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L'engagement de Perelman en faveur du judaïsme et d'Israël

Lettres, Fonds Chaïm Perelman, Archives de l'Université libre de Bruxelles, BE.ULB-ARCH/89PP 28.3 et 30.2.

Pour venir en aide à son épouse, engagée alors dans la mise sur pied d'un réseau d'immigration clandestine vers la Palestine, Chaïm Perelman créa la Jewish Refugees Welfare Society, association tout à fait légale, au nom de laquelle Fela Perelman agissait, elle, illégalement. Par leur entremise, des milliers de rescapés des camps de la mort purent ainsi trouver le moyen de rejoindre ceux qui œuvraient à la création d'un État juif. Avec le vote du 29 novembre 1947 à l'ONU sur le partage de la Palestine, l'urgence se fit sentir de créer un organisme qui serait à la fois un puissant appui pour l'Agence juive, afin de gagner des voix à la cause sioniste en Belgique, ainsi que le ferment des relations culturelles entre le nouvel État juif et la Belgique, particulièrement à travers le monde scientifique. C'est pourquoi Chaïm Perelman prit l'initiative de fonder, avec l'aide de quelques amis, l'œuvre des Amis belges de l'Université hébraïque de Jérusalem, dont il fut le premier secrétaire-général.

 

 

Page de la revue Menorah (1964). Fonds Chaïm Perelman, Archives de l'Université libre de Bruxelles, BE.ULB-ARCH/89PP 30.2.

C'est au printemps 1955 que Chaïm Perelman fonda cette fois l'association Menorah, qu'il présidera jusqu'à sa dissolution. La création de cet organisme, qui sera particulièrement actif à Bruxelles à la fin des années cinquante et au début des années soixante, publiant notamment un périodique de qualité, en organisant nombre d'activités et de conférences centrées sur l'éducation et la culture juives, correspondait bien à l'état de l'identité politique et culturelle juive de Perelman à cette époque. La création de l'État d'Israël avait modifié l'essence même de son adhésion sioniste. Refusant l'appartenance à un parti sioniste en diaspora, Perelman se battait dorénavant pour Israël : il s'engagea résolument aux côtés du jeune État juif mais refusa l'allégeance ambiguë du sionisme politique militant. C'est ce qui l'amena à accepter en 1959 la présidence de la Magbit (Keren Hayessod) et la vice-présidence des Amitiés belgo-israéliennes qui venaient d'être fondées. Cette position, Perelman la partageait avec celui qui était alors secrétaire de Menorah, le jeune et brillant politologue de l'Université de Bruxelles qu'était Marcel Liebman.

 

Le rayonnement, le prestige de Chaïm Perelman étaient à cette époque très grands, tant à l'extérieur de la communauté juive, comme logicien de réputation internationale, qu'à l'intérieur de celle-ci, où son autorité morale était incontestable.

 

 

Source : SCHREIBER Jean-Philippe, « PERELMAN, Chaïm (baron) », ds. : Dictionnaire biographique des juifs de Belgique : Figures du judaïsme belge XIXe – XXe siècle, Bruxelles, De Boeck et Larcier s.a., 2002, p. 273.

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Dernière mise à jour : 13 mai 2015