROEGIERS

 

Oppositions religieuses et Stévenismes. André TIHON

 

La guerre dite «des paysans » et le processus révolutionnaire en Belgique. Luc DHONDT

 

Les résistances à la Révolution. "La Vendée belge" (1798-1799) : nationalisme ou religion ? Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT

 


MORTIER Roland, Diderot en Allemagne (1750-1850), t. XV, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1954.

 

Cet ouvrage est toujours en vente au format papier chez  l'éditeur Slatkine, cliquez  ici pour consulter le catalogue de cet éditeur.

 

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Résumé

A la différence de celle de Voltaire et de Rousseau, l'influence de Diderot en Allemagne n'avait pas, jusqu'ici fait l'objet d'une étude d'ensemble.

 

C'est que le génie de Diderot, tumultueux, faiblissant, parfois contradictoire, toujours original, ne se ramène pas, comme celui de Voltaire ou de Rousseau, à quelques idées-forces d'une lumineuse simplicité : il agit dans des sens multiples.

 

L'auteur tente d'acquitter une dette à l'égard d'un des Français qui ont fait le plus pour maintenir jusqu'au cœur du XIXe siècle, le renom et le prestige de la pensée et des lettres de leur pays dans les régions de langue allemande. Dans ce but, il a procédé à une très large enquête qui l'a conduit, par-delà les sources proprement littéraires, jusqu'à l'abondante matière fournie par la presse périodique allemande de cette époque.

 

  


MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, éd, "Portraits de femmes", in Etudes sur le XVIIIe siècle, Volume XXVIII, Editions de l’Université de Bruxelles, 2000.


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Table des matières

 

Introduction.  Valérie VAN CRUGTEN-ANDRE

 

Qui sont les philosophes des Lumières ?  Samia L. SPENCER

 

L'oeuvre dramatique d'Isabelle de Charrière. Classicisme et renouvellement.  Yvette WENT-DAOUST

 

Madame Roland épistolière.  Gîta MAY

 

Sophie Ristaud-Cottin. Un Sturm-und-Drang à la française ?  Geneviève GOUBIER-ROBERT

 

Madame de Krüdener (1764- 1824).  Francis LEY

 

Les Souvenirs de la baronne du Montet. Une autobiographie masquée.  Henri ROSSI

 

Aimer ou haïr Madame de Genlis ?  Marie-Emmanuelle PLAGNOL-DIEVAL

 

L'éducation du «prince fait pour régner» selon Madame de Genlis : réalité et fiction.  Regina BOCHENEK-FRANCZAKOWA

 

Félicité de Choiseul-Meuse : du libertinage dans l'ordre bourgeois.  Valérie VAN CRUGTEN-ANDRE

 

La place des femmes dans la correspondance amoureuse : le cadre normatif de l'épistolaire au XVIIIe siècle.  Jürgen SIESS

 


M. Moulin

MOULIN Madeleine, La genèse de l'Hôpital Erasme : un essai de sociologie compréhensive, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Résumé

La genèse de l'hôpital Erasme. Un essai de sociologie compréhensive.

 

La genèse de l'hôpital académique de l'ULB ne peut être déchiffrée à la seule lumière de décisions rationnelles, basées sur d'hypothétiques évaluations de besoins : pour l'éclairer, il faut aussi dessiner la trame des significations symboliques et de l'imaginaire.

 

 Pour y parvenir, il s'imposait de remonter le courant de l'histoire des hôpitaux de l'Assistance publique de Bruxelles, et notamment de ses relations avec l'ULB depuis sa fondation en 1834. Divers acteurs y apparaissent, avec leurs préoccupations spécifiques, parfois contradictoires : le corps médical, l'Université, l'Assistance publique.

 

Il fallait ensuite prendre en compte les perceptions, par définition subjectives, des protagonistes de la programmation, au travers de documents d'archives et d'une moisson de récits personnels.

 

L'auteur montre comment le projet, plutôt que de s'appuyer sur la seule rationalité objective, est animé par le désir d'autonomie du corps médical et fonde sa légitimité sur l'invocation de la science.

 

Madeleine Moulin brosse enfin le paysage politique institutionnel dans lequel s'est pensé, projeté puis construit l'hôpital Erasme, les enjeux, les choix idéologiques, les rapports de forces et les armatures législatives qui sous-tendent l'émergence d'une telle entreprise.

 

Si l'hôpital Erasme est pris comme « univers singulier », il est possible de soumettre d'autres hôpitaux, belges ou étrangers, à la même grille d'analyse. Il s'agit donc, non d'une monographie, mais d'un essai de sociologie compréhensive dans la tradition de Max Weber, sociologie qui tente, comme le souligne Claude Javeau dans la préface, de rompre avec une certaine routine intellectuelle.

 

Aussi ce livre se destine-t-il autant à un public de spécialistes, sociologues et professionnels de la santé, qu'à tous ceux qui portent un regard critique, ou simplement curieux, sur la scène et les coulisses de l'institution médicale, décrites au travers du prisme d'une de ses réalisations les plus spectaculaires depuis la naissance de la clinique : un hôpital universitaire moderne.

 


MOULIN Madeleine, La genèse de l'Hôpital Erasme : un essai de sociologie compréhensive, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Résumé

La genèse de l'hôpital Erasme. Un essai de sociologie compréhensive.

 

La genèse de l'hôpital académique de l'ULB ne peut être déchiffrée à la seule lumière de décisions rationnelles, basées sur d'hypothétiques évaluations de besoins : pour l'éclairer, il faut aussi dessiner la trame des significations symboliques et de l'imaginaire.

 

 Pour y parvenir, il s'imposait de remonter le courant de l'histoire des hôpitaux de l'Assistance publique de Bruxelles, et notamment de ses relations avec l'ULB depuis sa fondation en 1834. Divers acteurs y apparaissent, avec leurs préoccupations spécifiques, parfois contradictoires : le corps médical, l'Université, l'Assistance publique.

 

Il fallait ensuite prendre en compte les perceptions, par définition subjectives, des protagonistes de la programmation, au travers de documents d'archives et d'une moisson de récits personnels.

 

L'auteur montre comment le projet, plutôt que de s'appuyer sur la seule rationalité objective, est animé par le désir d'autonomie du corps médical et fonde sa légitimité sur l'invocation de la science.

 

Madeleine Moulin brosse enfin le paysage politique institutionnel dans lequel s'est pensé, projeté puis construit l'hôpital Erasme, les enjeux, les choix idéologiques, les rapports de forces et les armatures législatives qui sous-tendent l'émergence d'une telle entreprise.

 

Si l'hôpital Erasme est pris comme « univers singulier », il est possible de soumettre d'autres hôpitaux, belges ou étrangers, à la même grille d'analyse. Il s'agit donc, non d'une monographie, mais d'un essai de sociologie compréhensive dans la tradition de Max Weber, sociologie qui tente, comme le souligne Claude Javeau dans la préface, de rompre avec une certaine routine intellectuelle.

 

Aussi ce livre se destine-t-il autant à un public de spécialistes, sociologues et professionnels de la santé, qu'à tous ceux qui portent un regard critique, ou simplement curieux, sur la scène et les coulisses de l'institution médicale, décrites au travers du prisme d'une de ses réalisations les plus spectaculaires depuis la naissance de la clinique : un hôpital universitaire moderne.

 


A. Van Nieuwenhuysen

NIEUWENHUYSEN A. van, Les finances du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi (1384-1404), économie et politique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Résumé

La richesse des ducs Valois de Bourgogne a ébloui leurs contemporains. Les musées en conservent, de nos jours encore, de nombreux témoignages. Les composantes exactes de cette opulence n'ont cependant jamais été étudiées jusqu'ici. Le présent travail envisage le problème pour le premier des ducs, Philippe le Hardi, fils du roi de France Jean le Bon.

 


Fondé sur une évaluation globale des ressources du duc, l'ouvrage étudie les comptabilités princières du point de vue de leur apport à la connaissance de la vie économique et passe en revue les différents secteurs où l'action du duc et de ses conseillers trouvait à s'exercer.

 


Une première partie concerne les recettes ordinaires. Il s'agit pour l'essentiel des rentrées du domaine, compris dans son acception la plus large : droits ou redevances frappant les activités agricoles, commerciales ou même industrielles des sujets des Etats bourguignons, bénéfices résultant de l'exercice de la justice ou de la frappe des monnaies. S'y ajoutait encore, dans plusieurs possessions ducales, l'apport des aides ordinaires de la royauté française.

 


La deuxième partie étudie les recettes extraordinaires de Philippe le Hardi (aides ducales, emprunts, dons du roi de France) ainsi que ses principales dépenses, celles qui nous éclairent sur les objectifs que poursuivait son gouvernement.

 


En considérant l'ensemble des possessions bourguignonnes : Bourgogne, Nivernais et terres de Champagne, Flandre et Artois, Franche-Comté, Rethelois et Limbourg, l'ouvrage décèle les similitudes et les divergences de la politique ducale dans ces diverses principautés. Le duc devait en effet tenir compte des conditions économiques et sociales propres à chacune des terres dont il avait hérité, et notamment du vaste secteur urbain autonome auquel il se trouvait confronté en Flandre. Il en résultait une extraordinaire souplesse des finances bourguignonnes, souplesse qui constitue sans nul doute leur caractéristique originale, comparativement aux finances de la royauté française.  


NIEUWENHUYSEN A. van, Les finances du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi (1384-1404), économie et politique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Résumé

La richesse des ducs Valois de Bourgogne a ébloui leurs contemporains. Les musées en conservent, de nos jours encore, de nombreux témoignages. Les composantes exactes de cette opulence n'ont cependant jamais été étudiées jusqu'ici. Le présent travail envisage le problème pour le premier des ducs, Philippe le Hardi, fils du roi de France Jean le Bon.

 


Fondé sur une évaluation globale des ressources du duc, l'ouvrage étudie les comptabilités princières du point de vue de leur apport à la connaissance de la vie économique et passe en revue les différents secteurs où l'action du duc et de ses conseillers trouvait à s'exercer.

 


Une première partie concerne les recettes ordinaires. Il s'agit pour l'essentiel des rentrées du domaine, compris dans son acception la plus large : droits ou redevances frappant les activités agricoles, commerciales ou même industrielles des sujets des Etats bourguignons, bénéfices résultant de l'exercice de la justice ou de la frappe des monnaies. S'y ajoutait encore, dans plusieurs possessions ducales, l'apport des aides ordinaires de la royauté française.

 


La deuxième partie étudie les recettes extraordinaires de Philippe le Hardi (aides ducales, emprunts, dons du roi de France) ainsi que ses principales dépenses, celles qui nous éclairent sur les objectifs que poursuivait son gouvernement.

 


En considérant l'ensemble des possessions bourguignonnes : Bourgogne, Nivernais et terres de Champagne, Flandre et Artois, Franche-Comté, Rethelois et Limbourg, l'ouvrage décèle les similitudes et les divergences de la politique ducale dans ces diverses principautés. Le duc devait en effet tenir compte des conditions économiques et sociales propres à chacune des terres dont il avait hérité, et notamment du vaste secteur urbain autonome auquel il se trouvait confronté en Flandre. Il en résultait une extraordinaire souplesse des finances bourguignonnes, souplesse qui constitue sans nul doute leur caractéristique originale, comparativement aux finances de la royauté française.  


P. Moureaux

MOUREAUX Philippe, Les préoccupations statistiques du gouvernement des Pays-Bas autrichiens et le dénombrement des industries dressé en 1764, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1971.

 

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Résumé

Les premières tentatives de recensement de la population, de l'agriculture et de l'industrie qui virent le jour à la fin de l'Ancien Régime intéressent tout particulièrement les historiens et les économistes. Les Pays-Bas autrichiens participèrent à la soif de connaissance des réalités économiques qui anima les gouvernements d'Europe occidentale au XVIIIe siècle. Les autorités installées à Bruxelles réussirent notamment un coup de maître en obtenant de leur administration un « Relevé général des manufactures et fabriques » (1764). Au départ de cet important document, l'auteur a voulu comprendre comment était née cette préoccupation de connaître l'appareil industriel du pays, et dans quelles conditions elle avait porté ses fruits.


Dans la première partie de son travail, Philippe Moureaux a retracé la biographie d'un haut fonctionnaire français, Benoît-Marie Dupuy, l'initiateur de la statistique industrielle dans les Pays-Bas. En suivant les activités de ce personnage hors série à travers les archives belges, françaises et autrichiennes, l'auteur a pu replacer la conception du recensement industriel de 1764 dans son contexte général. Il a constaté que cette entreprise s'inscrivait dans une vision d'ensemble très neuve des techniques de gouvernement.


Dans la deuxième partie de son travail, l'auteur a étudié minutieusement la réalisation pratique du recensement industriel de 1764. Pour en apprécier la valeur réelle - tâche particulièrement difficile - il l'a comparé à d'autres sources. Désormais les historiens pourront juger avec plus de sérieux les mérites et les faiblesses d'un document essentiel pour la connaissance du passé industriel de la Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg.


F. Noël

 

NOËL Francine, 1894 : L’Université libre de Bruxelles en crise, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1988.

 
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Résumé

 

Paris, 9 décembre 1893: l'anarchiste français Vaillant fait éclater une bombe à l'Assemblée nationale. Trois semaines plus tard, le Conseil d'Administration de l'Université libre de Bruxelles ajourne le début du cours du géographe Elisée Reclus, connu pour ses sympathies anarchistes.

 

 

 


L. Olbrechts-Tyteca

OLBRECHTS-TYTECA Lucie, Le comique du discours, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1974.


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Résumé

A côté de la logique formelle, l'attention s'est portée au cours des dernières décennies sur le raisonnement non formel, de loin le plus répandu, puisque c'est celui de la vie journalière, celui du juriste, du politicien, du philosophe, en grande partie aussi du savant.

 

Or l'analyse de ce raisonnement peut être éclairée par le comique. Chacun sait que celui-ci joue parfois un rôle efficace dans l'argumentation, mais, ce qui est plus remarquable, elle constitute, à divers niveaux, un objet comique sui generis.

 

L'auteur a pu montrer que les composantes de l'argumentation sont tour à tour mises en vedette - volontairement ou involontairement - par des emplois anormaux, des distorsions, qui suscitent le rire. Par là s'accroît la communion sociale mais aussi la vigilance, la conscience théorique au sujet de l'argumentation, de ses conditions d'application, de ses ressources et de ses limites. Il résulte de l'étude que le comique porte sur les traits essentiels qui distinguent démonstration et argumentation ; il a pu ainsi jouer un rôle dans les premiers développements du formalisme, lequel serait une aire soustraite au comique.

 

Par son objet et par sa méthode, l'étude devient nécessairement aussi une contribution à la théorie générale du comique et du rire.


V. Piette

BENVINDO Bruno : "Masculinités" in Sextant, Volume 27, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2009.


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Résumé

Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

« Un homme n’aurait pas idée d’écrire un livre sur la situation singulière qu’occupent dans l’humanité les mâles », affirmait en 1949 la philosophe française Simone de Beauvoir. Les profondes mutations qui ont affecté le genre et la sexualité ces dernières décennies ont pourtant fait mentir l’auteure du Deuxième sexe : le masculin est désormais objet de multiples débats, réflexions et recherches.Ce volume entend faire écho à cet extraordinaire essor que connaissent les études sur les hommes en tant qu’êtres sexués, en présentant vingt-cinq contributions sur les masculinités à l’époque contemporaine. Rassemblés dans une perspective de décloisonnement disciplinaire, des historiens, sociologues, philosophes, anthropologues et spécialistes de la littérature ou du cinéma mettent ici en évidence le caractère pluriel des expériences et idéologies de la virilité.Ils montrent également que la construction du masculin ne s’opère jamais en vase clos, mais bien en étroite corrélation avec celle du féminin. Ce sont donc au final les deux « sexes » qui sont au cœur de ce volume qui, en dénaturalisant les catégories sociales, éclaire le caractère contingent, quotidiennement ré-inventé de ce qui apparaît évident : être une femme ou un homme.

 


GUBIN Eliane, PIETTE Valérie, ed. : "Domesticité" in Sextant, Volumes 15-16, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Longtemps l'histoire a ignoré le rôle économique et social des domestiques dans la formation des sociétés contemporaines. Or ceux-ci - véritables "passerelles" entre urbains et ruraux, entre riches et pauvres - ont exercé une influence majeure dans tous les processus de transition socio-économiques.


En réunissant des contributions de démographes, d'historiens, de littéraires, de sociologues, pour différentes époques et différents pays, sur le thème du déclin, de la professionnalisation et de l'immigration de la domesticité, ce volume souligne combien, par nature, le sujet est transversal et combien les constantes l'emportent sur les différences.


GUBIN Eliane, PIETTE Valérie, ed. : "Domesticité" in Sextant, Volumes 15-16, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes de l'Université libre de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Longtemps l'histoire a ignoré le rôle économique et social des domestiques dans la formation des sociétés contemporaines. Or ceux-ci - véritables "passerelles" entre urbains et ruraux, entre riches et pauvres - ont exercé une influence majeure dans tous les processus de transition socio-économiques.


En réunissant des contributions de démographes, d'historiens, de littéraires, de sociologues, pour différentes époques et différents pays, sur le thème du déclin, de la professionnalisation et de l'immigration de la domesticité, ce volume souligne combien, par nature, le sujet est transversal et combien les constantes l'emportent sur les différences.


LAURO Amandine : "Colonialismes" in Sextant, Volume 25, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2008.


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Résumé

Ce volume reflète l’extraordinaire essor pris ces dernières années par l’histoire des femmes en situation coloniale.

Onze contributions, concernant des territoires coloniaux divers, portant sur les XIXe et XXe siècles, abordent, à travers des aspects historiques, littéraires, sociologiques ou politiques, des questions fondamentales pour cerner « le sexe » de la colonisation et de la décolonisation. Ils nous montrent combien, dans les deux processus, les rapports de genre, de classe et de race s’imbriquent dans les discours et dans les faits. La richesse des approches et des problématiques démontre, s’il le fallait, la pertinence de l’outil «genre» dans l’analyse des impérialismes.


MILQUET Sophie, FREDERIC Madeleine : "Femmes en guerre" in Sextant, Volume 28, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2011.


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Résumé

Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

La guerre est habituellement considérée comme une affaire d’hommes, où les femmes n’occuperaient que des rôles secondaires. Bien qu’actrices et témoins de l’histoire, elles voient en permanence leur expérience dévalorisée.

Pourtant, face à l’ampleur des conflits des XIXe et XXe siècles, c’est l’ensemble de la population qui a été touché. Les femmes s’étant mobilisées de diverses manières, il apparaît important de promouvoir une lecture du phénomène guerrier selon le prisme du genre. Cet ouvrage s’inscrit dans cette perspective. En rassemblant des contributions d’historiens et de littéraires, il décrit tant la complexité des expériences féminines de guerre que leurs représentations dans la littérature. 

 


MORELLI Anne : "Femmes exilées politiques" in Sextant, Volume 26, Groupe interdisciplinaire d'Etudes sur les femmes et le genre, 2009.


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Résumé

Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

L’image qui s’impose quand on évoque l’exil politique est le plus souvent masculine : ce serait principalement une affaire d’hommes. Tout au plus quelques femmes apparaissent à titre d’exception, mais la grande majorité d’entre elles sont présentées comme des «réfugiées» ou des «suiveuses», c’est-à-dire comme des victimes plutôt que des actrices de leur destin. Les femmes n’ont-elles donc jamais dû fuir à cause de leurs convictions, parce que persécutées ou risquant leur vie et leur liberté.

Cet ouvrage présente onze contributions qui, toutes, soulignent l’urgence d’exhumer l’histoire des exilées politiques et l’intérêt de l’étudier dans une dimension de genre. Il montre combien cette approche permet de revisiter le processus de l’exil politique.



M.-E. Plagnol-Diéval

PLAGNOL-DIEVAL Marie-Emmanuelle, QUERO Dominique, « Les théâtres de société au XVIIIe siècle » in Etudes sur le XVIIIe siècle,  Volume XXXIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 2005.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Aspect essentiel de « la vie théâtrale au XVIIIe siècle », le théâtre de société constitue un objet d'étude privilégié pour les historiens des mentalités, du théâtre, de la littérature, de la musique, de l'architecture et des arts du spectacle en général. Les textes ici rassemblés, dans cette perspective interdisciplinaire, privilégient un ordre chronologique qui part de la cour de Sceaux pour arriver à la période révolutionnaire, dont on doit se demander si elle sonne la fin de ces manifestations considérées comme caractéristiques de l'Ancien Régime. Trois grands axes de réflexion se dessinent au sein de ce cadre : les lieux et les répertoires qui ont pour objet de situer précisément cette activité parmi d'autres ; les rapports de ces corpus avec la société du triple point de vue esthétique, moral et politique ; les échos que le théâtre de société a laissés dans les écrits du temps.

L'étude de sources jusque-là inexplorées permet d’en savoir plus sur la genèse des pièces et des spectacles, de montrer comment, pourquoi, à quel moment de leur vie ou de leur carrière littéraire des auteurs amateurs ou professionnels, comme Marivaux, Voltaire ou Beaumarchais, se sont tournés vers les scènes privées, et quelles y sont les conditions de représentation : bâtiments, des plus simples aux plus luxueux ; composition des troupes, mêlant souvent professionnels et amateurs, qu'il s'agisse des comédiens ou des musiciens, dont le rôle essentiel et parfois novateur est ici souligné. La diversité des théâtres étudiés met en lumière l’importance de la province, tant dans les villes que dans les résidences de campagne. À Paris, l'activité théâtrale publique se trouve même démultipliée par celle des scènes privées.Si le théâtre de société se caractérise par la notion d'espace privé, qui le définit pour l’essentiel et le distingue des scènes privilégiées, officielles et non, il joue également un rôle de théâtre expérimental pour certaines pièces. Il permet en effet à certains auteurs de fourbir leurs premières armes à l'ombre d'un commanditaire s'apparentant plus ou moins à un mécène, dans un cadre où la notion de « société » ou de « spectateurs » se substitue à celle de « public ». Là, il imite, détourne ou invente de nouveaux genres, susceptibles de s'épanouir sur les scènes publiques, en France et, plus largement, dans une Europe tournée vers le modèle français.

Lieu de transfert culturel, donc, des textes, des auteurs, des acteurs et des esthétiques, le théâtre de société du XVIIIe siècle est bien aux origines du théâtre amateur qui se développe aux siècles suivants.


H. Plard

PLART Henry, ed. : "Morale et vertu au siècle des lumières" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 4, Editions de l'Université de Bruxelles, 1986.


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Table des matières

H. Plard : Morale et vertu : les Lumières et le désarroi de l'éthique

M. Delon : Homo sum, nihil a me alienum puto. Sur le vers de Térence comme devise des Lumières

Y. Noble : "Les vierges sont pareilles à la fleur en son lustre". Les fortunes d'un texte à l'ère augustéenne

E. Sala di Felice : Vertu et bonheur à la Cour de Vienne : les livrets d'Apostolo Zeno et Pierre Métastase

M. Poster : Patriarcat et sexualité. Restif et la famille paysanne

M. Montanile : Morale et vertu dans la tragédie jacobine en Italie (1796-1799). Varia

J.-Cl. David : Une source pour l'histoire du dix-huitième siècle : le Vocabulaire philosophique de l'abbé Morellet

M. Trousson : Le concept d'incidente au XVIIIe siècle.


Ph. Poirier

DELWIT Pascal, POIRIER Philippe, Extrême-droite et pouvoir en Europe, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.

 

 

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Résumé

 

Depuis un quart de siècle, plusieurs partis d'extrême droite ou de la droite populiste ont opéré une percée dans leur système politique national : le Front national en France, le FPO en Autriche, le parti du progrès en Norvège et au Danemark, le parti populaire danois, le parti national slovaque, le Mouvement social italien-Alliance nationale, la Ligue du nord, les Republikaner, le NPD et la DVU en Allemagne, la Liste Pim Fortuyn et le parti de la Liberté aux Pays-Bas, Ataka en Bulgarie, le parti populaire de la Grande Roumanie, le Vlaams Belang et le Front national en Belgique, l'Union démocratique du Centre en Suisse, LAOS en Grèce... Au surplus, un fait politique nouveau s'est imposé ces dernières années : outre la progression électorale et politique observée par nombre de ces partis, plusieurs formations d'extrême droite ont accédé aux responsabilités gouvernementales ou ont soutenu des gouvernements de l'extérieur. Par delà les riches travaux consacrés aux développements des partis d'extrême droite, il s'imposait donc d'analyser les conditions et les conséquences de cette nouvelle donne. Tel est l'angle d'approche de cet ouvrage, qui réunit des contributions des meilleurs spécialistes de la question. La réflexion porte sur la vie et les choix internes de ces partis. Souhaitent-ils accéder au pouvoir ? Cette question suscite-t-elle des débats difficiles ? Observe-t-on un processus de modération quand ces formations rentrent au gouvernement ? Les militants endossent-ils ce choix ? Le parti est-il sanctionné ou conforté aux élections suivantes ?... Mais elle se fixe aussi sur les dimensions extérieures à ces formations. Les thèmes portés par les partis d'extrême droite percolent-ils chez les partis démocratiques? L'apport de l'extrême droite est-il marquant sur certains thèmes qui lui sont chers ? Embrasser l'extrême droite est-ce mieux l'étouffer ? ... A partir d'études de cas et d'approches comparées, l'ouvrage fournit des réponses inédites à ces questions contemporaines.

 


E. Pollet

POLLET Eric, WINTER Grace, La Société Soninké (Dyahunu, Mali), Bruxelles, Editions de l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, 1971.


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Table des matières

 

Introduction

 

Chapitre I: Introduction historique

 

Chapitre II : Histoire du Dyahunu

 

Chapitre III: Economie

 

Chapitre IV: L'implantation sur le territoire. Aspects matériels et sociologiques

 

Chapitre V : Organisation sociale

 

Chapitre VI: Organisation politique

 

Chapitre VII: Organisation foncière

 

Chapitre VIII: Organisation familiale

 

Chapitre IX: Le cours de la vie

 

Chapitre X: Vie religieuse

 

Chapitre XI : Le développement économique et l'évolution sociale

 

Conclusions 

 

Bibliographie des Soninké

 

Bibliographie des autres titres cités

 

Index

 

Table des cartes et des plans

 

Table des généalogies

 

Table des tableaux

 

Table des diagrammes

 

 


V. Pouillard

POUILLARD Véronique, éd., Hirsch et Cie. Bruxelles. 1869-1962, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

Fondée par Léo Hirsch en 1869, la Maison Hirsch fabriquait et vendait des vêtements de luxe pour femme et enfant. Installée à Bruxelles, cette entreprise est restée active jusqu'en 1962 et s'est également implantée en Allemagne et aux Pays-Bas. Ce livre retrace l'existence de ce lieu privilégié de la mode bruxelloise, au travers d'une succession de périodes parfois difficiles, sans négliger l'interaction de trois groupes de protagonistes principaux : les couturières, les patrons et les clientes. Un large éventail de sources originales (des archives d'entreprise, des documents familiaux, des articles de presse, des sources orales, de l'iconographie, des objets,...) a constitué la base des recherches de l'auteur.

 

Au-delà de la simple monographie, cet ouvrage situe l'histoire de la Maison Hirsch & Cie dans un contexte qui fait appel à l'histoire économique et sociale, à l'histoire de l'immigration juive en Belgique, à l'urbanisme bruxellois et à l'histoire du costume. L'auteur contribue également à l'étude d'un aspect méconnu - l'artisanat et le commerce de luxe à Bruxelles - et apporte un éclairage particulier sur la situation de la Haute Couture en Belgique.

 


D. Quéro

PLAGNOL-DIEVAL Marie-Emmanuelle, QUERO Dominique, « Les théâtres de société au XVIIIe siècle » in Etudes sur le XVIIIe siècle,  Volume XXXIII, Editions de l'Université de Bruxelles, 2005.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Aspect essentiel de « la vie théâtrale au XVIIIe siècle », le théâtre de société constitue un objet d'étude privilégié pour les historiens des mentalités, du théâtre, de la littérature, de la musique, de l'architecture et des arts du spectacle en général. Les textes ici rassemblés, dans cette perspective interdisciplinaire, privilégient un ordre chronologique qui part de la cour de Sceaux pour arriver à la période révolutionnaire, dont on doit se demander si elle sonne la fin de ces manifestations considérées comme caractéristiques de l'Ancien Régime. Trois grands axes de réflexion se dessinent au sein de ce cadre : les lieux et les répertoires qui ont pour objet de situer précisément cette activité parmi d'autres ; les rapports de ces corpus avec la société du triple point de vue esthétique, moral et politique ; les échos que le théâtre de société a laissés dans les écrits du temps.

L'étude de sources jusque-là inexplorées permet d’en savoir plus sur la genèse des pièces et des spectacles, de montrer comment, pourquoi, à quel moment de leur vie ou de leur carrière littéraire des auteurs amateurs ou professionnels, comme Marivaux, Voltaire ou Beaumarchais, se sont tournés vers les scènes privées, et quelles y sont les conditions de représentation : bâtiments, des plus simples aux plus luxueux ; composition des troupes, mêlant souvent professionnels et amateurs, qu'il s'agisse des comédiens ou des musiciens, dont le rôle essentiel et parfois novateur est ici souligné. La diversité des théâtres étudiés met en lumière l’importance de la province, tant dans les villes que dans les résidences de campagne. À Paris, l'activité théâtrale publique se trouve même démultipliée par celle des scènes privées.Si le théâtre de société se caractérise par la notion d'espace privé, qui le définit pour l’essentiel et le distingue des scènes privilégiées, officielles et non, il joue également un rôle de théâtre expérimental pour certaines pièces. Il permet en effet à certains auteurs de fourbir leurs premières armes à l'ombre d'un commanditaire s'apparentant plus ou moins à un mécène, dans un cadre où la notion de « société » ou de « spectateurs » se substitue à celle de « public ». Là, il imite, détourne ou invente de nouveaux genres, susceptibles de s'épanouir sur les scènes publiques, en France et, plus largement, dans une Europe tournée vers le modèle français.

Lieu de transfert culturel, donc, des textes, des auteurs, des acteurs et des esthétiques, le théâtre de société du XVIIIe siècle est bien aux origines du théâtre amateur qui se développe aux siècles suivants.


P. Raxhon

RAXHON Philippe : "La révolution liégeoise de 1789 vue par les historiens belges" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 6, Editions de l'Université de Bruxelles, 1989.


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Résumé

La Révolution liégeoise de 1789 s'inscrit dans le cadre des révolutions atlantiques.


Les approches à caractère historique ou littéraire dont elle fut l'objet aux XIXe et XXe siècles en Belgique, sont révélatrices de la manière dont l'histoire est construite par l'historien, et de la nature des sociétés dans lesquelles elle s'élabore. Entre 1805 et 1988, la Révolution liégeoise est un matériau qui a évolué, et l'auteur a cherché à comprendre cette évolution.


Dès lors, fruit d'un long travail universitaire, cet ouvrage fait le point sur l'historiographie révolutionnaire en Belgique, à l'heure du Bicentenaire des révolutions.


Fresque grandiose qui ouvre la voie à l'époque contemporaine, et source d'innombrables querelles, la Révolution de 1789 n'a cessé d'interpeller la conscience des hommes, et l'effort de chaque historien pour la condamner, la défendre, ou l'expliquer, est justement celui de l'esprit en mouvement qui donne sa qualité suprême à l'aventure humaine.


Il s'agit d'en apprécier toutes les conséquences, pour mieux concevoir notre relation avec le passé, et notre conduite face au souvenir et à son trajet dans la mémoire.


J. Reisse

VYVER Gisèle van de, REISSE Jacques, eds. : "Les savants et la politique à la fin du XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 7, Editions de l'Université de Bruxelles, 1991.


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Table des matières

G. Van de Vyver et J. Reisse : Introduction

R. Devleeshouwer : L'heureux XVIIIe siècle

J. Dhombres : Savants en politique, politique des savants. Les expériences de la Révolution française

B. Maitte : L'enseignement des sciences

J.-B. Robert : L'itinéraire d'un savant : Joseph Fourier

H. Hasquin : La Révolution et les sciences. La passion de l'Universel

Cl. Sorgeloos : Les savants à l'école. Le cas du Hainaut

Annexe : Condorcet : Raisons qui m'ont empêché jusqu'ici de croire au magnétisme animal.


E. Remacle

MAGNETTE Paul & REMACLE Eric, éd., Le nouveau modèle européen, vol. I, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2000.


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Résumé

La « méthode Monnet » de construction européenne serait-elle en voie de s'épuiser ? De nombreux indices le donnent à penser. Après l'achèvement du marché intérieur, et face aux défis que constituent la fin de la guerre froide, la mondialisation et l'élargissement, l'Union européenne est en quête d'une nouvelle méthode d'intégration. Les grandes politiques lancées par les traités de Maastricht et Amsterdam (Union économique et monétaire, politique étrangère, sécurité intérieure, politiques sociales...) reposent de plus en plus sur une « coopération ouverte » entre gouvernements, où les institutions communautaires peinent à trouver leurs marques.

 

Elargie dans sa taille et dans ses objectifs, l'Union se repose davantage, pour la conception et la mise en œuvre de ses politiques, sur les gouvernements nationaux et les entités régionales. Le temps des grands engagements semble, lui aussi, révolu. Les conférences intergouvernementales se succèdent désormais à un rythme soutenu, davantage pour corriger les traités que pour lancer de nouveaux projets de grande ampleur.

 

La construction de l'Europe connaît ainsi une « grande transformation », qui impose de réfléchir au nouveau modèle qui se dessine, à la fois plus ambitieux dans ses objectifs et plus modeste dans ses moyens, plus large dans son étendue géographique et plus décentralisé.  

 

Le premier volume de cette étude est consacré aux institutions et aux acteurs politiques. Les auteurs s'y demandent comment la Commission, le Conseil, la Cour et le Parlement européens s'adaptent à ces évolutions majeures. Ils examinent aussi le rôle que jouent sur cette scène nouvelle les partis, les groupes d'intérêts et les régions. Derrière ces transformations, c'est la question du « nouveau modèle » constitutionnel et de la « nouvelle gouvernance » de l'Europe qui se trouve posée.  

 

Ont participé à cette étude: Marco Becht, Pascal Delwit, Jean-Michel De Waele, Mathias Dewatripont, John Fitzmaurice, Emil Kirchner, Eröl Külahci, Marta Latek, Nicolas Levrat, Jean-Victor Louis, Paul Magnette, Abdul Noury, Eric Remacle, Gérard Roland, Thierry Ronse, Isabelle Smets, Georges Vandersanden, Cédric Van de Walle, Denis Waelbroeck, Philippe Weil, Pascaline Winand.  


MAGNETTE Paul, REMACLE Eric, Le nouveau modèle européen, vol. 2.  Les politiques internes et externes, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2000.

 

 

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Résumé

 

La "méthode Monnet" de construction européenne serait-elle en voie de s'épuiser ? De nombreux indices le donnent à penser. Après l'achèvement du marché intérieur, et face aux défis que constituent la fin de la guerre froide, la mondialisation et l'élargissement, l'Union européenne est en quête d'une nouvelle méthode d'intégration. Les grandes politiques lancées par les traités de Maastricht et Amsterdam (Union économique et monétaire, politique étrangère, sécurité intérieure, politiques sociales) reposent de plus en plus sur une "coopération ouverte" entre gouvernements, où les institutions communautaires peinent à trouver leurs marques. Elargie dans sa taille et dans ses objectifs, l'Union se repose davantage, pour la conception et la mise en oeuvre de ses politiques, sur les gouvernements nationaux et les entités régionales.

 

Le temps des grands engagements semble, lui aussi, révolu. Les conférences intergouvernementales se succèdent désormais à un rythme soutenu, davantage pour corriger les traités que pour lancer de nouveaux projets de grande ampleur. La construction de l'Europe connaît ainsi une "grande transformation", qui impose de réfléchir au nouveau modèle qui se dessine, à la fois plus ambitieux dans ses objectifs et plus modeste dans ses moyens, plus large dans son étendue géographique et plus décentralisé.
 

Le second volume de cette étude est consacré aux politiques internes et externes de l'Union. Les auteurs y analysent les mutations profondes du modèle socio-économique dues au passage de l'approche redistributive à l'approche régulatrice. Ils soulèvent aussi les dilemmes et les options de l'identité extérieure de l'Union, dont l'évolution se trouve à un tournant. Derrière ces transformations, ce sont les questions de la politisation et de la "nouvelle identité" de l'Europe qui se trouvent posées.


P. Salmon

SALMON Pierre, Histoire et critique, Editions de l'Université de Bruxelles, 1987.


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Résumé

Cet ouvrage consacré à la démarche intellectuelle du métier d'historien analyse avec perspicacité les divers procédés qui concourent à la réalisation de cette tâche. Alimenté par une expérience d'historien qu'élargit une vaste connaissance des questions d'actualité, ce livre utilise largement les études que la méthode historique a suscitées depuis une génération.

 

Le fait historique, élément constitutif d'une structure, d'un milieu particulier à un moment du temps et à un endroit de l'espace, doit être replacé dans son environnement pour être compris. La critique historique s'efforce de mesurer avec rigueur la valeur du témoignage humain. C'est pourquoi elle est applicable non seulement à l'histoire mais aussi à toutes les sciences sociales. Outre la compréhension interne du milieu et de l'atmosphère, l'historien doit avoir des affinités psychologiques pour l'objet de sa recherche. En vue d'appréhender le passé, il doit s'appuyer sur son expérience quotidienne actuelle, c'est-à-dire sur la représentation qu'il se fait du présent. A chaque génération, il développera un parallèle entre les événements du présent et ceux du passé en y observant analogies et différences. Le présent et le passé s'éclairent ainsi réciproquement et constamment.

 

L'explication causale, qui se limite toujours à une partie des antécédents d'un événement, n'est jamais intégrale et possède nécessairement un caractère probaliste. Mais certains événements paraissent provoqués par le facteur individuel et d'autres événements par le facteur collectif. Le facteur individuel nous donne la part de liberté et de contingence - ce qui ne peut pas être prévu avant d'arriver et ce qui résiste ensuite à une explication complète - renfermée dans les faits historiques ; le facteur collectif nous donne la part de déterminisme et de nécessité qu'ils contiennent.

 

Seule une honnêteté rigoureuse, à laquelle on aurait tendance à se soustraire en face d'événements non intelligibles, peut amener à une reconstruction objective du passé vécu par les hommes en société et, par là, permettre à l'histoire de donner au fait humain sa dimension dans le temps.

 

Cet ouvrage fournira tant aux étudiants qu'au grand public matière à réflexion par l'analyse d'exemples significatifs concernant les dangers d'une trop grande crédulité à l'égard de documents écrits, oraux, audio-visuels ou figuratifs, auxquels on serait tenté de faire confiance. Il amènera ainsi ses lecteurs à comprendre plutôt qu'à se souvenir pour préciser le rôle des hommes dans la société et pour affiner le sens de l'humain.


S. Serrano

MERLIN Aude, SERRANO Silvia, Ordres et désordres au Caucase, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010.

 
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Résumé

 

Vingt ans après le déclenchement des premiers conflits armés qui ont embrasé la région, la violence ne s'est pas tue au Caucase : elle persiste de façon diffuse au Nord, tandis qu'éclatait en août 2008 sur le territoire géorgien une guerre qui remettait pour la première fois en cause les frontières internationales issues de l'effondrement de l'URSS. Cette instabilité persistante ne doit toutefois pas occulter les transformations profondes qui ont affecté la région.
Avec l'accession des Etats du Caucase du Sud à l'indépendance et leur entrée dans la mondialisation, et la redéfinition des relations entre Moscou et les entités nord-caucasiennes, les conflits ont changé.
Loin d'une lecture qui verrait dans ces violences la marque d'une culture locale, cet ouvrage s'attache à analyser les évolutions historiques et politiques qui déterminent les conflits, en mettant l'accent sur les effets des mobilisations identitaires et des tutelles extérieures, mais aussi sur leurs ressorts internes.
Le lien entre conflits et trajectoires étatiques est donc au coeur de sa
problématique.
En dépit d'évolutions très différentes au Nord et au Sud, le Caucase constitue un système de sécurité tant les interdépendances restent importantes. Le défi consiste donc à appréhender la complexité de la région.
Les auteurs - Caucasiens, Russes, Occidentaux, tous fins connaisseurs de leur terrain d'étude - , relèvent le défi avec originalité, en restituant l'hétérogénéité de la région. La diversité des points de vue exprimés dans ce livre constitue à cet égard une richesse indéniable. Il apportera des clés de compréhension aux étudiants, aux chercheurs mais aussi aux praticiens, aux journalistes, aux diplomates ou aux voyageurs désireux d'entrer dans la complexité du Caucase sans céder aux clichés.


L.-L. Sheu

SHEU Ling-Ling, « Voltaire et Rousseau dans le théâtre de la Révolution française (1789-1799) » in Etudes sur le XVIIIe siècle, hors-série 11, Editions de l'Université de Bruxelles, 2005.


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Les illustrations de cet ouvrage n’ont pu être reproduites afin de se conformer à la législation belge en vigueur.

 

Résumé

 

Profitant des derniers travaux d’érudition et d’articles récents sur le théâtre de la Révolution, et à partir de nouvelles recherches, l’auteur procède à une mise au point qualitative et quantitative des représentations des œuvres théâtrales de Voltaire et de Rousseau, reprises à Paris pendant la Révolution (1789-1799). Elle étudie ensuite les pièces, qui, durant cette période, et notamment lors du transfert des restes de Voltaire et de Rousseau au Panthéon, mirent sur la scène ces deux philosophes en tant que personnages de théâtre. Elle relève, entre autres, enfin l’influence de leurs œuvres sur l’inspiration des auteurs dramatiques de ce temps. Trois pièces, reproduites en fin de volume, illustrent cette étude : deux sur Voltaire et une sur Rousseau.

 

 

 


D. Sidjanski

MEYNAUD Jean, SIDJANSKI Dusan, Les groupes de pression dans la Communauté européenne, Bruxelles, Editions de l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, 1971.


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Table des matières

 

Introduction


PREMIERE PARTIE. FORMATION DES GROUPES


Titre premier : DOMAINES DE CONSTITUTION

 

Chapitre premier: L'industrie


Chapitre II : Le commerce

 

Chapitre III : L'artisanat et les entreprises à dimensions modestes


Chapitre IV : Les chambres de commerce et d'industrie


Chapitre V : La banque


Chapitre VI : Les entreprises publiques


Chapitre VII : La Presse


Chapitre VIII : Les professions libérales


Chapitre IX : L'agriculture


Chapitre X : Les syndicats


Chapitre XI : Les transports


Chapitre XII : Les consommateurs

 

Titre deuxième : TRAITS CARACTERISTIQUES


Chapitre XIII : Dimensions de l'appareil d'intervention


Chapitre XIV : Modalités d'agencement et de fonctionnement

 

DEUXIEME PARTIE. INTERVENTION DES GROUPES


Titre troisième : VOIES D'ACCES


Chapitre XV : Typologie des accès


Chapitre XVI : Morphologie des accès

 

Titre quatrième : DIMENSIONS DE L'1NFLUENCE


Chapitre XVII : Schémas généraux de l'influence


Chapitre XVIII : Distribution de l'influence


Index alphabétique des organisations officielles et des organisations professionnelles


Bibliothèque de l'1nstitut d'Etudes européennes

 


M. Smits

DONY Marianne, SMITS Catherine, Aides d'Etat, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2005.

 

 

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Résumé

 

Même si elle n'a pas fait formellement l'objet d'une modernisation - au même titre que le droit anti-trust des articles 81 et 82 CE -, la matière des aides d'Etat a toutefois connu, au cours de ces dernières années, de nombreuses modifications législatives et a donné lieu à un contentieux abondant. Plus particulièrement, tant la Cour de justice et le Tribunal de première instance que la Commission ont eu à traiter de nouvelles questions de procédure mais aussi de fond.

 

Le résultat est un ensemble de décisions et de textes relevant davantage d'une  approche casuistique que d'une coordination rigoureuse, et dont le maniement peut  s'avérer malaisé.

 

C'est dans le contexte de ces réflexions que  s'inscrit le présent ouvrage sur les « aides  d'Etat ». D'éminents spécialistes de cette matière, avocats et/ou académiques, y font le point, mettent en évidence les enjeux ainsi que les lacunes persistantes et, le cas échéant,  proposent des pistes pour y remédier.

 

Le lecteur y trouvera, sous une présentation systématique, des réflexions originales sur, d'une part, les critères qui définissent la notion d'aide d'Etat et, d'autre part, les aspects du régime des aides qui posent à l'heure actuelle le plus de difficultés aux praticiens : la compensation des obligations de service public, l'application des règlements d'exemption, l'identification du bénéficiaire de l'aide en cas de remboursement de celle-ci et le statut du plaignant.

 

Cet ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée de Bertold Bar-Bouyssière, Jean-François Bellis, Marianne Dony, Anne Houtman, Nelly Le Berre-Dodet, Laure Levi, Massimo Merola, Eric Morgan de Rivery, Gerrit Schohe, Catherine Smits, Sabine Thibault-Liger, Denis Waelbroeck et Michel Waelbroeck.

 


C. Sterckx

STERCKX Claude, Eléments de cosmogonie celtique, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1986.

 

 

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Résumé

 

Le souvenir d'une ancienne divinité gauloise, la cavalière Epona, suivie d'un poulain ou portant dans les bras un enfantelet ou un chiot, apparaît dans les derniers mythes préservés par les Celtes médiévaux. Ainsi la Galloise Rhiannon, l'Irlandaise Boann sont-elles les héroïnes d'une hiérogamie cosmique à la fois anthropomorphe et hippomorphe. Le sacre traditionnel des rois irlandais dans une union charnelle avec une jument sacrée en garde la trace jusqu'au XIIe siècle. L'identification du dossier comme héritage pan-indo-européen permet de le rattacher au thème mythique du feu dans l'eau et d'en proposer une exégèse cohérente : le jeu de l'être et du non-être qui constitue la réalité.

 

 


L. Surano

VERNIMMEN-VAN TIGGELEN Gisèle, SURANO Laura, WEYEMBERGH Anne, The future of mutual recognition in criminal matters in the European Union / L'avenir de la reconnaissance mutuelle en matière pénale dans l'Union européenne, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2009.


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Résumé

In the EU’s fast-growing Area of Freedom, Security and Justice, the principle of mutual recognition should play a key role in the field of judicial cooperation in criminal matters.Since mutual recognition was enshrined as a cornerstone of judicial cooperation in the EU by the European Council of Tampere in 1999, an increasing number of binding instruments based on this principle have been adopted in the framework of the EU’s Third Pillar.The considerable impact of those instruments on national criminal legal systems has often required a major effort by Member States in adjusting their national legislation so that it complies with the new mechanisms agreed at EU level.

What are the real difficulties encountered by Member States in the transposition of these legislative texts into national law and, even earlier, when the texts are being negotiated within the Council of the EU? What lessons can be learned from the early years of their practical implementation by the competent judicial authorities? And, above all, what will be the future role and scope of the principle of mutual recognition in criminal matters in Europe?The entry into force of the Lisbon Treaty and the adoption of a new multi-annual programme (replacing the Hague Programme) to strengthen the EU’s Area of Freedom, Security and Justice are both pending. In this crucial time of transition and uncertainty, the book seeks to provide answers to the above questions and many other related issues.

Through its country by country approach covering the vast majority of the Member States, it intends to provide policymakers, practitioners, academics and researchers with a comprehensive analysis of the problems that have emerged and the solutions envisaged by each State in their implementation of mutual recognition instruments. The country chapters are followed by a final EU-wide analysis that seeks to identify common themes and obstacles and to consider future options and possible scenarios.

The whole study, based on in-depth research combined with interviews conducted with hundreds of practitioners and experts from across the EU, amounts to a remarkable team performance carried out together with academics and researcher members of ECLAN (European Criminal Law Academic Network).

 


W. Szafran

SZAFRAN, Willy, Louis-Ferdinand Céline.  Essai psychanalytique, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1976.

 

 

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Sujet

 

La personnalité de Céline est extraordinairement fascinante. Toutes ses oeuvres représentent la mise en scène d'une seule vie, la sienne. et les héros de ses livres ont une relation au monde superposable à celle qu'il a dans la réalité.  L'originalité de ce travail réside dans la méthode employée. Celle-ci se base sur le concept post-freudien de relation d'objet, ce terme désignant le style de
relation du sujet avec le monde extérieur. L'anàlyse des relations objectales doit être précédée par la reconstitution des faits biographiques objectifs. Cette façon de procéder permet d'intégrer deux ordres de connaissance de l'Individu: la compréhension intérieure qui est celle de ses relations objectales et la connaissance extérieure qui est celle de la réalité dans laquelle il se meut et celle de ses  comportements tels qu'ils sont perçus par les autres.

 

Cette démarche appliquée à Céline fait ressortir un certain nombre de thèmes. La mort constitue la problématique centrale de la personnalité de Céline et tous les autres thèmes, la médecine, la création littéraire, le programme utopique d'une rénovation de la France, en découlent. On ne lui a d'ailleurs pas pardonné de projeter sa problématique personnelle dans la réalité politique et
sociale de son époque, c'est pourquoi il est actuellement au purgatoire.


Ph. Tassi

DROESBEKE Jean-Jacques, FICHET Bernard & TASSI Philippe, éd., Modélisation ARCH, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1994.


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Résumé

Créée en 1971 pour promouvoir l'enseignement de la statistique et représenter ceux qui l'enseignent, l'Association des Statisticiens Universitaires (ASU) a rapidement dépassé son origine strictement universitaire, et a désormais vocation à accueillir tous les statisticiens d'expression française, comme le prouve sa nouvelle appellation depuis mai 1987 : Association pour la Statistique et ses Utilisations.

 

Forte de plus de quatre cents adhérents, l'ASU organise chaque année les Journées de Statistique, principal colloque en ce domaine, est chargée par la Société Statistique de France d'éditer la « Revue de Statistique Appliquée », et a pris l'initiative, en 1984, des Journées d'Etude en Statistique qui sont à l'origine de cette collection. En outre, les membres de l'ASU se réunissent au sein de groupes spécialisés organisés autour d'un thème ou d'un domaine d'application.   

 

Cet ouvrage fait suite aux Journées d'Etude en Statistique organisées par l'ASU en octobre 1992 sur le thème des modèles ARCH et de leurs applications à la finance, au Centre International de Rencontres Mathématiques (CIRM) de Marseille-Luminy, avec le concours de la Société Mathématique de France (SMF).   

 

Le but de ces Journées est de permettre à un public peu spécialisé de se consacrer à l'approfondissement d'un sujet précis, avec quatre orientations essentielles : l'acquisition des résultats de base, la présentation des développements les plus importants et les plus récents, les perspectives futures et les problèmes liés à l'application des théories et méthodes énoncées.   

 

Dans la lignée de l'utilisation des processus stochastiques de type ARMA pour le traitement des séries chronologiques, la classe des modèles non linéaires ARCH (autorégressifs conditionnellement hétéroscédastiques) permet une étude complète, illustrée par des applications dans des domaines concernant principalement des problèmes financiers et monétaires.


M. Telo

TELO Matéo & MAGNETTE Paul, éd., Repenser l'Europe, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1996.

 

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Résumé

La construction européenne se trouve aujourd'hui à un tournant de son histoire. La chute du mur de Berlin et les bouleversements récents du contexte international ont ébranlé les principes sur lesquels la construction de l'Europe reposait depuis ses origines: le continent n'est plus divisé et l'Union européenne se prépare à un élargissement oriental; l'économie se globalise et l'Etat-Providence ne parvient plus à jouer son rôle; l'intégration européenne elle-même est incapable de progresser à l'intérieur de ses étroites
limites économiques.


Ces mutations fondamentales, qui perturbent l'entreprise européenne, lui donnent aussi l'occasion d'aller au-delà de ses ambitions passées, d'édifier une Europe politique et de contribuer  à la formation d'une démocratie à l'échelle du continent. Projet résolument neuf, qui contraint à repenser l'Europe jusque dans ses racines philosophiques. Les auteurs qui ont contribué à cet ouvrage, issus de disciplines et de pays différents, apportent des éclairages complémentaires sur cette transition historique".


Dans une première partie sont analysés les problèmes de transition que traversent les démocraties nationales de l'Union européenne dans le nouveau contexte international. Une seconde partie dégage quelques perspectives concrètes susceptibles de relancer le projet européen. Enfin une troisième partie présente les questions fondamentales qui devront être résolues pour donner au projet européen des bases adaptées aux temps nouveaux : l'Union doit-elle se fermer sur elle-même ou s'ouvrir à l'autre moitié de l'Europe; peut-elle se contenter d'être plus efficace ou sa démocratisation est-elle imminente; quelle place les Etats souverains peuvent-ils trouver en son sein; quel équilibre peut-elle trouver entre la protection de son identité et la promotion
de ses différences... ?


Remo Bodei, Biagio De Giovanni, Roberto Esposito, Philippe Herzog, Eric Hobsbawm, Kàlmàn Kulczàr, Juliet Lodge, Paul Magnette, Silvia Mihalikova, Andrea Rea, Philippe Schmitter, Mario Telò, William Wallace, Catherine Withol de Wenden. Ce livre est le fruit de la collaboration de l'Istituto per gli Studi Filosofici, de l'Institut de Sociologie et de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles.

 


M.-R. Thielemans

THIELEMANS Marie-Rose, Bourgogne et Angleterre, relations politiques et économiques entre les Pays-Bas bourguignons et l’Angleterre, Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1966.

 
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Table des matières

 

Préface

 

Sigles

 

Sources manuscrites utilisées

 

Bibliographie

 

Introduction

 

La situation politique et les relations économiques entre l'Angleterre et la Bourgogne avant le traité d'Arras

 

 

PREMIERE PARTIE : Les conséquences de la conclusion du traité d'Arras

 

Les conséquences immédiates du traité d'Arras
Le siège de Calais

 

 

DEUXIEME PARTIE : Le régime de l'entrecours et des trêves

 

La médiation bourguignonne entre la France et l'Angleterre et la conclusion d'un entrecours


L'échec de la médiation bourguignonne et la conclusion d'une trêve


Les prolongations de l'entrecours

 

 

TROISIEME PARTIE : Les relations économiques sous le régime de l'entrecours

 

Le commerce de la laine


Les draps anglais


Les exportations anglaises autres que la laine et le drap


Les exportations bourguignonnes


Les Bouches de l'Escaut, centre du commerce anglo-bourguignon, et les privilèges des Anglais à Anvers


Les sujets de Philippe le Bon en Angleterre


Les transports maritimes : les navires et leur armement, les courants commerciaux entre les ports anglais et bourguignons, la course et la piraterie


Les méthodes commerciales


L'importance du commerce anglo-bourguignon

 

 

QUATRIEME PARTIE : Le retour à l'alliance anglo-bourguignonne

 

La politique yorkiste du Dauphin et du duc de Bourgogne


La médiation de Philippe le Bon entre Louis XI et Edouard IV


Les sympathies du comte de Charolais pour le parti yorkiste et le retour à l'alliance anglo-bourguignonne

 

 

Conclusions

 

Pièces justificatives

 

Annexes

 

Note complémentaire

 

Cartes

 

Table des noms de personnes et de lieux

 

Index rerum

 

 


M.-J. Tits-Dieuaide

TITS-DIEUAIDE Marie-Jeanne, La formation des prix céréaliers en Brabant et en Flandre au XVe siècle, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1975.


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Résumé

Les crises provoquées par la brusque variation des prix de produits essentiels n'est pas l'apanage de notre époque. Au moyen âge et à l'époque moderne, les prix d'une denrée vitale comme le blé étaient secoués sans cesse de fluctuations souvent violentes : phénomène bien connu dans ses conséquences démographiques et économiques, mais dont le mécanisme a été peu étudié. Certains aspects de ce mécanisme sont analysés ici dans le cas particulièrement intéressant de la Flandre et du Brabant au XVe siècle, c'est-à-dire de régions à population urbaine dense, à une époque de crises de subsistances répétées.



Le résultat de l'enquête est inattendu. Contrairement aux idées généralement reçues, le mouvement des prix est peu tributaire de celui de la production régionale et est surtout influencé par le commerce "international" des blés. Les cours réagissent peu, à vrai dire, aux importations occasionnelles de froment anglais et espagnol et même à celles, très courantes, de froment du nord de la France. En définitive, ce sont les vicissitudes des importations de seigle d'Allemagne, de Prusse, de Pologne, de Livonie, et en particulier des interdictions d'exporter promulguées sur grande échelle dans la Baltique qui paraissent avoir eu une influence prépondérante, influence amplifiée par la spéculation et transmise par un commerce interrégional actif au moins à tout l'espace compris entre Seine et Rhin.

 

 

Pour aboutir à ces conclusions, l'auteur a disposé de sources riches et variées ; il faut singaler notamment les séries de rendements céréalier, uniques jusqu'ici pour le XVe siècle, établies à partir de comptabilités exceptionnellement précises.

  


TITS-DIEUAIDE Marie-Jeanne, La formation des prix céréaliers en Brabant et en Flandre au XVe siècle, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1975.


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Résumé

Les crises provoquées par la brusque variation des prix de produits essentiels n'est pas l'apanage de notre époque. Au moyen âge et à l'époque moderne, les prix d'une denrée vitale comme le blé étaient secoués sans cesse de fluctuations souvent violentes : phénomène bien connu dans ses conséquences démographiques et économiques, mais dont le mécanisme a été peu étudié. Certains aspects de ce mécanisme sont analysés ici dans le cas particulièrement intéressant de la Flandre et du Brabant au XVe siècle, c'est-à-dire de régions à population urbaine dense, à une époque de crises de subsistances répétées.



Le résultat de l'enquête est inattendu. Contrairement aux idées généralement reçues, le mouvement des prix est peu tributaire de celui de la production régionale et est surtout influencé par le commerce "international" des blés. Les cours réagissent peu, à vrai dire, aux importations occasionnelles de froment anglais et espagnol et même à celles, très courantes, de froment du nord de la France. En définitive, ce sont les vicissitudes des importations de seigle d'Allemagne, de Prusse, de Pologne, de Livonie, et en particulier des interdictions d'exporter promulguées sur grande échelle dans la Baltique qui paraissent avoir eu une influence prépondérante, influence amplifiée par la spéculation et transmise par un commerce interrégional actif au moins à tout l'espace compris entre Seine et Rhin.

 

 

Pour aboutir à ces conclusions, l'auteur a disposé de sources riches et variées ; il faut singaler notamment les séries de rendements céréalier, uniques jusqu'ici pour le XVe siècle, établies à partir de comptabilités exceptionnellement précises.

  


R. Trousson

TROUSSON Raymond, Thèmes et mythes. Questions de méthode, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 1981.

 

 

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Résumé

 

Les études de thèmes - aussi appelées Stoffgeschichte ou thématologie - constituent aujourd'hui l'un des secteurs les plus actifs de la recherche en littérature comparée.  La présente étude se propose d'offrir une méthodologie de ce type de travaux, particulièrement complexes et qui relèvent à la fois de l'analyse des mythes, de l'histoire des idées et de l'histoire littéraire.  Elle s'efforce de faire le point sur l'état actuel des travaux et d'éclairer diverses questions fondamentales : distinction entre mythe, thème, type, motif; thèmes de situation et de héros; synchronie et diachronie; structuralisme, histoire et critique "immanente"; tradition et création; extension temporelle et géographique de l'enquête; le thème et le déterminisme historique, etc.  Esquissant une méthodologie, ce travail souhaite susciter une réflexion et non imposer un point de vue.  Situées au carrefour de plusieurs disciplines, les études de thèmes apparaissent ici comme une recherche de synthèse, excluant le cloisonnement stérile entre les époques littéraires et entre les littératures, entre la littérature et les autres arts.

 


B. Truffin

BEAUTHIER Régine, MEON Jean-Matthieu, TRUFFIN Barbara, éd., Obscénité, pornographie et censure. Les mises en scène de la sexualité et leur (dis)qualification (XIXe-XXe siècles), Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010.


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Résumé

 

L’obscénité et la pornographie renvoient non à l’essence de certaines formes de mise en scène de la sexualité mais à la qualification – morale, religieuse, juridique, littéraire… – qui en est faite par les acteurs sociaux. L’enjeu est le plus souvent de justifier leur libre circulation ou au contraire la nécessité de l’encadrement de leur production et de leur diffusion. La censure – entendue ici au sens souple de disqualification d’un contenu – est donc un des critères mêmes de définition de la pornographie et de l’obscénité.

A partir de cas allant du XIXe siècle à nos jours, l’ouvrage met en lumière la diversité des phénomènes d’étiquetage, de leurs modalités, de leurs auteurs, de leurs logiques et de leurs conséquences. Les contributions rassemblées dévoilent les mobilisations qui conduisent au classement comme obscène d’une œuvre ou d’un acte – livre, BD, film, photo, dessin, poème, pièce de théâtre, scènes de music-hall, … – ainsi que la pluralité des enjeux – moraux, politiques, culturels, scientifiques… – qui s’attachent à ces qualifications. Il souligne la multiplicité des arguments avancés pour justifier les frontières ainsi dessinées entre le « condamnable » et le « tolérable ». Illustrant les formes très variées que peut prendre, selon les contextes et les objets, le contrôle des produits obscènes ou pornographiques, les contributions permettent aussi de saisir les effets des étiquetages et notamment leur contournement ou leur réappropriation.

Ancrés dans des disciplines multiples (juridique, littéraire, historique, sociologique, philosophique, psychanalytique…), les auteurs ont privilégié une approche constructiviste, tournée vers des études empiriques et socio-historiques, attentives aux luttes des acteurs de l’espace social. Leurs contributions sont articulées autour de questions communes ou transversales : les catégories qui fondent les (dis)qualifications, à travers une approche du droit ; la centralité des enjeux culturels dans la (dis)qualification des mises en scènes de la sexualité et les conséquences de ces processus, permettant de saisir combien les formes mêmes des représentations de la sexualité sont influencées par les discours dont elles font l’objet. La dernière partie propose un déplacement du regard, en traitant de la façon dont les mises en scène de la sexualité peuvent être appropriées, c’est-à-dire requalifiées, dans des perspectives militantes, d’interrogation de l’ordre social, de contestation ou de réaffirmation des rapports de pouvoir.

Dans la mesure du possible, et en tirant partie des possibilités offertes par une publication électronique, différentes contributions s’appuient sur des illustrations. L’ouvrage donne de la sorte un accès plus direct à une partie de ces mises en scène de la sexualité qui ont fait l’objet de critiques, de polémiques et de censures. Le lecteur pourra aussi ainsi lui-même mesurer et apprécier, et pourquoi pas rejeter ou partager, ces (dis)qualifications que cet ouvrage souhaite analyser.


A. Uyttebrouck

UYTTEBROUCK André, Le gouvernement du duché de Brabant au bas Moyen âge (1355-1430), 2 vol., Bruxelles, Editions de l'Université libre de Bruxelles, 1975.

 
   Volume 1.  Version pdf image  Volume 2.  Version pdf image 

 

 

Résumé

 

En dépit de plusieurs travaux d’approche, les institutions centrales du duché de Brabant de la
fin du Moyen Age n’avaient plus fait depuis longtemps l’objet d’une étude de synthèse. Une
telle enquête devait pourtant être menée, particulièrement dans ce cadre géographique, où il
pouvait être intéressant de voir dans quelle mesure l’accession d’une dynastie étrangère, la
branche cadette de la Maison de Bourgogne, avait pu transformer les structures du
gouvernement.
L’auteur s’était assigné comme premier objectif de retracer l’histoire du seul Conseil ducal de
1355 à 1430. Il fut amené à élargir son point de vue, dans l’impossibilité où il se trouva
d’étudier cet organisme sans le replacer dans son contexte.
Dès lors, l’aboutissement de ses recherches se présente sous forme de triptyque.
Dans une première partie, il est question du duc, des territoires sur lesquels il règne, du
contenu de la « fonction ducale ».
La deuxième partie traite de l’entourage du prince, des divers organes qui l’aident à
gouverner, organes issus de l’ancienne Curia du Moyen Age classique, parmi lesquels le
Conseil occupe une place de choix. C’est l’étude approfondie de ce Conseil, ainsi que
d’institutions plus spécialisées nées en son sein ou à ses côtés, qui forme le coeur de l’ouvrage.
Enfin, une troisième partie envisage la manière dont les sujets du duc, ceux d’entre eux du
moins qui pouvaient faire entendre leur voix, se sont comportés face au prince et à son
entourage. Il y est notamment question du contrôle exercé par les représentants du pays sur le
Conseil ducal.
Des annexes importantes complètent l’ouvrage : l’une retrace la carrière des 285 conseillers
ducaux recensés, une autre fournit la liste des réunions et activités des Etats de Brabant à
l’époque considérée.
Tel qu’il est conçu, le présent travail constitue aussi une contribution à l’étude de deux sujets
qui préoccupent actuellement de nombreux historiens : la structure des principautés
médiévales, et le fonctionnement des assemblées d’Etats.

 


Chr. Vandermotten

VANDERMOTTEN Christian, éd., Le développement durable des territoires, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2001.


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Résumé

Longtemps, l'aménagement du territoire a procédé d'une démarche fonctionnaliste, organisant une consommation accrue d'espace. La démarche environnementaliste se cantonait quant à elle dans une approche défensive et naturaliste. Les citoyens s'en saisissaient parfois comme outil de défense de leur cadre de vie.

 

Aujourd'hui, les démarches de l'aménagement du territoire et de la gestion de l'environnement ont tendance à s'intégrer, dans un contexte de développement durable. Ceci impose une démarche transversale, inscrite dans les territoires. Une attention accrue est portée, du moins dans le discours, aux acteurs, à leur participation, au développement endogène, au respect du principe de précaution.

 

Il faut toutefois se garder de considérer ces évolutions et le développement de visions plus stratégiques de l'aménagement du territoire comme la seule expression d'un renforcement de la démocratie participative. Elles peuvent tout autant résulter de formes de désengagement de l'Etat, d'exacerbation des concurrences entre villes et régions dans un contexte néo-libéral, d'une réduction des solidarités inter-régionales. Les attitudes des pouvoirs publics, jusqu'au niveau européen, sont parfois contradictoires, partagées entre un intérêt accru porté aux considérations environnementales et des logiques dominantes de marché et de concurrence.

 

On comprendra que tenter d'aborder un champ aussi large impliquait une réflexion collective. Le présent ouvrage ébauche cette mise en œuvre en la matière au sein et autour de l'institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire (IGEAT) de l'Université libre de Bruxelles.


G. Vandersanden

VANDERSANDEN Georges, éd., Mélanges en hommage à Jean-Victor Louis, vol. II, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2002.


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Résumé

Il n'est pas facile de résumer en quelques pages l'activité d'un homme comme Jean-Victor Louis.(...) Nommé aspirant du Fonds national de la recherche scientifique en 1962, il s'oriente d'emblée vers l'étude de l'ordre juridique communautaire.(...) Il s'agit d'un des enseignements qui, dès 1971, lui sont confiés à l'Institut d'études européennes. De par sa formation, Jean-Victor Louis est internationaliste. Les problèmes suscités tant dans l'ordre communautaire que dans l'ordre international par l'apparition des Communautés européennes sur la scène internationale ne tardent pas à attirer son attention. Son enseignement, son activité, (...) enfin ses nombreux articles sur ce sujet témoignent de la même conception ample - et réaliste - des prérogatives à reconnaître aux communautés dans ce domaine.



Longtemps cheville ouvrière de l'Institut d'études européennes (...), Jean-Victor Louis en deviendra président en 1980 et le restera jusqu'en 1992 .(...) Mais son activité en faveur de l'Europe s'est poursuivie également dans d'autres enceintes, qu'il s'agisse du Mouvement européen, du Comité d'action Altiero Spinelli pour l'Union européenne, du Groupe d'experts juridiques de la commission institutionnelle du Parlement européen pour la préparation du projet de constitution européenne, (...) et enfin par son enseignement et ses recherches à l'Institut universitaire européen de Florence.


G. Van de Vyver

VYVER Gisèle van de, REISSE Jacques, eds. : "Les savants et la politique à la fin du XVIIIe siècle" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 7, Editions de l'Université de Bruxelles, 1991.


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Table des matières

G. Van de Vyver et J. Reisse : Introduction

R. Devleeshouwer : L'heureux XVIIIe siècle

J. Dhombres : Savants en politique, politique des savants. Les expériences de la Révolution française

B. Maitte : L'enseignement des sciences

J.-B. Robert : L'itinéraire d'un savant : Joseph Fourier

H. Hasquin : La Révolution et les sciences. La passion de l'Universel

Cl. Sorgeloos : Les savants à l'école. Le cas du Hainaut

Annexe : Condorcet : Raisons qui m'ont empêché jusqu'ici de croire au magnétisme animal.


C. Van de Walle

DELWIT Pascal, KÜLAHCI Erol, VAN de WALLE Cédric, Les fédérations européennes de partis. Organisation et influence, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2001.

 

 

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Résumé

 

Depuis près de trente ans, les fédérations européennes de partis font partie du paysage politique européen. Les premières élections du Parlement européen au suffrage universel direct (1979) avaient stimulé les recherches sur les groupements partisans transnationaux qui s'étaient formés dans cette
perspective. Mais l'enthousiasme scientifique céda vite la place à l'oubli et il fallut attendre l'accélération de l'intégration européenne suite à l'Acte unique (1988) et au traité de Maastricht (1993) pour que la science politique s'y intéresse à nouveau.

Au terme de la conférence intergouvernementale 2000 révisant l'article 138 A du traité sur l'Union européenne pour lui substituer l'article 191 du traité de Nice, il était nécessaire de faire le point sur la place des fédérations de partis dans l'Union européenne.

Les auteurs du présent ouvrage les analysent sur les plans historique, politique et organisationnel. Ils mettent en évidence leur contribution à l'édification d'un système politique supranational en devenir.

La première partie du livre est consacrée aux controverses et aux
débats : il y est question, entre autres, des approches théoriques possibles, des contraintes institutionnelles qui pèsent sur le développement des fédérations européennes de partis et des conditions et modalités d'une reconnaissance éventuelle.

Dans la deuxième partie, les auteurs analysent l'organisation des cinq structures partisanes constituées à ce jour : le Parti des socialistes européens, le Parti populaire européen, le Parti européen des libéraux démocrates et réformateurs, la Fédération européenne des partis verts, le Parti démocratique des peuples d'Europe/Alliance libre européenne.

Enfin, la dernière partie s'attache à l'influence de ces fédérations sur le processus de décision, sur les facteurs qui la conditionnent, sur la formation du consensus, sur le rôle des partis nationaux et les relations qu'elles entretiennent avec le Conseil européen, le Conseil des ministres, la Commission européenne et les groupes politiques au Parlement européen.

 


E. van Haute

DELWIT Pascal, van HAUTE Emilie, Le vote des Belges (Bruxelles - Wallonie, 10 juin 2007), Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2008.

 

 

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Résumé

 

Le scrutin fédéral du 10 juin 2007 a frappé les imaginations. L’ampleur des mouvements électoraux a été notable en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Mais que s’est-il vraiment produit ce dimanche 10 juin 2007 dans le chef des électeurs et comment comprendre la structure du vote ?
 
Pour approcher ces questions difficiles, le Centre d’étude de la vie politique de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a réalisé une enquête « sortie des urnes » auprès de 3 000 électeurs bruxellois et wallons : cet ouvrage en présente les résultats. Ils sont déclinés et analysés à la lumière des approches classiques du comportement électoral et des divisions propres à la société belge.

Les lignes de démarcations traditionnelles sont mises en évidence : clivages socio-économique et philosophique, positionnements sur les questions de société ou sur l’ouverture à l’autre. Leur validité est testée, de même que la structuration de l’électorat par rapport à ces lignes de démarcation. Des indicateurs classiques de distinction du comportement, comme le niveau de capital scolaire, sont aussi abordés pour mesurer leur pertinence et leur influence sur l’expression du vote.
 
Mais des thématiques moins habituelles, plus nouvelles, sont aussi traitées : l’examen des transferts de voix d’une élection à l’autre, le comportement électoral d’un groupe de plus en plus important – l’électorat de confession musulmane – ou encore la configuration à Bruxelles, parent pauvre des études électorales en Belgique.

Au final, l’ouvrage donne nombre d’indications permettant de comprendre les ressorts du vote dans l’espace francophone en Belgique et d’approcher ce qui s’est produit le 10 juin 2007 chez les électeurs.

  

 


A. van Nieuwenhuysen

NIEUWENHUYSEN A. van, Les finances du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi (1384-1404), économie et politique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Résumé

La richesse des ducs Valois de Bourgogne a ébloui leurs contemporains. Les musées en conservent, de nos jours encore, de nombreux témoignages. Les composantes exactes de cette opulence n'ont cependant jamais été étudiées jusqu'ici. Le présent travail envisage le problème pour le premier des ducs, Philippe le Hardi, fils du roi de France Jean le Bon.

 


Fondé sur une évaluation globale des ressources du duc, l'ouvrage étudie les comptabilités princières du point de vue de leur apport à la connaissance de la vie économique et passe en revue les différents secteurs où l'action du duc et de ses conseillers trouvait à s'exercer.

 


Une première partie concerne les recettes ordinaires. Il s'agit pour l'essentiel des rentrées du domaine, compris dans son acception la plus large : droits ou redevances frappant les activités agricoles, commerciales ou même industrielles des sujets des Etats bourguignons, bénéfices résultant de l'exercice de la justice ou de la frappe des monnaies. S'y ajoutait encore, dans plusieurs possessions ducales, l'apport des aides ordinaires de la royauté française.

 


La deuxième partie étudie les recettes extraordinaires de Philippe le Hardi (aides ducales, emprunts, dons du roi de France) ainsi que ses principales dépenses, celles qui nous éclairent sur les objectifs que poursuivait son gouvernement.

 


En considérant l'ensemble des possessions bourguignonnes : Bourgogne, Nivernais et terres de Champagne, Flandre et Artois, Franche-Comté, Rethelois et Limbourg, l'ouvrage décèle les similitudes et les divergences de la politique ducale dans ces diverses principautés. Le duc devait en effet tenir compte des conditions économiques et sociales propres à chacune des terres dont il avait hérité, et notamment du vaste secteur urbain autonome auquel il se trouvait confronté en Flandre. Il en résultait une extraordinaire souplesse des finances bourguignonnes, souplesse qui constitue sans nul doute leur caractéristique originale, comparativement aux finances de la royauté française.  


NIEUWENHUYSEN A. van, Les finances du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi (1384-1404), économie et politique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 1984.


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Résumé

La richesse des ducs Valois de Bourgogne a ébloui leurs contemporains. Les musées en conservent, de nos jours encore, de nombreux témoignages. Les composantes exactes de cette opulence n'ont cependant jamais été étudiées jusqu'ici. Le présent travail envisage le problème pour le premier des ducs, Philippe le Hardi, fils du roi de France Jean le Bon.

 


Fondé sur une évaluation globale des ressources du duc, l'ouvrage étudie les comptabilités princières du point de vue de leur apport à la connaissance de la vie économique et passe en revue les différents secteurs où l'action du duc et de ses conseillers trouvait à s'exercer.

 


Une première partie concerne les recettes ordinaires. Il s'agit pour l'essentiel des rentrées du domaine, compris dans son acception la plus large : droits ou redevances frappant les activités agricoles, commerciales ou même industrielles des sujets des Etats bourguignons, bénéfices résultant de l'exercice de la justice ou de la frappe des monnaies. S'y ajoutait encore, dans plusieurs possessions ducales, l'apport des aides ordinaires de la royauté française.

 


La deuxième partie étudie les recettes extraordinaires de Philippe le Hardi (aides ducales, emprunts, dons du roi de France) ainsi que ses principales dépenses, celles qui nous éclairent sur les objectifs que poursuivait son gouvernement.

 


En considérant l'ensemble des possessions bourguignonnes : Bourgogne, Nivernais et terres de Champagne, Flandre et Artois, Franche-Comté, Rethelois et Limbourg, l'ouvrage décèle les similitudes et les divergences de la politique ducale dans ces diverses principautés. Le duc devait en effet tenir compte des conditions économiques et sociales propres à chacune des terres dont il avait hérité, et notamment du vaste secteur urbain autonome auquel il se trouvait confronté en Flandre. Il en résultait une extraordinaire souplesse des finances bourguignonnes, souplesse qui constitue sans nul doute leur caractéristique originale, comparativement aux finances de la royauté française.  


G. Vernimmen-Van Tiggelen

VERNIMMEN-VAN TIGGELEN Gisèle, SURANO Laura, WEYEMBERGH Anne, The future of mutual recognition in criminal matters in the European Union / L'avenir de la reconnaissance mutuelle en matière pénale dans l'Union européenne, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2009.


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Résumé

In the EU’s fast-growing Area of Freedom, Security and Justice, the principle of mutual recognition should play a key role in the field of judicial cooperation in criminal matters.Since mutual recognition was enshrined as a cornerstone of judicial cooperation in the EU by the European Council of Tampere in 1999, an increasing number of binding instruments based on this principle have been adopted in the framework of the EU’s Third Pillar.The considerable impact of those instruments on national criminal legal systems has often required a major effort by Member States in adjusting their national legislation so that it complies with the new mechanisms agreed at EU level.

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