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Classement alphabétique des auteurs


Courouble Léopold

COUROUBLE Léopold, La Maison espagnole, 3ème édition, Bruxelles : J. Lebègue et Cie, 1904.

 

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Delattre Louis

DELATTRE Louis, La loi de péché, Paris : Société du Mercure de France, 1899.

 

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Demolder Eugène

DEMOLDER Eugène, Sous la robe : notes d'audience, de palais et d'ailleurs d'un juge de paix, Paris : Société du Mercure de France, [1897].

 

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Des Ombiaux Maurice

DES OMBIAUX Maurice, Psychologie d'une capitale, Paris, Bruxelles : Librairie moderne, 1920.

 

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Devogel Victor

DEVOGEL Victor, Légendes bruxelloises, Nouvelle édition, Bruxelles : J. Lebègue et Cie, 1914.

 

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DEVOGEL Victor, Petites chroniques bruxelloises : scènes de l'histoire de Bruxelles, Bruxelles : Librairie Vanderlinden, [s.d.].

 

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Doff Neel

DOFF Neel, Jours de famine et de détresse, Paris : Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, 1911

 

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Fischer Frans

 

FISCHER Frans, Bruxelles d'autrefois, Bruxelles : Editions Labor, 1941.

 

 

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Flor O'Squarr Charles

FLOR O'SQUARR Charles, Histoire anecdotique du casino Saint-Hubert : souvenirs du Vieux Bruxelles, Bruxelles : H. Kistermaeckers, 1884.

 

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Freddy G.

FREDDY G., Bruxelles-inconnu : études vécues, Wavre : Librairie contemporaine, 1904.

 

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Cet ouvrage réunit en volume les articles publiés par un journaliste dans le quotidien Le Petit Bleu entre 1902 et 1904. Son enquête dans les milieux populaires de Bruxelles présente l’intérêt majeur d’être le premier exemple de reportage en immersion de la presse belge. L’auteur explique dans sa préface qu’il s’est déguisé pour pratiquer effectivement les divers métiers qu’il évoque (colporteur de gibier, marchand de buis ou de fleurs, abatteur, camelot ou chanteur de rues, etc.) et qu’il a également fréquenté les prisons des Minimes ou de l’Amigo, l’Asile Baudouin et les lieux de la mendicité bruxelloise. L’enquête est racontée de manière directe, sans trop de moralisme. L’auteur porte une attention particulière à la langue de ses personnages, et son livre est une des sources citées par ceux qui étudient le dialecte bruxellois.

Un second volume est annoncé par l’auteur ; à notre connaissance, il n’a jamais paru, ni en volume, ni dans le journal.

 

Voir : Florence Le Cam et Pierre Van den Dungen, « Le journalisme "déguisé" en Belgique francophone (1870-1910) », in En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, Eric Neveu, dir., Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 51-64.

 


Gange René

GANGE René, Comme on vit à Bruxelles, Louvain : Emile Charpentier, 1901.

 

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Garnir Georges

GARNIR Georges, A la boule plate brasserie-estaminet :  moeurs bruxelloises, 2ème édition, Bruxelles : Editions de La Belgique artistique et littéraire, 1908.

 

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Gernaert Jules

GERNAERT Jules, Les yeux de Louise, Malines : L. & A. Godenne, 1909.

 

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Ingénieur et officier du génie, homme d’affaires, l’auteur se fit surtout connaître en 1913-1914 par son projet de vendre une partie du Congo belge à l’Allemagne (Le Congo belge. Le fond du sac, 1914).

Sous-titré « Roman encyclopédique. Nature-Amour-Hérédité », ce gros roman s’inscrit dans la lignée du déterminisme héréditaire cher à Zola, mais sans la moindre des qualités stylistiques de l’écrivain français. Il se présente comme un roman familial historique consacré à la famille van Hammer, qui commence au XVIIe siècle et s’achève à la période contemporaine. Il développe surtout une histoire d’amour débutant vers 1895 lorsqu’un jeune Belge nommé André est séduit par la belle Louise. Mais celle-ci est pauvre, et la proie d’Isaac Bloch, un juif cupide qui finira par la forcer au mariage. L’intérêt principal du livre réside dans ses nombreuses descriptions de la ville : de la Grand-Place, des parcs Léopold ou de Bruxelles, des banlieues (la vallée de la Senne, Groenendael, les Quatre-Bras) et de la vie quotidienne d’un milieu de gens d’affaires se piquant d’art. On notera ainsi une description détaillée d’un atelier d’artiste. Le récit développe par endroits une véritable réflexion urbanistique. Le portrait d’Isaac Bloch témoigne par ailleurs d’un violent antisémitisme.


Hannon Théodore

HANNON Théodore, Au pays de Manneken-Pis, Bruxelles : H. Kistermaeckers, 1883.

 

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Hymans Louis

HYMANS Louis, Bruxelles au temps jadis, Bruxelles : J. Lebègue et Cie, [s.d.]

 

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Kistemaeckers Henry

KISTEMAECKERS Henry Fils, Lit de cabot : moeurs de coulisses, Bruxelles : H. Kistemaeckers, 1892.

 

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Fils du célèbre éditeur du même nom, Henry Kistemaeckers (1872-1938) débute à l’âge de vingt ans dans le champ littéraire belge naturaliste avec la publication de son premier roman, Lit de cabot. Mœurs de coulisses. Étudiant en lettres à l’Université de Bruxelles, il se lance à la fois dans la littérature, le théâtre et le journalisme. Ambitieux, il quitte ensuite la Belgique pour poursuivre sa carrière à Paris. Il y fréquente le « Tout-Paris » et collabore à plusieurs périodiques de renom. En 1903, il se fait naturaliser français. Il s’illustrera ensuite en tant qu’auteur dramatique à succès ainsi que comme scénariste de cinéma, devenant ce que l’on appelle un « auteur commercial ».

 

Lit de cabot décrit avec vivacité les mœurs curieuses d’une troupe de petits comédiens en tournée au théâtre de l’Alhambra. Henry Kistemaeckers y utilise tous les ressorts du naturalisme, accentuant volontiers dans ses descriptions le caractère sordide des milieux interlopes de la capitale. Le récit dépeint les vadrouilles et les frasques des cabotins à travers le Bruxelles nocturne et ses coins louches. De la petite rue des Bouchers aux Galeries Saint-Hubert, en passant par le quartier de la Grand-Place et ses cafés, l’écrivain observateur décrit minutieusement ces espaces et les populations qui les fréquentent. En dehors des virées nocturnes de la troupe, Kistemaeckers révèle les misères dont ce milieu est accablé. Esclaves de l’appréciation aléatoire du public des boulevards, les petits comédiens de Lit de cabot subiront cruellement les aléas de la débâcle.

 

Voir : Christian Janssens, « Henry Kistemaeckers, un “auteur commercial” dans le théâtre et le cinéma français, de la Belle Époque aux années 1930 », Textyles, n°49, 2016, p. 113-132.

 


Lagrange E.

LAGRANGE E., Souvenirs d'une famille bruxelloise. Le bombardement de 1695, Bruxelles : Office de publicité, [s.d.].

 

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Leclercq Emile

LECLERCQ Emile, L’Avocat Richard, Bruxelles, Leipzig : A. Schnée, 1858,
2 tomes.

 

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LECLERCQ Emile, La première sève, Bruxelles : A. Schnée ; Paris : E. Dentu, [1860].

 

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Ledieu Alcius

LEDIEU Alcius, Un mois à Bruxelles : Impressions et souvenirs d'un touriste, Bruxelles : J. Lebègue et Cie, 1905.

 

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Lemonnier Camille

LEMONNIER Camille, Madame Lupar. Roman bourgeois, Paris : G. Charpentier et Cie, 1888.

 

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Camille Lemonnier (1844-1913), écrivain et journaliste né à Ixelles, fit ses débuts dans la critique d’art avant d’entamer une carrière de romancier. Affichant un certain lyrisme et une constante recherche de raffinements stylistiques, ses romans se distinguent du naturalisme français dont, en raison de l’exploitation de certains sujets, on a eu tendance à le rapprocher. On lui doit, entre autres, Un mâle (1881) – qui fit de lui le chef de file de la « jeune » littérature belge –, Happe-Chair (1886) ou encore La Fin des bourgeois (1892). Dans La Vie belge (1905), il trace un portrait de la Belgique, et plus particulièrement du Vieux Bruxelles en pleine mutation, tandis qu’Une vie d’écrivain (1945, rééd. 1994), tout en évoquant sa ville natale, affiche une visée plus nettement autobiographique. 

 

Situé essentiellement à Bruxelles (hormis une villégiature à la côte belge), Madame Lupar raconte les tribulations de Léonie Lupar, coquette femme d’origine modeste mariée à un petit employé du Ministère. Éprise de luxe et de confort, l’héroïne arrondit ses fins de mois en se prostituant en cachette. Elle accumule ainsi, à l’insu de son naïf époux, un petit capital qui lui permet, entre autres, d’assouvir sa passion pour la décoration intérieure de sa maison et d’assurer son ascendant sur son mari. S’octroyant une grande liberté de mouvement, elle parcourt les hauts lieux de la promenade bruxelloise (Parc Royal, Galeries Saint-Hubert, rue Montagne de la Cour, rue de la Madeleine, cafés, grands magasins) et organise ses rencontres clandestines d’une part, chez une corsetière de la rue Neuve, d’autre part, dans l’atelier d’un artiste dont elle devient la maîtresse. Soupçonneux, son mari finit par la prendre en filature et à errer dans la ville en quête d’indices pour la confondre.

 

Voir : Robert O.J. Van Nuffel, « Lemonnier, Antoine, Louis, Camille », dans Nouvelle Biographie nationale, vol. 2, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1990, p. 254-262 ; Philippe Roy, Camille Lemonnier, maréchal des lettres : biographie, Bruxelles, SAMSA Édition et Académie royale de langue et de littérature françaises, coll. « Histoire littéraire », 2013 ; Laurence Brogniez, « Madame est sortie. Parcours féminins dans le roman bruxellois de la seconde moitié du XIXe siècle », Romantisme, n°179, « Littérature et arts au XIXe siècle : questions de genre », D. Zanone, C. Planté (dir.), 2018, p. 85-102.

 

 

 


Mahutte Frans

MAHUTTE Franz, Quelques histoires, Paris, Bruxelles : G. Mertens, [s.d.].

 

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Mosane Philippe

 

MOSANE Philippe, Mieke : La fiancée du coin du Diable, Paris : Desclée-De Brouwer, [1936].

 

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Paschal Léon

PASCHAL Léon, Jeunesse inquiète, Bruxelles : Balat, 1899.

 

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La vie et l’œuvre de Léon Paschal (1873-1939) sont aujourd’hui peu documentées. Né à Malines, Léon Paschal a accumulé les activités professionnelles et littéraires. Il semble débuter dans le monde des lettres en 1895 par la publication de poésies pour ensuite se consacrer au métier de traducteur. En 1899, il publie son premier roman, Jeunesse inquiète. Ce récit est qualifié par Camille Hanlet de roman autobiographique, affirmation difficile à confirmer étant donné la carence d’informations sur l’auteur. Ce dernier a également signé trois essais dont les titres traduisent vraisemblablement son obsession pour le « génie littéraire ». Il semble qu’il ait terminé ses jours en Hollande où il aurait exercé une carrière de professeur à l’École de Guerre de La Haye.

 

Jeunesse inquiète dresse le portrait de Max Séveranz, un jeune adolescent à l’existence fade et faussement romantique. Incapable de création littéraire, il cherchera vainement, tout au long du récit, la femme capable d’élever son inspiration. Sa quête donne lieu à plusieurs scènes de déambulations dans des lieux emblématiques de la capitale tels que le Théâtre de la Monnaie, le Parc royal, les Galeries Saint-Hubert, les grands boulevards, etc.  Max y expérimente les joies naïves et – surtout – les déceptions de l’amour. Teinté de symbolisme, ce roman de l’échec littéraire évoque la jeunesse d’un écrivain maudit n’ayant pas trouvé à Bruxelles le terrain favorable à sa créativité. On y trouve aussi un portrait indirect du milieu littéraire de l’époque (les Jeune Belgique et Edmond Picard).

 

Voir : La Lutte. Revue d’art et de sociologie catholique, Bruxelles, février 1900 ; Camille Hanlet, Les Écrivains belges et contemporains de langue française (1800-1946), Liège, Dessain, 1946, 2 vol. 

 


Pierron Sander

PIERRON Sander, Berthille d’Haegeleere, Bruxelles : Editions du Coq Rouge, 1896.

 

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Résumé

 

Alexandre Pierron (dit Sander, 1872-1945) est né dans une famille dont le père, socialiste convaincu, participera aux premiers congrès du Parti Ouvrier Belge. Contraint d’abandonner précocement ses études, il devient apprenti dessinateur-lithographe. Passionné par les arts, il suit les cours du soir à l’Académie de dessin et d’art décoratif de Molenbeek avant de se tourner vers la littérature. Encouragé par l’écrivain Georges Eekhoud, mentor avec qui il entretiendra une relation homosexuelle, il mène une carrière très active dans le domaine de la critique d’art, collaborant à de nombreux journaux, tout en publiant romans, contes et essais (Le Tribun, 1906 ; Le Beau Voyage, 1923 ; Histoire illustrée de la Forêt de Soignes, 1935, entre autres). Ses nominations en tant que professeur d’histoire de l’art à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, puis, à partir de 1904, en tant secrétaire de l’Institut supérieur des Arts décoratifs (future Ecole La Cambre) de Bruxelles, témoignent de sa reconnaissance institutionnelle au sein de monde culturel.

 

Berthille d’Haegeleere (réédité en 1914 sous le titre Les Rides de l’eau) raconte la vie de Jean Demane, fils d’un forgeron de Molenbeek. La première partie du roman évoque, sur un ton assez bucolique, l’enfance du héros dans ce faubourg rural. La deuxième partie relate la formation de Jean et de son frère Baltus à l’Académie de Molenbeek, puis, pour le premier, l’apprentissage dans l’atelier d’un imprimeur-lithographe du centre de Bruxelles et la rencontre avec un sculpteur sans le sou, Antoine Royvèle, qui le révèle à sa vocation pour l’écriture. Tandis que Jean fréquente les cercles littéraires de la capitale et connait ses premiers succès, Baltus, devenu peintre, est fauché par une maladie. La dernière partie du roman décrit le deuil de Jean qui tente d’oublier son désespoir dans l’alcool, la débauche et la fréquentation des mauvais quartiers proches du canal. L’amour de Berthille, pure jeune fille de son village, le rend à la sérénité et à son art. Cependant, suite à un avortement, causé par leur amour coupable (ils ne sont pas mariés), Berthille meurt et Jean se suicide. Le roman, qui puise dans la biographie de l’auteur, évoque le contraste entre les faubourgs champêtres, paradis perdu menacé par l’urbanisation, et la ville, creuset de la vie artistique mais aussi lieu de perdition.

 

Voir : Mon bien aimé petit Sander. Lettres de Georges Eekhoud à Sander Pierron (1892-1927) suivies de six lettres de Sander Pierron à Georges Eekhoud. Texte établi et annoté par Mirande Lucien, Lille, 1993.
 


Renard Marius

RENARD Marius, Notre pain quotidien, Bruxelles : Association des écrivains belges, 1909.

 

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Résumé

 

Né à Hornu en 1869, attaché à l’enseignement technique et artistique de Saint-Ghislain pendant de longues années, Marius Renard s’installe à Anderlecht à partir de 1905. Toujours intéressé aux questions d’enseignement, il y déploie aussi une activité politique au Conseil provincial du Brabant, puis dans sa commune, dont il est élu bourgmestre en 1939. Il est déporté en Allemagne entre 1941 et 1945, et il succombe aux sévices subis pendant sa captivité, en 1948, trois ans après avoir réintégré son poste maïoral.

Son œuvre littéraire est marquée par un souci constant de décrire la vie populaire dans les quartiers qu’il connaît bien. Sa profession de foi est parue dans La Belgique artistique et littéraire sous le titre « Dans le monde des humbles » : « Certains quartiers de Bruxelles ont une beauté spéciale qui exprime une étonnante force de la vie. Ce sont ceux qui abritent le labeur, la joie et le repos des gagneurs de pain. Ils forment un décor où se jouent mille drames de l’existence. Leurs maisons et leurs ateliers racontent le temps qui fut et l’avenir qui vient, parce qu’il faut chercher le prologue des destins futurs de l’humanité, dans le monde du travail et là seulement. » (tome XII, n°36, sept. 1908).

Dans son roman Notre pain quotidien (1909), largement nourri par son expérience personnelle, il raconte l’histoire d’une orpheline boraine venue travailler à Bruxelles et qui découvre les territoires peu familiers de la grande ville. Dans la deuxième partie, le chapitre intitulé « Le Faubourg » présente le quartier de Cureghem Il décrit aussi les rues commerçantes d’Anderlecht : « Charcuteries, boulangeries, magasins de confections, brocantes où l’on bazarde les meubles branlants et les vêtements qui sentent la naphtaline, laiteries, boutiques où l’on vend des légumes, des fruits, des conserves et tant et tant d’autres, multiplient des étalages où se révèle surtout le souci de satisfaire par tous les moyens, la clientèle. »

 

Voir : Jean Puissant, « Le mécanicien, par Marius Renard », Les Cahiers de la fonderie, n°10, avril 1991, p. 19-23.


Roujol F.

ROUJOL F., Les kermesses de Bruxelles, Bruxelles : Service de recherches historiques et folkloriques du Brabant, [s.d.].

 

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Saey Maurice

SAEY Maurice, Les dessous de Bruxelles, Bruxelles : Impr. E. Dejardin, [s.d.].

 

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Van de Wiele Marguerite

VAN DE WIELE Marguerite, Filleul du Roi ! Moeurs bruxelloises, Paris : Hachette, 1884.

 

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Résumé

 

Romancière et journaliste, Marguerite Van de Wiele (1857-1941) est une figure de femme auteur particulièrement bien intégrée dans les milieux littéraires belges et français du tournant du siècle. Poussée par le besoin de gagner sa vie, elle s’investit dans le journalisme et collabore à de nombreux quotidiens. Ses romans rencontrant un appréciable succès, elle apparaît comme la première femme belge à vivre de sa plume et à revendiquer clairement le statut d’écrivain professionnel. Très engagée dans les mouvements féministes belges, elle assurera également les fonctions de présidente de la Section du Livre et de la Presse du Conseil national des femmes belges (1907), puis deviendra ensuite présidente du Conseil lui-même et vice-présidente du Conseil International des Femmes.

 

Filleul du Roi ! se situe « au fin fond de Molenbeek », dans le « Bruxelles populeux », aux frontières campagnardes de la ville. Le Roi est traditionnellement le parrain du septième garçon d’une famille. C’est ce qui se produit dans la famille Sancke, où le petit Léopold, dit Jan, est promis par son père aux plus hautes destinées, à savoir devenir professeur. Mais l’enfant est peu doué et il vient d’une famille pauvre. Le roman raconte sa scolarité difficile malgré l’aide que lui fournit un sous-maître miséricordieux. Son frère aîné, Dolphus, à qui le père refuse de faire des études, se révèle bien plus désireux de faire des études. Il quitte sa famille pour être embauché comme homme de peine à l’Athénée où il apprend par lui-même tout ce qu’il peut. A son tour, il devient aussi ami du sous-maître. L’aîné poursuit donc ses études alors que le filleul du Roi les abandonne. A la fin de l’histoire, chacun aura trouvé la place qui correspond à sa vocation, le cadet reprend la brasserie et le cabaret familial, et Dolphus devient enseignant. Outre Molenbeek, ce roman urbain contient plusieurs descriptions du centre-ville, au gré des déambulations de Dolphus dans la cité : la Grand-Place, Place Sainte-Catherine, Quai au Bois et Canal, Jardin Botanique, rue Royale, parc Royal, Ixelles, La Hulpe, Groenendael. 

 

Voir : Pierre Van den Dungen, « Marguerite Van de Wiele », E. Gubin, V. Piette, J. Puissant, S. Dupont-Bouchat, J.-P. Nandrin, dir., Dictionnaire des femmes belges. XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, 2006, p. 554-556 ; Vanessa Gemis, « Femmes et champ littéraire en Belgique francophone (1880-1940) », Sociétés contemporaines, n° 78, 2010/2, p. 15-37.
 


VAN DE WIELE Marguerite, Insurgée, Paris : Bibliothèque Charpentier, 1890.

 

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Résumé

 

Dans Insurgée (1890), Marguerite Van de Wiele dépeint les aventures de Myrrha Naphtali, jeune héritière d’origine juive, qui ne sait que faire de la fortune que lui dispense, sans compter, son père banquier. Vivant une vie de bohème peu conventionnelle, elle se retrouve, à un moment, face au choix entre un beau mariage avec un aristocrate, Paul de Coudenberg, et la fidélité à son vieil ami écrivain, le journaliste Servian, secrètement amoureux d’elle, relation douteuse qui menace son accession à une vie rangée et conformiste. Son cœur la conduira à faire le choix le moins avantageux pour elle : sauvant son ami d’une dette, elle perdra tout espoir d’entrer dans le beau monde et finira vieille fille, veillant sur ses lingots dans son hôtel de maître désert. Myrrha, à qui une grande liberté de mouvement est laissée, est une héroïne excentrique, partagée entre un désir d’intégration et la revendication d’une singularité. Cette tension s’exprime spatialement par la fréquentation (légitime) les hauts lieux de la mondanité (bois de La Cambre, œuvres charitables, marchands d’art et salles de vente, bals, etc.) et celle (proscrite) de la bohème (cafés, théâtre de l’Alcazar, ateliers d’artistes, garçonnière, etc.).

 

Voir : Pierre Van den Dungen, « Marguerite Van de Wiele », E. Gubin, V. Piette, J. Puissant, S. Dupont-Bouchat, J.-P. Nandrin (dir.), Dictionnaire des femmes belges. XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, 2006, p. 554-556 ; Vanessa Gemis, « Femmes et champ littéraire en Belgique francophone (1880-1940) », Sociétés contemporaines, n° 78, 2010/2, p. 15-37, Laurence Brogniez, « Madame est sortie. Parcours féminins dans le roman bruxellois de la seconde moitié du XIXe siècle », Romantisme, n°179, « Littérature et arts au XIXe siècle : questions de genre », D. Zanone, C. Planté (dir.), 2018, p. 85-102.

 


VAN DE WIELE Marguerite, Misères, Paris : P. Ollendorff, 1893.

 

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Résumé

 

 

 

 

 


Vandrunen James

VANDRUNEN James, Des Ritournelles, Bruxelles : G. J. Huysmans, 1900.

 

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Résumé

 

 

 

 

 


[s.n.]

Bruxelles : Guide illustré, 8ème édition revue et corrigée, Bruxelles : Librairie européenne G. Muquardt, [s.d.].

 

 

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Bruxelles : Guide offert gracieusement par MM. Antognoli Frères, propriétaires de l’Hôtel de l’Espérance, Bruxelles : [s.n., s.d.].

 

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Dernière mise à jour : 20 février 2019